Brexit: les consé­quences im­mé­diates et in­quié­tudes sou­le­vées Brexit: conse­quences and wor­ries

Ses consé­quences im­mé­diates et in­quié­tudes sou­le­vées Its im­me­diate conse­quences and wor­ries

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Le Brexit sou­lève de nom­breuses ques­tions. Par exemple, de nom­breuses confé­rences / dé­bats sont or­ga­ni­sées à Pa­ris et ailleurs comme celle du 6 mars 2018 par le Mou­ve­ment eu­ro­péen in­ti­tu­lée « Brexit et en­tre­prises »(1) . Ou en­core au sein du groupe de dis­cus­sion du Par­le­ment eu­ro­péen du ré­seau so­cial Lin­ke­din on peut lire les su­jets de dis­cus­sion sui­vants : « Les in­quié­tudes des Eu­ro­péens sur les ten­dances iso­la­tio­naistes »(2) ; « Franc­fort pré­pare le Brexit : ce­la a in­suf­flé de l’air dans nos voiles ». Ré­cem­ment mis en avant par Gold­man Sachs, « la ca­pi­tale fi­nan­cière al­le­mande est en pre­mière po­si­tion pour ac­cueillir les em­plois des banques pro­ve­nant du Royaume-Uni »(3).

Les pays de l’Union eu­ro­péenne (UE) re­pré­sentent plus de 50% des ex­por­ta­tions et des im­por­ta­tions Bri­tan­niques.

Dix pays de l’UE pèsent 43,5% des ex­por­ta­tions bri­tan­niques (soit 175 mil­liards de dol­lar sur les 404 mil­liards de dol­lar) et 45% de ses im­por­ta­tions (soit 283 mil­liards de dol­lars) (4).

Six pays de l’UE sont ses prin­ci­paux clients et four­nis­seurs, ils re­pré­sen­tant un tiers des des­ti­na­tions des ex­por­ta­tions Bri­tan­niques (l’Al­le­magne 11% ; la France 6,5% ; les Pays-Bas 6,3% ; l’Ir­lande 5,7% et la Bel­gique 3,9%).

L’Union eu­ro­péenne est le prin­ci­pal par­te­naire com­mer­cial du Royaume-Uni : risque d’ag­gra­va­tion de son dé­fi­cit com­mer­cial et manque de clar­té ju­ri­dique.

Brexit raises ma­ny ques­tions. For example, nu­me­rous confe­rences / de­bates are or­ga­ni­zed in Pa­ris and el­sew­here, such as that of March 6, 2018, by the Eu­ro­pean Mo­ve­ment en­tit­led «Brexit and Bu­si­ness» (1).

Ano­ther example with the Eu­ro­pean Par­lia­ment group of Lin­ke­din we can read dif­ferent post sub­jects as: « Eu­ro­pean wor­ries about iso­la­tio­nist trends »(2), “Frank­furt pre­pares for Brexit: ‘It has put ex­tra wind in­to our sails’ Re­cent­ly prai­sed by the chief of Gold­man Sachs, Ger­ma­ny’s fi­nan­cial ca­pi­tal is in pole po­si­tion to gain ban­king jobs from the UK”(3) .

Eu­ro­pean Union is the main trade part­ner of Uni­ted King­dom: risk of wor­se­ning its trade de­fi­cit and lack of le­gal cla­ri­ty

Eu­ro­pean Union (EU) coun­tries ac­count for more than 50% of UK ex­ports and im­ports. Ten EU coun­tries ac­count for 43.5% of UK ex­ports ($ 175 bil­lion out of $ 404 bil­lion) and 45% of its im­ports ($ 283 bil­lion)(4). Six EU coun­tries are its main cus­to­mers and sup­pliers, ac­coun­ting for one-third of UK ex­port des­ti­na­tions (Ger­ma­ny 11%, France 6.5%, the Ne­ther­lands 6.3%, Ire­land 5,7% and Bel­gium 3.9%).

