Ques­tions à Phi­liPPe Ga­bo­riau* (le louvre)

Intérêts Privés - - ARGENT PATRIMOINE - * Di­rec­teur du Fonds de do­ta­tion

IP : Quelle est la par­ti­cu­la­ri­té du Fonds de do­ta­tion du Louvre ?

Phi­lippe Ga­bo­riau : Lan­cé en 2009, ce fonds de do­ta­tion a pour ob­jet de ca­pi­ta­li­ser les dons, les legs et les pro­duits is­sus de la li­cence de marque du Louvre-Abou Dha­bi. Sur les 243 mil­lions d’eu­ros d’en­cours à ce jour, ces der­niers s’élèvent à

170 mil­lions d’eu­ros, les dons et legs à 28 mil­lions et, les re­ve­nus fi­nan­ciers à 45 mil­lions d’eu­ros. Le Fonds consti­tue la plus grosse struc­ture ca­pi­ta­li­sante pour la culture, au ni­veau eu­ro­péen. IP : Com­ment des par­ti­cu­liers peuvent-ils sou­te­nir ce fonds ?

PG : Les mé­cènes peuvent consen­tir des dons pro­cu­rant une ré­duc­tion d’im­pôt sur le re­ve­nu de 66 %. Bien sûr, le Fonds peut re­ce­voir des do­na­tions et des contrats d’as­su­rance-vie. Dans ce der­nier cas, le Fonds peut être bé­né­fi­ciaire du ca­pi­tal ou d’une par­tie du contrat d’as­su­rance-vie. Notre vé­hi­cule peut éga­le­ment abri­ter des fonds dé­diés réunis­sant sou­vent deux gé­né­ra­tions d’une même fa­mille. Cette struc­ture né­ces­site de ver­ser au mi­ni­mum 200 000 eu­ros en moins dix ans. Les sommes ali­men­tant le fonds dé­dié sont fis­ca­le­ment consi­dé­rées comme des dons.

IP : En ma­tière de trans­mis­sion, que conseillez­vous aux par­ti­cu­liers sans hé­ri­tier di­rect ?

PG : Afin d’or­ga­ni­ser la trans­mis­sion de leur pa­tri­moine sans su­bir la cas­cade des droits de suc­ces­sion, ils peuvent consen­tir un « legs en duo ». Avec ce legs uni­ver­sel, le fonds a la charge de re­ver­ser un legs par­ti­cu­lier net de frais et droits, à un hé­ri­tier éloi­gné du tes­ta­teur.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.