PRO­TÉ­GER VOTRE MAI­SON PEN­DANT VOS VA­CANCES

Les congés d’été sont une pé­riode pro­pice aux cam­brio­lages. afin de par­tir en va­cances en toute sé­ré­ni­té, plu­sieurs so­lu­tions existent pour faire sur­veiller votre lo­ge­ment : ap­par­te­ment ou mai­son, en ville ou en cam­pagne.

Intérêts Privés - - IMMOBILIER -

Le nombre de cam­brio­lages de ré­si­dence prin­ci­pale en­re­gis­trés en France en 2017 s’élève à 249 000, se­lon les sta­tis­tiques du Mi­nis­tère de l’In­té­rieur. Un chiffre en hausse de près de 2 % par rap­port à 2016. Ajou­tés aux quelque 264 000 ten­ta­tives d’ef­frac­tion com­mises sur la même pé­riode, le bi­lan a de quoi ef­frayer même les plus in­sou­ciants à quelques jours des va­cances es­ti­vales. Pour pro­té­ger votre mai­son pen­dant votre absence et évi­ter les mau­vaises sur­prises à votre re­tour sans pour au­tant avoir à ins­tal­ler une alarme et des ca­mé­ras, plu­sieurs so­lu­tions sont à votre dis­po­si­tion. La plus simple consiste à pré­ve­nir les forces de l’ordre de votre dé­part afin que celles-ci veillent sur votre lo­ge­ment du­rant vos congés.

➜ De­manDez à la po­lice !

Dans le cadre de l’opé­ra­tion Tran­quilli­té Va­cances, la po­lice et la gen­dar­me­rie pro­posent en ef­fet aux par­ti­cu­liers qui en font la de­mande de sur­veiller gra­tui­te­ment leur ap­par­te­ment ou leur mai­son à l’oc­ca­sion de leur pa­trouille quo­ti­dienne. Pour ce faire, il vous faut rem­plir un for­mu­laire dis­po­nible en ligne sur le site www.ser­vice-pu­blic.fr en pré­ci­sant votre nom, votre pé­riode d’absence, l’adresse du bien à contrô­ler, l’exis­tence ou non d’un sys­tème d’alarme, votre lieu de va­cances et sur­tout le nom de la per­sonne à contac­ter en cas d’ano­ma­lies. Une fois ce do­cu­ment com­plé­té, il vous suf­fit alors de le dé­po­ser 48 heures au mi­ni­mum avant votre dé­part au com­mis­sa­riat ou à la gen­dar­me­rie dont dé­pend votre lo­ge­ment.

À noter : si vous ha­bi­tez Pa­ris et la pe­tite cou­ronne, vous ne pou­vez vous ins­crire à cette opé­ra­tion que par In­ter­net sur le site de la Pré­fec­ture de Po­lice de Pa­ris (www.pre­fec­tu­re­de­po­lice.pa­ris).

➜ Vi­giles ama­teurs bé­né­Voles

Autre pos­si­bi­li­té : re­joindre gra­tui­te­ment la com­mu­nau­té « Voi­sins Vi­gi­lants et So­li­daires ». Fort d’en­vi­ron 300 000 foyers, ce ré­seau so­cial de voi­si­nage ac­ces­sible à par­tir de la pla­te­forme www. voi­sins­vi­gi­lants.org per­met à ses membres re­grou­pés par quar­tier ou par ville d’être in­for­més qua­si­ment en temps réel du moindre évé­ne­ment in­ha­bi­tuel (vé­hi­cule ou in­di­vi­du ef­fec­tuant un re­pé­rage, lo­ge­ment ou­vert en l’absence de ses oc­cu­pants…). Le prin­cipe est simple : dès lors qu’elle est ins­crite sur le site et que son iden­ti­té ain­si que son adresse ont été vé­ri­fiées par les ad­mi­nis­tra­teurs de la pla­te­forme, toute per­sonne té­moin d’un fait anor­mal peut le si­gna­ler via le site ou l’en­voi d’un tex­to à un nu­mé­ro de té­lé­phone dé­dié. « L’alerte est alors aus­si­tôt re­layée au­près des par­ti­cu­liers concer-

nés », ex­plique Thier­ry Chi­cha, co-fon­da­teur du dis­po­si­tif. Mais at­ten­tion, pour­suit-il, « les Voi­sins Vi­gi­lants et So­li­daires ne sont pas des gen­darmes de quar­tier. À ce titre nous leur rap­pe­lons après chaque en­voi d’alerte qu’ils ne doivent en au­cun cas in­ter­ve­nir et qu’ils ne doivent pas ou­blier de pré­ve­nir éga­le­ment les forces de l’ordre ».