La balance com­mer­ciale bri­tan­nique est for­te­ment dé­fi­ci­taire de­puis 1998(5) et ce­la risque de s’ag­gra­ver avec sa sor­tie du mar­ché in­té­rieur et la mise en place de ta­rifs doua­niers. Bien sur, le Royaume-Uni (RU) connai­tra un lé­ger re­trait de ses échanges avec l’Eu­rope mais dans un temps long et tout en res­tant quand même dé­pen­dant de ce prin­ci­pal par­te­naire com­mer­cial.

Si l’on prend l’exemple du re­cy­clage des dé­chets, le Royaume-Uni en­voie prin­ci­pa­le­ment ses dé­chets dans les pays de l’Union eu­ro­péenne (pays scan­di­naves, Al­le­magne…)(6). Les in­vi­tés du Com­mit­tee de l’une des chambres du Par­le­ment bri­tan­nique ont ain­si sou­le­vés des ques­tions sur ce su­jet à l’in­ten­tion du gou­ver­ne­ment bri­tan­nique. Steve Lee, de l’Ins­ti­tu­tion de Ges­tion des Dé­chets Char­te­red, dé­plore «le manque d’ob­jec­tifs clairs sur l’ac­cès du mar­ché unique, la com­po­si­tion dif­fé­rente du plas­tique ..». Dus­tin Ben­ton, di­rec­teur des po­li­tiques, Al­liance verte, ai­me­rait des dé­fi­ni­tions. Ma­dame Hi­la­ry Stone, membre du groupe de tra­vail des dé­chets d’UKELA, s’in­quiète du contexte ju­ri­dique de la ré­gle­men­ta­tion des dé­chets: «nous ne sa­vons pas en­core dans quelle me­sure la Cour an­glaise se ré­fé­re­ra aux cas eu­ro­péens ou bri­tan­niques, au droit eu­ro­péen ou au droit bri­tan­nique ?».

Tou­te­fois, le re­pré­sen­tant d’un groupe lea­der en Cos­mé­tique Lo­réal, Loïc Ar­mand(7), semble peu in­quiet sur le sec­teur des cos­mé­tiques. « Le mar­ché des cos­mé­tiques re­pré­sente 12,5 mil­liards d’eu­ros de chiffres d’af­faires (le RU est le chal­len­ger de l’Al­le­magne de­vant la France) ce qui gé­nère des flux d’ex­por­ta­tions et d’im­por­ta­tions équi­va­lentes avec l’UE (2 mil­liards avec la France)». Donc, « le RU n’aura pas in­té­rêt à se dé­ta­cher de la ré­gle­men­ta­tion eu­ro­péenne pour conser­ver ses clients eu­ro­péens ». Mais il es­time tou­te­fois que les PME vont en souf­frir. Pro­pos tou­te­fois nuan­cés par la re­pré­sen­tante du groupe Sa­fran, Ma­rie de Saint Che­ron(8), qui s’in­quiète d’un « Hard Brexit », tan­dis que son groupe dis­pose de 9 fi­liales au Royaume-Uni (em­ploie 5.000 sa­la­riés). Sur le mar­ché de l’aé­ro­nau­tique, es­pace, Dé­fense, « la dis­tri­bu­tion des fi­liales en UE né­ces­site des flux ré­gu­liers de dé­pla­ce­ments de pro­fes­sion­nels en main­te­nance par exemple, la sor­tie du mar­ché unique va com­pli­quer le pro­ces­sus (avec des de­mandes de vi­sas par exemple pour tra­ver­ser la Manche) ».

The Bri­tish trade balance has been in a strong de­fi­cit since 1998(5) and this is li­ke­ly to wor­sen with its exit from the single mar­ket and the in­tro­duc­tion of ta­riffs. Of course, the Uni­ted King­dom will ex­pe­rience a slight wi­th­dra­wal from its trade with Eu­rope but in a long time and still re­main de­pendent on this main tra­ding part­ner.

