Les 7 fa­milles du cool

Elles sont moins connues ou moins évi­dentes que les Cop­po­la et les Kar­da­shian. Pour­tant, si l'on pou­vait choi­sir sa fa­mille, on au­rait bien ai­mé faire par­tie de la leur. Presque gé­né­tique, la co­oli­tude semble s'y trans­mettre de gé­né­ra­tion en gé­né­ra­tion, l

Jalouse - - SOMMAIRE - Par Anne Bou­vet et Vio­laine Schütz

La fa­mille dé­com­po­sée : Les Thur­man-hawke

Ils ne sont plus en­semble, et c'est peut-être ce qu'ils ont réus­si de mieux (à part évi­dem­ment leur fille Maya, nou­velle pe­tite ché­rie de la mode et ré­cent vi­sage de Cal­vin Klein). Uma Thur­man et Ethan Hawke se sé­parent en 2004, six ans après le ma­riage qui leur au­ra don­né deux en­fants, Maya, née en 1998, et Le­von, en 2002. Pas avare de confi­dences, Ethan dé­clare d'abord re­gret­ter s'être ma­rié aus­si jeune (27 ans), avant de se ra­vi­ser et de de­ve­nir le chantre de la fa­mille re­com­po­sée. Re­ma­rié avec Ryan, l'ex-nounou de­ve­nue belle-mère des deux en­fants, Ethan est ins­pi­ré par l'ou­vrage de conseils aux beaux-pa­rents consul­té par cette der­nière. Il se met alors à écrire Rules for a Knight, livre qui fe­rait of­fice de lettre à ses en­fants et abor­de­rait règles de vie et autres su­jets im­por­tants. “Quand tu n'as tes en­fants qu'un week-end sur deux, tu n'as pas beau­coup de temps, il y a tou­jours le foot ou une fête où les em­me­ner, tu n'as pas l'op­por­tu­ni­té d'abor­der les vraies choses”, dé­cla­rait Ethan qui a dé­sor­mais quatre en­fants (il a eu deux filles avec Ryan) dans le New Yor­ker en 2015. Les deux ex se cô­toient dé­sor­mais en bonne in­tel­li­gence (on les a no­tam­ment vus skier en­semble lors de l'édi­tion 2014 du fes­ti­val de Sun­dance) et s'ac­cordent pour que les règles po­sées dans les deux foyers soient à peu près les mêmes. Uma en fe­ra peut-être de même avec Ar­pad Bus­son, le mil­liar­daire fran­çais dont elle est sé­pa­rée, ayant ob­te­nu, après un violent com­bat, la garde de Lu­na, 4 ans, troi­sième en­fant de l'ac­trice. Pulp fric­tion.

La fa­mille norm­core : Les Qual­ley

Ceux qui ont vu dan­ser Mar­ga­ret Qual­ley de ma­nière dé­jan­tée dans la publicité Ken­zo World réa­li­sée par Spike Jonze se sont peut-être de­man­dé d'où ve­nait cette at­ti­tude à la fois dé­com­plexée, sur­réa­liste et élec­tri­sante ? Beau­coup de choses s'ex­pliquent lors­qu'on sait qu'il s'agit de la fille d'an­die Mac­do­well, icône norm­core as­sez ir­ré­sis­tible des 90s. On se sou­vient de son charme inouï dans

Quatre ma­riages et un en­ter­re­ment, et à 58 ans l'égé­rie L'oréal n'a rien per­du de son sex-ap­peal ef­fort­less. Ca­deau du des­tin : les trois en­fants qu'elle a eus avec le man­ne­quin Paul Qual­ley (ils sont au­jourd'hui sé­pa­rés), Mar­ga­ret, Jus­tin et Rai­ney, ont hé­ri­té de ses bons gènes. Éle­vés loin des paillettes de Hol­ly­wood, en Ca­ro­line du Nord, leur car­rière est pour­tant bien lan­cée. Mar­ga­ret, man­ne­quin et ac­trice, est ap­pa­rue dans la sé­rie The Lef­to­vers et les films Pa­lo Al­to de Gia Cop­po­la et The

Nice Guys avec Ryan Gos­ling. Tan­dis que Rai­ney, man­ne­quin, ac­trice (aper­çue dans Mad Men) est aus­si chan­teuse. Et à chaque fois qu'an­die sort avec ses filles, tout en sou­rires et che­veux longs, telles des soeurs, les pal­pi­tants s'em­ballent. Norm­coeur.

