Vian­ney

Chan­teur aty­pique et sen­sible, il se­ra pour la pre­mière fois au ci­né­ma au­près de Fan­ny Ar­dant. Ren­contre avec un co­mé­dien en de­ve­nir.

Infrarouge - - Édito - Par Oli­via de Buh­ren

Si vous de­viez vous pré­sen­ter en quelques mots ? Je suis un gar­çon qui aime écrire des chan­sons et qui adore l’aven­ture. Donc, par­fois, je me lance dans des choses que je n’avais pas ima­gi­né avant, comme faire du ci­né­ma. Je di­rais aus­si que je suis ins­tinc­tif et très em­pa­thique.

Com­ment vous êtes-vous re­trou­vé de­vant la ca­mé­ra ? Diane Ku­rys, la réa­li­sa­trice du film, m’a ap­pe­lé pour me pro­po­ser de jouer dans son film et, quelques jours plus tard, on a dé­jeu­né en­semble. Le scé­na­rio m’a tout de suite plu, de même que mon per­son­nage, qui est très éloi­gné de ce que je suis dans la vie.

Était-ce un rêve de pe­tit gar­çon ?

Non. Tout pe­tit, mon rêve, c’était d’écrire des chan­sons.

Qu’a dit votre mère lors­qu’elle a vu le film ?

Pour l’ins­tant, elle a juste vu la bande-an­nonce. Pour elle, c’est bou­le­ver­sant de voir son fils être quel­qu’un d’autre. En plus, quand je lui ai dit que le film s’ap­pe­lait Ma Mère est folle, elle était trop éner­vée. J’ai même ap­pe­lé Diane pour lui de­man­der de chan­ger le titre. Elle a re­fu­sé, on avait dé­jà chan­gé le nom du per­son­nage.

Vous sen­tez-vous proche de votre rôle ?

Pas du tout. Il fait la gueule les trois quarts du film, il n’est pas sym­pa. Il est per­so. Mais c’est parce qu’il en veut à sa mère !

Quelle sorte de mère est la vôtre ?

C’est une mère ai­mante, une ori­gi­nale, pi­lote d’avion et agré­gée d’éco­no­mie. Elle est brillan­tis­sime. Mais je m’en suis ren­du compte très tard, elle ne nous l’a ja­mais mis dans la tronche. Elle est très dis­crète, elle brille par sa mo­des­tie.

Avez-vous un sou­ve­nir mar­quant du tour­nage ?

La toute pre­mière scène tour­née, qui est en fait la der­nière du film. Je m’en sou­vien­drai toute ma vie. Il y avait Fan­ny Ar­dant, elle pleu­rait et je me suis dit : « Pu­tain, c’est un dé­lire, ce mé­tier ! »

À qui di­riez-vous oui sans ré­flé­chir pour un nou­veau rôle ? Jean Du­jar­din et Mi­chel Ha­za­na­vi­cius. Ils peuvent me dire n’im­porte quoi, j’y vais !

Une qua­li­té et un dé­faut que l’on vous re­con­naît souvent ? Mon em­pa­thie et, pour le dé­faut, le cô­té dé­vo­rant de ma pas­sion, car par­fois je ne vis que pour ça et j’en ou­blie les autres.

Une er­reur que vous ne com­met­trez pas deux fois ?

J’ai écrit une chan­son pour quel­qu’un et, quand je l’ai écou­tée sur l’al­bum, c’était nul. J’étais dé­çu, parce que cette chan­son était un bout de moi et ils en avaient fait un truc pour­ri. Ça a chan­gé ma fa­çon de tra­vailler. De­puis, je réa­lise ou co­réa­lise tout ce que je fais. En tout cas, j’ai un oeil sur tout.

Un com­plexe dans la vie ?

Je ne sais ni lire ni écrire la mu­sique. J’ai ap­pris tout seul dans mon coin, comme le ci­né­ma. Ça m’a long­temps com­plexé, plus main­te­nant. Ce qui me guide, c’est le bon­heur de jouer et d’écrire.

Quel genre de per­sonne êtes-vous dans la vie ?

J’adore jouer. J’ha­bite dans une mai­son avec mes meilleurs amis. En ce mo­ment, on est deux, par­fois trois ou quatre. Je passe énor­mé­ment de temps avec eux, on joue à la PlayS­ta­tion, à FI­FA. Je vais voir des potes, comme mes fré­rots Big­flo et Oli, avec qui j’ai souvent chan­té sur scène.

À qui vo­le­riez-vous un brin de ta­lent pour vous amé­lio­rer ? Jean Du­jar­din. Je ne lui vo­le­rai rien, je ne suis pas un pi­rate, mais je l’aime trop. On se connaît, on s’ap­pré­cie. Pour moi, c’est OSS, c’est le boss !

Ma Mère est folle, co­mé­die de Diane Ku­rys, avec Fan­ny Ar­dant, Vian­ney et Pa­trick Ches­nais. En salle le 5 dé­cembre.

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