Wit­nesses of the EU Ener­gy and En­vi­ron­ment Sub-Com­mit­tee, House of Lords(6) ex­plai­ned their ques­tions rai­sed by the Brexit ef­fects on re­cy­cling wastes. UK hasn’t fac­to­ries to re­cycle wastes and so ex­port wastes in EU (Scan­di­na­vian coun­tries, Ger­ma­ny,..). Steve Lee, Char­te­red Ins­ti­tu­tion of Wastes Ma­na­ge­ment de­plores “the lack of clear ob­jec­tives about the ac­cess of the single mar­ket, dif­ferent com­po­si­tion of plas­tic..”. Dus­tin Ben­ton, Po­li­cy Di­rec­tor, Green Al­liance, would like de­fi­ni­tions. Ms Hi­la­ry Stone, Mem­ber, UKELA Waste Wor­king Par­ty, is wor­ry about the le­gal context of waste re­gu­la­tions: “we don’t know yet what extent the En­glish Court will re­fer to Eu­ro­pean cases or Bri­tish cases, to Eu­ro­pean law or Bri­tish law?”.

Ho­we­ver, the re­pre­sen­ta­tive of a lea­ding group in Cos­me­tics Lo­réal, Loïc Ar­mand (7), seems not real­ly wor­ried about the cos­me­tics sec­tor. «The cos­me­tics mar­ket ac­counts for 12.5 bil­lion eu­ros in tur­no­ver (the UK is the chal­len­ger of Ger­ma­ny ahead of France) which ge­ne­rates equi­va­lent ex­port and im­port flows with the EU ( 2 bil­lion with France)”. The­re­fore, “the UK will not be in­ter­es­ted in de­ta­ching from Eu­ro­pean re­gu­la­tion to keep its Eu­ro­pean cus­to­mers”. But he be­lieves that SMEs will suf­fer.

Ho­we­ver, nuan­ced by the re­pre­sen­ta­tive of Sa­fran group, Ma­rie de Saint Che­ron (8), who is concer­ned about a «Hard Brexit», while this group has 9 sub­si­dia­ries in the Uni­ted King­dom (5,000 em­ployees). In the ae­ros­pace, de­fense and de­fense mar­ket, “the dis­tri­bu­tion of sub­si­dia­ries in the EU re­quires re­gu­lar flows of main­te­nance pro­fes­sio­nals, for example, lea­ving the single mar­ket will com­pli­cate the pro­cess (with vi­sa ap­pli­ca­tions for example each time people have to tra­vel the Chan­nel)”.

Risques d’in­fla­tion au Royaume-Uni

Ins­tau­rer des bar­rières doua­nières en­gen­dre­ra pro­ba­ble­ment une in­fla­tion au Royau­meU­ni tan­dis qu’elles au­ront peu d’ef­fet dans le mar­ché in­té­rieur eu­ro­péen. Les ex­por­ta­tions en pro­ve­nance du Royaume-Uni re­pré­sentent seule­ment 8,5% des ex­pé­di­tions in­tra­com­mu­nau­taires (soit 264 mil­liards d’eu­ros(9) sur 3.110 mil­liards d’eu­ros d’ex­pé­di­tions dans l’Es­pace éco­no­mique eu­ro­péen en 2016)(10) .

Donc la hausse des prix des biens im­por­tés en pro­ve­nance du Royaume-Uni au­ront peu d’im­pact en UE (seule­ment 8,5% des im­por­ta­tions eu­ro­péennes) tan­dis que plus de la moi­tié des im­por­ta­tions à des­ti­na­tion du Royaume-Uni sont eu­ro­péennes. Alors que ce risque se­rait in­exis­tant si le Royaume-Uni res­tait dans le mar­ché com­mun du moins dans l’Es­pace éco­no­mique eu­ro­péen comme la Nor­vège, l’Is­lande et le Liech­ten­stein.