La fa­mille strange love : Les Co­bain

En py­ja­ma parce qu'il avait la flemme de pas­ser son cos­tume, pour lui, et robe vin­tage ayant ap­par­te­nu à l'ac­trice Frances Far­mer, pour elle, ce ma­riage – sur une plage de Ha­waï, of­fi­cié par une femme et shoo­té avec un pe­tit ap­pa­reil lo-fi – a scel­lé l'union la plus cool de tous les temps. Celle de Kurt Co­bain et Court­ney Love, bien sûr. Frances Bean, leur fille, 25 ans au­jourd'hui, voit le jour peu de temps après. Drew Bar­ry­more est sa mar­raine et plu­sieurs nan­nies se suc­cèdent pour ai­der le couple soup­çon­né par les ser­vices so­ciaux de ne pas pou­voir rem­plir son rôle pa­ren­tal. Kurt Co­bain se sui­cide deux ans plus tard, lé­guant à sa fille son sta­tut de mythe, ain­si qu'une co­quette for­tune (de­puis 2010, elle pos­sède les droits sur l'hé­ri­tage et l'image de son père). Frances Bean au­rait pu se conten­ter de sur­fer sur le cool de ses pa­rents, mais elle en a dé­ci­dé au­tre­ment. Ar­tiste, elle prend même un pseu­do, Fiddle Tim, à ses dé­buts. Po­si­tion plus forte en­core, elle dé­clare ne pas vrai­ment ai­mer la musique de Nir­va­na. Cô­té mode, mise à part une my­thique sé­rie pour le Elle US en 2006 et des photos pour Sli­mane alors qu'elle avait 19 ans, la jeune fille ré­siste aux si­rènes des marques et des créa­teurs, jus­qu'à ce qu'elle de­vienne égé­rie Marc Ja­cobs en 2017. Coïn­ci­dence, ce choix con­corde avec un apai­se­ment des re­la­tions entre la fille et la mère qui ont connus des re­la­tions conflic­tuelles pen­dant de longues an­nées (Court­ney Love a été un temps

dé­chue de ses droits, la jeune fille ayant té­moi­gné contre elle et de­man­dé à ha­bi­ter chez sa grand-mère pa­ter­nelle en rai­son du mode de vie de sa mère, grande consom­ma­trice de Xa­nax, Ad­de­rall, So­na­ta, Abi­li­fy, entre autres). L'an der­nier, Court­ney pos­tait une photo d'elle et sa fille, com­men­tant : “Je suis bé­nie d'être la mère de la fille la plus in­croyable du monde. Kurt, c'est en sou­ve­nir de toi, dude. #fa­mi­ly #mo­ther­daugh­ter #fran­ces­bean­co­bain.” La jeune fille pos­tait quant à elle il y a trois mois une image de sa mère avec : “Une vraie icône pour les femmes @court­ney­love #my­ma­ma #in­ter­na­tio­nal­wo­mens­day” Fa­mille dys­fonc­tion­nelle, mais in love.

La fa­mille bar­rée : Les Io­nes­co

On ne sait pas vrai­ment si on vou­drait faire par­tie de cette fa­mille (quelques an­nées de psy­cha­na­lyse ga­ran­ties) mais elle est as­su­ré­ment ta­len­tueuse et hype. L'ac­trice Eva Io­nes­co a trans­for­mé un pas­sé com­pli­qué (sa mère, Iri­na Io­nes­co, la pho­to­gra­phiait nue et elle a pas­sé son ado­les­cence au Pa­lace) en oeuvre ca­thar­tique comme le montre son film

My Lit­tle Prin­cess avec Isabelle Hup­pert. Son fils, Lu­kas Io­nes­co, a joué dans le contro­ver­sé The Smell Of Us de Lar­ry Clark et en­chaîne les shoo­tings (pour Pierre et Gilles, no­tam­ment) ain­si que les pro­duc­tions avec son groupe pro­met­teur Dia­per­pin, in­fluen­cé par le rock al­ter­na­tif des 90s. Sa pe­tite amie, la cha­ris­ma­tique An­gèle Metz­ger, est man­ne­quin. Pour cou­ron­ner le tout, le nou­veau beau­père est l'écri­vain Simon Li­be­ra­ti, qui a dé­dié un livre à la mère, Eva, en plus d'un autre aux filles de la fa­mille de Charles Man­son. Lu­kas joue­ra bien­tôt dans le nou­veau film de sa mère, une fa­çon de la­ver son linge sale en fa­mille, et en pu­blic.

La fa­mille per­chée : Les Camp­bell

À 39 ans, le New-yor­kais Scott Camp­bell (qui vit au­jourd'hui en Ca­li­for­nie, comme tous les bran­chés) est connu pour être l'un des ta­toueurs les plus doués du monde (et aus­si l'un des plus chers). Ce der­nier vient de créer une marque de va­pos et de pas­tilles de luxe au can­na­bis in­ti­tu­lée Be­boe. Sur­nom­mée “Her­mès de la weed” par le

