De la lo­gique bi­naire à la lo­gique floue

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Le spé­cia­liste de Post-Science en lo­gique floue Hugh Ching a écrit un ar­ticle(14) sur une mé­thode(15) pour pro­po­ser des so­lu­tions quan­ti­ta­tives aux pro­blèmes qui se­ront at­teints en l’an 2100-2500 (« la so­lu­tion de va­leur rem­pla­ce­ra la mo­rale et la religion ») tan­dis qu’à l’heure ac­tuelle la mé­thode usuelle est la vé­ri­fi­ca­tion em­pi­rique. Et dans en­vi­ron deux ou trois mil­lé­naires, la mé­thode et donc l’IA se­ra ca­pable de faire tout ce que le créa­teur a fait, «le ro­bot de­vien­dra l’hu­main, et le lo­gi­ciel, l’ADN». Il ex­plique que la lo­gique floue amé­liore les mé­thodes parce que « la réa­li­té est floue» (« la pré­ci­sion est sa­cri­fiée pen­dant le pro­ces­sus d’élar­gis­se­ment de la gamme de to­lé­rance d’une créa­tion »). «La gamme de to­lé­rance du sys­tème vi­vant doit être as­sez large pour cou­vrir toutes les pos­si­bi­li­tés d’un ave­nir in­cer­tain en per­ma­nence».

Quels sont les en­jeux sou­le­vés par l’IA?

Le spé­cia­liste fla­mand en Af­faires pu­bliques Ber­nard a ré­pon­du « un des en­jeux se­ra d’uti­li­ser l’IA et les ro­bots pour sup­pléer en eau, nour­ri­ture, lo­ge­ment, for­ma­tion et autres be­soins es­sen­tiels les 9 mil­liards d’hu­mains en 20150».

Et l’as­tro-physicien Ste­phen Haw­king pense que cette tache se­ra im­pos­sible sur Terre en 2100, il fau­dra com­men­cer à en­voyer des Hommes sur Mars et ailleurs.

Un étu­diant amé­ri­cain en in­for­ma­tique, Jack Ban­dy, a écrit un ar­ticle(16) sur les consé­quences de l’uti­li­sa­tion des nou­velles tech­no­lo­gies et il s’in­quié­tait de « ca­drer l’au­to­ma­ti­sa­tion comme un di­lemme éco­no­mique plu­tôt que comme un di­lemme éthique ». Il donne des exemples concrets de sub­sti­tu­tion des hommes par les ma­chines non seule­ment dans les sec­teurs ma­nuels mais dé­sor­mais dans les mé­tiers créa­tifs et in­té­res­sants (ar­chi­tectes, pi­lotes d’avion,..). Le rap­port sur l’IA & les me­naces en ma­tière de sé­cu­ri­té(17) ex­plique que d’un cô­té « les sys­tème d’IA peuvent dé­pas­ser les ca­pa­ci­tés hu­maines » dans bien des do­maines (en pre­nant l’exemple du jeu des échecs) et que, d’un autre cô­té, « ils peuvent aus­si échouer là où les êtres hu­mains ne le se­raient pas ». Ils ex­pliquent que les so­lu­tions ac­tuelles pour lut­ter contre la cy­ber-cri­mi­na­li­té sont li­mi­tées. Les lo­gi­ciels an­ti­vi­rus les plus so­phis­ti­qués sont sys­té­ma­ti­que­ment ana­ly­sés pour être contour­nés, les lé­gis­la­tions sont na­tio­nales et ain­si sans ef­fet. Et leur conclu­sion spé­ci­fie qu’il faut en faire une prio­ri­té et ana­ly­ser l’IA sous cet angle sé­cu­ri­taire à tous les ni­veaux.

Alors, il de­vient urgent de mettre en place un nou­veau mo­dèle éco­no­mique et so­cial pour in­té­grer l’en­semble de ces pré­oc­cu­pa­tions...

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