« PRENDRE CONSCIENCE DE SON RÔLE DE PAS­SEUR »

Intérêts Privés - - FAMILLE LOISIR -

• Quand avez-vous com­men­cé à faire de la généalogie ?

À l’âge de 18 ans (j’en ai au­jourd’hui 36). Je suis tom­bée sur un arbre gé­néa­lo­gique qui avait été réa­li­sé par une tante cô­té ma­ter­nel, et j’ai dé­ci­dé «d’at­ta­quer mon arbre» par l’autre cô­té, le cô­té pa­ter­nel. À l’époque il n’y avait pas les pos­si­bi­li­tés d’au­jourd’hui, il fal­lait al­ler de mai­rie en mai­rie, aux ar­chives mu­ni­ci­pales, à la re­cherche des noms, de proche en proche, et à 50 km à la ronde (dans le Fi­nis­tère, en pays bi­gou­den au­tour de Quim­per).

• Dans quel ordre avez-vous pro­cé­dé ?

D’abord l’état ci­vil, puis les re­cen­se­ments, les ar­chives mi­li­taires et no­ta­riales. L’os­sa­ture de l’arbre, ce sont les nais­sances, les ma­riages et les dé­cès (ce que l’on trouve à l’état ci­vil). Lorsque l’on veut al­ler plus loin, en­core au­jourd’hui, on est obli­gé de se dé­pla­cer. Et puis, lorsque d’autres membres de la fa­mille, des cou­sins éloi­gnés par exemple, s’y sont mis éga­le­ment, on se confie des mor­ceaux d’arbres, on par­tage des pho­tos.

• Et main­te­nant ?

Je n’ai pas ar­rê­té l’ac­ti­vi­té de généalogie, mais je l’ai consa­crée aux autres en fon­dant une pe­tite mai­son d’édi­tion de livres de fa­mille (gé­néa­lo­gies fa­mi­liales), dont le nom est Brins d’his­toires. Ce sont de beaux livres d’en­vi­ron 200 pages, à ti­rages pri­vés (100 exem­plaires maxi­mum), qui in­té­ressent soit des re­trai­tés qui veulent trans­mettre la mé­moire fa­mi­liale, soit des jeunes de 30 à 40 ans qui viennent d’être pa­rents et prennent conscience de leur rôle de pas­seur.

(*de Feu­che­rolles, dans les Yve­lines)

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