L’en­fant et le juge

Intérêts Privés - - Dossier -

L’au­di­tion de l’en­fant peut être dé­ci­dée par le juge, pour connaître ses sen­ti­ments sur ses fu­tures condi­tions de vie, à condi­tion qu’il soit ca­pable de dis­cer­ne­ment, c’est-à-dire d’une ma­tu­ri­té suf­fi­sante. Elle peut être dé­ci­dée d’of­fice par le juge ou de­man­dée par un des pa­rents, ou par l’en­fant lui-même (comme dans le di­vorce par consen­te­ment mu­tuel, voir page 32). Le juge aux af­faires fa­mi­liales (JAF) pro­cède per­son­nel­le­ment à l’au­di­tion. Il ne peut la dé­lé­guer (à un psy­cho­logue par exemple) que si l’in­té­rêt de l’en­fant l’exige. L’en­fant est en­ten­du soit seul, soit avec la per­sonne de son choix, no­tam­ment un avo­cat. Le juge peut re­fu­ser la pré­sence d’une per­sonne qu’il es­ti­me­rait avoir trop d’em­prise sur l’en­fant.

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