Les en­ti­tés pu­bliques des pays de la zone Eu­ro ne peuvent pas re­cou­rir à des prêts banque cen­trale

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L’ar­ticle 123 du trai­té de Lis­bonne in­ter­dit aux banques cen­trales na­tio­nales et à la Banque cen­trale eu­ro­péenne d’ac­cor­der un sou­tien fi­nan­cier aux ad­mi­nis­tra­tions pu­bliques, col­lec­ti­vi­tés lo­cales et toutes en­ti­tés pu­bliques. Ain­si, les mai­ries, ad­mi­nis­tra­tions, hô­pi­taux pu­blics qui ne dis­posent pas de re­cettes suf­fi­santes pour fi­nan­cer leurs dé­penses doivent re­cou­rir à des em­prunts au­près des banques com­mer­ciales ou sur les mar­chés fi­nan­ciers. Mis à part pour l’Al­le­magne, les in­té­rêts d’em­prunt sont im­por­tants. La charge des in­té­rêts d’em­prunt de la France est de­ve­nue le deuxième poste de dé­pense pu­blique. Aus­si, la hausse des taux d’in­té­rêt no­tam­ment va­riables met en dé­faut de paie­ment de nom­breuses en­ti­tés pu­bliques et a mis en faillite et en dif­fi­cul­tés de nom­breuses banques : faillite de la banque amé­ri­caine Leh­man Bro­thers, de la banque fran­co-bel­go-luxem­bour­geoise Dexia par exemple. Dexia était spé­cia­li­sée dans les prêts aux col­lec­ti­vi­tés lo­cales et en­ti­tés pu­bliques (5.000 en France). Elle avait pro­po­sé des prêts à taux va­riables in­dexés sur le franc suisse qui se sont en­vo­lés jus­qu’à 14%, pré­ci­pi­tant dans la faillite la mai­rie de Saint-De­nis par exemple. Pour la Grèce, son in­sol­va­bi­li­té a conduit les Etats de la zone Eu­ro a pro­po­sé des plans de se­cours obli­geant l’en­semble des banques eu­ro­péennes à re­non­cer à la moi­tié de la dette due contrac­tée chez eux. D’où ain­si, en contre­par­tie, le ren­floue­ment pu­blic des banques en dif­fi­cul­té aus­si.

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