TRANS­FOR­MER UN CA­PI­TAL EN RENTE

Quel re­ve­nu at­tendre d’un ca­pi­tal si l’on choi­sit une sor­tie en rente ? Quels pa­ra­mètres faut-il bien vé­ri­fier ? Nos ex­pli­ca­tions avant de si­gner pour la rente….

Intérêts Privés - - SOMMAIRE - ANNE-LISE DEF­RANCE

Les pro­duits d’ épargne re­traite( hors épargne sa­la­riale) sont les seuls en­core au­jourd’ hui à im­po­ser aux par­ti­cu­liers une sor­tie en rente, ce qui les ca­rac­té­rise( tan­dis l’ as­su­rance-vie et lePEAenf ont seu­le­ment une pos­si­bi­li­té – comme lePer­co-àc ôté de la sor­tie en ca­pi­tal ). L’ idée est simple: à l’ is­sue de la phase de consti­tu­tion de l’ épargne, les sommes pla­cé es sont ré­cu­pé­ré es sous forme de ver­se­ments ré­gu­liers jus­qu’ au dé­cès du sous­crip­teur. Un avan­tage de taille, se­lon Alexis deRo­zièr es .« a rente est en ef­fet le seul dis­po­si­tif per­met­tant de s’ as­su­rer des re­ve­nus aran­tis de fa­çon viagre », sou­ligne ce res­pon­sable de l’ ac­ti­vi­té épargne in­di­vi­du elle chez Er es. Par­ti­cu­liè­re­ment sé­cu­ri­sant à pre­mière vue, ce type de sor­tie pose néan­moins deux pro­blèmes de taille. À com­men­cer parle risque de perdre l’ in­té­gra­li­té des on ca­pi­tal en cas de dé­cès pré­ma­tu­ré. Pour li­mi­ter au maxi­mum cet écueil, il est pos­sible de choi­sir des op­tions pro­tec­trices qui di­mi­nuent le mon­tant de la rente mais as­surent son verse ment même en cas de déc­qs de son bé­né­fi­ciaire voir el an cr aednr­tée).pAr ou pt ore­sé­po et in stodn’ iénvq ou liuét­tiuodne.:S la euf­nip­vo es asui bd lee re­va­lo­ri­sa­tion an­nuelle,son on­tan­test­dé­term iné une fois pour toutes le jour des on pre­mier ver­se­ment. Or ,« leéc anis me de trans­for­ma­tion d’ un ca­pi­tal en rente dé­pend certes du on tant épar­gné

ais éga­le­ment de l’ es­pé­rance de vie ré­si­duelle duEé né¿ ci aire ain­si Tue du taux tecK­niTue uti­li­sé », pré­cise Ni­co­lasZu­ma­que­ro, ac­tuaire pro­duits re­traite chezS­wissLife France.

L’ÉNIGME DU TAUX TECH­NIQUE

Plus cet aux est éle­vé, plus le mon­tant de la rente est im­por­tant. Mais, pas ques­tion pour les as­su­reurs de fi[er n’im­porte quel tau[. &e der­nier fait en ef­fet l’ ob­jet d’ un maxi­mum ré­gle­men­taire qui est cal­cu­lé en fonc­tion des taux moyens des em­prunts d’ État au cours des der­niers mois.«epui si

ce pla­fond est d end’ autres termes, les as­su­reurs ne peuvent pas­co mer­ci ali­ser­dec ont rats avec sor­tie en rente Tui ga­ran­tissent un taux tecK­niTue su­pé­rieur» in­dique Ni­co­lasZu­ma­que­ro. Mais rien ne les oblige, non plus, à ga­ran­tir cet aux. Dans les faits, ils peuvent pro­po­ser au mo­ment de la sous­crip­tion du contrat

un taux in­fé­rieur ou pas de taux du tout. Dans ce cas, c’ est alors le taux tech­nique en vi­gueur le jour de la con ver­sion du ca­pi­tal en rente quis’ ap­pli­que­ra. Il en va de même concer­nant l’ es­pé­rance de vie et donc pour la table de mor­ta­li­té re­te­nue pour le cal­cul du mon­tant de la rente.

prio­ri trop com­plexes pour s’ y in­té­res­ser, ces dé­tails tech­nique sont pour­tant des consé­quences es­sen­tiel les sur l’ in­té­rêt fu­tur d’ un pro­duit sous­crit au­jourd’ hui. Au re­gard du ni­veau des taux obli­ga­taires ac­tuel s par­ti­cu­liè­re­ment bas, faut-il, en ef­fet, si­gner un contrat qui ga­ran­tit un taux tech­nique de 0,25% au maxi­mum dans 10,20 ou 30 ans ou pri­vi­lé­gier le pro­duit qui laisse cette ques­tion en sus­pens jus­qu’ au jour des a li­qui­da­tion? Un choix d’ au­tant plus com­pli­qué à faire que le ni­veau de ce taux peut for­te­ment va­rier au cours d’ une même dé­cen­nie .« la dix ans, il s’ éta­blis­sait à» com­ment e Alexis deRo­zièr es.