Risques de ra­len­tis­se­ment éco­no­mique et de chô­mage du fait des dé­parts d’en­tre­prises, d’ins­ti­tu­tions eu­ro­péennes et d’ex­pa­triés eu­ro­péens

L’ac­cord du 8 dé­cembre 2017 pré­cise quels se­ront les chan­ge­ments pour les 3 mil­lions de ci­toyens eu­ro­péens non Bri­tan­niques vi­vant au RU et pour le mil­lion de Bri­tan­niques vi­vant en UE(11). A par­tir du 29 mars 2019, la libre cir­cu­la­tion ces­se­ra, il fau­dra donc de­man­der un vi­sa pour en­trer sur le ter­ri­toire Bri­tan­nique et in­ver­se­ment pour les Bri­tan­niques vou­lant cir­cu­ler dans un pays membre de l’UE. Le re­pré­sen­tant Bri­tan­nique Ch­ris Ho­bley(12) pré­cise ain­si que le RU « conti­nue­ra d’at­ti­rer et d’em­ployer les per­sonnes dont il a be­soin »(12). Tou­te­fois, les res­tric­tions et for­ma­li­tés se­ront ren­for­cées. Pour res­ter ou ob­te­nir le sta­tut de ré­sident au RU il fau­dra ob­te­nir une au­to­ri­sa­tion à tra­vers un do­cu­ment né­ces­si­tant l’ap­pui d’une tierce per­sonne comme un em­ployeur ou un re­pré­sen­tant des ser­vices pu­blics bri­tan­niques(13).

Risks of in­fla­tion in the Uni­ted King­dom

In­tro­du­cing ta­riff bar­riers will li­ke­ly lead to in­fla­tion in the Uni­ted King­dom while they will have lit­tle ef­fect in the Eu­ro­pean single mar­ket. Ex­ports from the Uni­ted King­dom ac­count for on­ly 8.5% of in­tra-Com­mu­ni­ty ship­ments (€ 264 bil­lion(9) out of € 3.110 bil­lion ship­ments to the Eu­ro­pean Eco­no­mic Area in 2016)(10). So the rise in prices of goods im­por­ted from the Uni­ted King­dom will have lit­tle im­pact in the EU (on­ly 8.5% of Eu­ro­pean im­ports) while more than half of im­ports to the Uni­ted King­dom are Eu­ro­pean.

While this risk would be non-existent if the Uni­ted King­dom re­mai­ned in the single mar­ket at least in the Eu­ro­pean Eco­no­mic Area such as Nor­way, Ice­land and Liech­ten­stein.

Risks of eco­no­mic slow­down and unem­ploy­ment due to de­par­tures of com­pa­nies, Eu­ro­pean ins­ti­tu­tions and Eu­ro­pean ex­pa­triates

The agree­ment of 8 De­cem­ber 2017 spe­ci­fies what will be the changes for the 3 mil­lion non-Bri­tish Eu­ro­pean ci­ti­zens li­ving in the UK and for the 1 mil­lion Bri­tons li­ving in the EU(11). From March 29, 2019, the free mo­ve­ment will cease, so it will be ne­ces­sa­ry to ap­ply for a vi­sa to en­ter the Bri­tish ter­ri­to­ry and al­so for the Bri­tish wan­ting to cir­cu­late in a mem­ber coun­try of the EU. Bri­tish re­pre­sen­ta­tive Ch­ris Ho­bley(12) states that the UK «will con­ti­nue to at­tract and em­ploy the people it needs».

Ho­we­ver, res­tric­tions and for­ma­li­ties will be streng­the­ned. To ob­tain an im­mi­gra­tion sta­tus in UK law, they will need to ap­ply to the Home Of­fice for per­mis­sion to stay, which will be evi­den­ced through a re­si­dence do­cu­ment (de­mons­trate to third par­ties, such as em­ployers or pro­vi­ders of pu­blic ser­vices, that they have per­mis­sion to con­ti­nue to live and work le­gal­ly in the UK)(13).