New York Times, Be­boe a été ins­pi­rée par la fa­mille de Scott, et no­tam­ment par Boe, sa grand-mère. Quand il était très jeune, sa mère fut frap­pée par le can­cer et sa grand-mère lui ap­por­tait des brow­nies pour lui re­mon­ter le mo­ral. Elle en fa­bri­quait une di­zaine pour les en­fants et au­tant pour leur mère, ceux-là conser­vés sous clef dans un pla­card. Scott dé­cou­vrit plus tard que les gâ­teaux conte­naient de la ma­ri­jua­na et qu'ils étaient des­ti­nés à sou­la­ger la ma­lade et à lui re­don­ner un brin d'ap­pé­tit. “Je ris à chaque fois que j'ima­gine cette pe­tite femme de 85 ans traî­nant au­tour de chez notre épi­cier pour es­sayer de trou­ver quel­qu'un qui pour­rait lui four­nir un peu de can­na­bis”, ex­plique-t-il sur le site de la marque, avant d'ajou­ter qu'il lance ce bu­si­ness en “hommage à tout ce qu'elle a fait pour ap­por­ter de la cha­leur et de l'amour à la mai­son”. Des­si­na­teur hors pair, Camp­bell a ta­toué Court­ney Love, Heath Led­ger, Marc Ja­cobs, Or­lan­do Bloom et Pe­ne­lope Cruz, et pro­duit un hap­pe­ning évé­ne­ment l'an der­nier à la Milk Gallery de New York. Éga­le­ment peintre et sculp­teur, il a élar­gi la fa­mille et ajou­té une corde à son CV cool, puis­qu'il a épou­sé en 2013 l'ac­trice Lake Bell, vue dans New Girl, How To

Make It In Ame­ri­ca et Sex Friends. A-til uti­li­sé la re­cette de ma­mie pour le gâ­teau de ma­riage ?

La fa­mille Rock’n’cool : Les Ty­ler

Avant de faire du ci­né­ma, sa vie res­sem­blait dé­jà à un film. L'ac­trice Liv Ty­ler, ré­cem­ment au cas­ting de la sé­rie

The Lef­to­vers, est née sous une autre iden­ti­té : Liv Rund­gren. Sa mère Bebe Buell, man­ne­quin et grou­pie flam­boyante des an­nées 70 (Jim­my Page, Rod Ste­wart et Mick Jag­ger firent un pas­sage dans son lit) pré­ten­dit que son pe­tit ami de l'époque, le mu­si­cien Todd Rund­gren, était le père bio­lo­gique de Liv. La rai­son de ce pe­tit ar­ran­ge­ment ? Le vrai gé­ni­teur, Ste­ven Ty­ler, lea­der d'ae­ros­mith, ne pou­vait pas l'éle­ver conve­na­ble­ment en rai­son de son mode de vie rock'n'roll et de ses ad­dic­tions. Liv ne dé­cou­vrit la vé­ri­té qu'à l'âge de 9 ans en re­mar­quant que Mia Ty­ler, l'autre fille de Ste­ven, lui res­sem­blait étran­ge­ment. Sa mère lui confia alors d'où lui ve­nait cette bouche pul­peuse et cette cri­nière sau­vage. Mia Ty­ler, man­ne­quin “plus size” ta­touée et re­belle, est au­jourd'hui de­ve­nue très proche de sa soeur. Liv consi­dère Todd Rund­gren, qui l'a élé­vée comme un père, tout au­tant que Ste­ven Ty­ler. Une fa­mille très mo­derne…

La fa­mille Tra­di­cool : Les Oba­ma

C'est celle qui a re­don­né à la fa­mille fonc­tion­nelle et clas­sique sa co­oli­tude. Il y a Ba­rack, bien sûr, qui place sa fa­mille avant toute chose, et puis il y a Mi­chelle, tour à tour pre­mière dame en­ga­gée, icône mode et femme amou­reuse. C'est d'ailleurs aus­si le lien qui unit les pa­rents qui fait des Oba­ma un mo­dèle, re­met­tant l'im­por­tance des va­leurs fa­mi­liales au goût du jour. “Mi­chelle La­vaughn Ro­bin­son, fille du Sud. De­puis vingt-cinq ans, tu es non seule­ment ma femme et la mère de mes en­fants, mais tu es aus­si ma meilleure amie”, avait dé­cla­ré le pré­sident lors de son der­nier dis­cours, avant de s'adres­ser à ses filles : “De tout ce que j'ai fait dans ma vie, être votre père est ce qui m'ap­porte le plus de fier­té.” Pen­dant ce temps-là, Ma­lia ga­gnait ses lettres de cool (elle a été sa­crée “Ame­ri­ca's co­olest teen” par le New York

Times en juin der­nier) en fu­mant des joints au très bran­ché fes­ti­val Lol­la­pa­loo­za. Elle a éga­le­ment été sta­giaire chez Le­na Dun­ham, porte des T-shirts Pro Era (hip hop new-yor­kais), a ap­pris à conduire au­près des ser­vices se­crets et vient de com­men­cer un stage dans la boîte de prod Wein­stein (In­glo­rious Bas­terds, Le Dis­cours d'un roi, Djan­go

Un­chai­ned…). Quant à Sa­sha, sa pe­tite soeur, plus laid back tu meurs, elle dé­cide de skip­per le dis­cours d'adieu de son père pré­tex­tant un exa­men sco­laire le len­de­main ma­tin. Il faut dire que quelques mois au­pa­ra­vant, sur Ins­ta­gram, le rap­peur Drake avait pos­té une photo de la jeune fille por­tant une cas­quette OVO (la marque du rap­peur) où il com­men­tait “Style pop­per”, et l'adou­bait dans la cour des co­ols. À moins que ce ne soit l'in­verse ?

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