VIEUX CONTRATS : DES TAUX ÉLE­VÉS

ca­pi­tal égal, l’ im­pact de cet écart sur le mon­tant de la rente peut se me­su­rer en mil­liers d’ eu­ros an­nuels. Ain­si, ima­gi­nons un homme de 65 ans qui conver­tit un ca­pi­tal de 100000€ en rente en no­vembre 2018. Au mo­ment de la sous­crip­tion, son as­sure urne lui a ga­ran­ti ni taux tech­nique ni table de mor­ta­li­té. C’ est donc le taux de 0,25% et la table de m or ta li­téTGF 05 ac­tuel squis ont re­te­nus pour le cal­cul des a rente, la­quelle est alors fi[éej¼ par mois.6up­po sons main­te­nant que son contrat( as­sez an­cien) ga­ran­tis sait un tau[ tech­nique de . 6a rente passe j ¼ men­suels. 6oit eu­ros de plus. tDe­net­qéuouin­rep­gar­reit­tes­ru-rd­la’nav­se­la­ni1­rè…re hDyu­pom­thoèisnes-…d’ad­vao­nisr les pre­mières an­nées du verse ment de la rente. En ef­fet, « la re­va­lo­ri­sa­tion fu­ture d’ une rente dé­pend éga­le­ment du taux tech­nique ap­pli­qué» pour­suitNi­co­lasZu­ma­que­ro. « éca­niq uem ent, plus ce­lui-ci est aut, oins la ré­vi­sion an­nuelle est consé­quente ». En d’ autres termes, ce­lui qui bé­né­fi­cie d’une rente plus im­por­tante au dé­part ne ver­ra son mon­tant qua­si­ment pas évo­luer jus­qu’ à son dé­cès à la dif­fé­rence de ce­lui qui per­çoit une rente ini­tiale plus faible.

L’ex­pli­ca­tion? « e taux tech­nique est en réa­li­té une an­ti­ci­pa­tion des ren­de­ments ¿nan­ciers fu­turs » ,in­di­queA­lexis deRo­zièr es. Concrè­te­ment, pour cal­cu­ler le taux de re­va­lo­ri­sa­tion ap­pli­cable une rente, l’as­su­reur sous­trait de la par­ti­ci­pa­tion au bé­né­fice qu’ il sert chaque an­née à ses as­su­rés le taux tech­nique uti­li­sé pour dé­ter­mi­ner le mon­tant ini­tial de cette rente. Dans notre exemple, tant que les per­for­mances an­nuelles de l’ as­su­rance res­te­ront in­fé­rieur es à 3,5%, la rente de ¼ mois ne se­ra donc pas re­va­lo­ri­sée. D’ où un risque de perte de va­leur en­casd’ aug­men­ta­tion del’ in À at ion. Mais at­ten­tion à ne pas en ti­rer des conclu­sions trop hâ­tives, pré­vient Ni­co­lasZu­ma­que­ro. «éro­sion des taux obli­ga­taires des der­nières an­nées en­traîne une di­mi­nu­tion de l’ ac­tif des as­su­reurs ui se tra­duit par une baisse de la par­ti­ci­pa­tion aux Eé­né¿ces ser­vis aux as­su­rés (t, en cas de re­mon­tée des taux l’ im­pact sur la par­ti­ci­pa­tion auxEé­né¿c es ne se­ra pas im­mé­diat ». Au­tant dire que les pro­chaines re­va­lo­ri­sa­tions res­te­ront li­mi­té es.

GARE AUX PRÉ­LÈ­VE­MENTS !

'er­ni­qre ques­tion en­fin j se po­ser pour ju­ger del’in­té­rê­tou­non­de­con­ver­ti­rau­jourd’hui­son ca­pi­tal en rente la fis­ca­li­té. $lors que cer­taines rentes(com­me­cel­le­néesd’unPEA)son­texo­né­réesd’im­pôt­sur­le­re­ve­nu,d’autres(com­me­celles ti­rées d’une as­su­rance-vie) sont im po­sées pour une­par­tie­de­leur­mon­tan­tàl’IR.Et­la­plu­part­sont sou­mi­se­sen­plu­saux­lourd­spré­lè­ve­ments­so­ciaux.

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