Par­mi les 4,5 mil­lions de Bri­tan­niques vi­vant à l’étran­ger, il y en a 1,3 mil­lion en Eu­rope(14). Avec le Brexit, ils se sou­cient de leur pen­sion et de l’ac­cès aux soins de san­té parce que beau­coup d’entre eux sont à la re­traite.

Les prin­ci­pales des­ti­na­tions des ex­pa­triés bri­tan­niques dans l’UE sont l’Es­pagne (en­vi­ron 319 000), l’Ir­lande (249 000) et la France (171 000). Deux agences eu­ro­péennes quit­te­ront Londres. L’agence eu­ro­péenne de mé­de­cine se­ra re­lo­ca­li­sée à Am­ster­dam et l’Au­to­ri­té ban­caire eu­ro­péenne à Pa­ris. La ca­pi­tale an­glaise per­dra ain­si en­vi­ron 1000 postes d’em­plois. De nom­breux titres de jour­naux bri­tan­niques sont ré­vé­la­teurs des dé­parts d’ex­pa­triés eu­ro­péens « comme une MAU­VAISE re­la­tion ». Les ex­pa­triés eu­ro­péens se pré­parent à quit­ter le RU à cause du Brexit(15), mais aus­si sur le re­tour d’ex­pa­triés bri­tan­niques : « ce que le Brexit si­gni­fie­ra aux Bri­tan­niques ex­pa­triés ?»(16). Ain­si de nom­breuses ques­tions de­meurent en­core en sus­pend car elles n’ont pas en­core été cla­ri­fiées par le gou­ver­ne­ment de Thé­ré­sa May et no­tam­ment sur les ques­tions rè­gle­men­taires et ta­ri­faires mais aus­si de la fron­tière sé­pa­rant l’Ir­lande du Nord de l’Ir­lande ou en­core de la prise en compte des in­quié­tudes des PME et de l’Ecosse. Ces deux pays ont re­je­té ma­jo­ri­tai­re­ment lors du ré­fé­ren­dum de 2016 le Brexit et ne sou­haitent pas sor­tir du mar­ché com­mun de l’UE. Among the 4.5 mil­lion Bri­tons li­ving abroad, there is 1.3 mil­lion of them in Eu­rope(14) . With the Brexit they care to their pen­sion and Health care ac­cess be­cause ma­ny of them are re­tires. The top des­ti­na­tions for Bri­tish ex­pats in the EU are Spain (host to around 319,000), Ire­land (249,000) and France (171,000). The Eu­ro­pean Me­di­cines Agency will be trans­fe­red from Lon­don to Am­ster­dam and the Eu­ro­pean ban­king Au­tho­ri­ty to Pa­ris, a loss of around 1,000 jobs. Ma­ny Bri­tish news­pa­per head­lines re­veal the de­par­ture of Eu­ro­pean ex­pa­triates ‘Like a BAD re­la­tion­ship’ EU Ex­pats rail against Brexit as they pre­pare to leave UK(15) , and al­so Bri­tish come back home ‘What will Brexit mean to Bri­tish ex­pats ?’(16).

Conclu­sion : af­ter Brexit, Sco­tish exit or North-Irish exit ?

Thus, ma­ny ques­tions re­main unans­we­red be­cause they have not yet been cla­ri­fied by the go­vern­ment of The­re­sa May and par­ti­cu­lar­ly on re­gu­la­to­ry and ta­riff is­sues, but al­so on the is­sues of the bor­der se­pa­ra­ting Ire­land from Nor­thern Ire­land or the consi­de­ra­tion of concerns of the SMEs and Scot­land. These two lands didn’t want to exit from Eu­ro­pean Union (they said ‘no’ to the Brexit in 2016) and so they want to stay in the Eu­ro­pean single mar­ket.

Conclu­sion : après le Brexit, y aura-t-il un écla­te­ment du RU avec une sor­tie de l’Ecosse et/ ou de l’Ir­lande du Nord ?

Loïc Ar­mand et Ma­rie de Saint Che­ron

Ch­ris Ho­bley

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