➜ On fait sem­blant d’être chez vOus

Plus sé­cu­ri­sant en­core, mais payant cette fois (de 36 à 42 €/h TTC en moyenne), vous avez la pos­si­bi­li­té de sol­li­ci­ter un ser­vice de sur­veillance tem­po­raire pour don­ner l’im­pres­sion aux éven­tuels cam­brio­leurs que votre lo­ge­ment est oc­cu­pé. Au­tre­ment dit, de confier le soin à une so­cié­té spé­cia­li­sée de ve­nir ou­vrir vos vo­lets le ma­tin et les fer­mer le soir, re­le­ver le courrier, ar­ro­ser vos plantes, s’as­su­rer que l’élec­tri­ci­té n’a pas été cou­pée et vé­ri­fier les pos­sibles ano­ma­lies qui pour­raient lais­ser croire à un re­pé­rage en vue d’un fu­tur cam­brio­lage… « L’idée est de faire vivre la mai­son ou l’ap­par­te­ment en l’absence de ses oc­cu­pants afin de main­te­nir l’illu­sion qu’ils sont bien pré­sents », dé­taille Char­lène De­si­de­ri, res­pon­sable mar­ke­ting et com­mu­ni­ca­tion de l’en­tre­prise Mai­son et Ser­vices qui pro­pose ce type de pres­ta­tion. Libre à vous de choi­sir la fré­quence des pas­sages (tous les jours, tous les deux jours, une fois par se­maine…), le dé­tail des ser­vices à ef­fec­tuer et les dates d’in­ter­ven­tions. Ain­si, pour deux pas­sages (ma­tin et soir) tous les mar­dis et ven­dre­dis du 26 juin au 13 juillet avec no­tam­ment ar­ro­sage des plantes en pots et jar­di­nières à l’ex­té­rieur, contrôle des ou­ver­tures et ra­mas­sage des lettres et autres co­lis, il vous en coû­te­ra 254 € en­vi­ron chez Mai­son et Ser­vices. Bonne nou­velle tou­te­fois : si cette so­lu­tion de pré­ven­tion contre les cam­brio­lages im­plique certes un bud­get consé­quent, elle ouvre néan­moins droit à une ré­duc­tion ou un cré­dit d’im­pôt se­lon les cas. « Il ne s’agit pas en ef­fet d’un ser­vice de gar­dien­nage, mais d’aide à la per­sonne », rap­pelle Char­lène Dé­si­de­ri. « En ce sens, la sur­veillance tem­po­raire bé­né­fi­cie d’un avan­tage fis­cal égal à 50 % des dé­penses en­ga­gées ».

➜ un re­trai­té dans vOtre lO­ge­ment

Der­nière so­lu­tion en­fin : confier les clés de votre lo­ge­ment à un ho­me­sit­ter. En d’autres termes, un par­ti­cu­lier qui s’ins­talle chez vous le temps de votre absence. Cer­taines en­tre­prises comme Ho­me­sit­ting mettent ain­si en re­la­tion, moyen­nant fi­nances (164 € la se­maine, 291 € les quinze jours…), des fu­turs va­can­ciers avec des se­niors sé­lec­tion­nés au préa­lable après vé­ri­fi­ca­tion no­tam­ment de leur iden­ti­té, de leur sta­tut de re­trai­té, de leur po­lice d’as­su­rance et de leur ca­sier ju­di­ciaire. « En re­vanche », in­siste Na­tha­lie Du­breuil, gé­rante de Ho­me­sit­ting, « le ou les se­niors qui prennent pos­ses­sion du lo­ge­ment en l’absence de ses oc­cu­pants ha­bi­tuels n’ont pas d’autre obli­ga­tion que d’y dor­mir et d’y être pré­sents plu­sieurs heures dans la jour­née, voire de s’oc­cu­per des ani­maux de la mai­son et d’ar­ro­ser les plantes ». A vous main­te­nant de choi­sir la for­mule la plus adap­tée pour par­tir en va­cances l’es­prit lé­ger !

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