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For The Rab­bit

Jazz Magazine - - DOSSIER - PC

Soit une bande-son pour un des­sin ani­mé virtuel de 3’41” et, en même temps, de quoi confondre un an­ti­free in­édu­cable, mais aus­si un hom­mage in­es­pé­ré au re­gret­té “Rab­bit”, qui fut un des em­ployeurs de l’alors jeune pia­niste : « J’ai joué pen­dant en­vi­ron une se­maine en 1955 dans l’or­chestre de John­ny Hodges, à Ches­ter, en Penn­syl­va­nie. Une mer­veilleuse ex­pé­rience, un tel plai­sir que pen­dant les quatre pre­miers jours je n’ai même pas tou­ché le pia­no, jus­qu’à ce que le trom­bo­niste La­wrence Brown me dise, “Tu vois, Ce­cil, le pia­no a 88 touches, ce se­rait chouette si tu jouais une note de temps en temps !” » (in­ter­view Ja­son Gross, in Per­fect Sound, 2001). Si ce mor­ceau, qua­si ca­ri­ca­tu­ral par son titre-pro­gramme et sa conci­sion, ses tem­pos et zig­zags ef­fré­nés, n’est pas le plus em­blé­ma­tique de la pro­duc­tion tay­lo­rienne, il n’est certes pas le moins “char­nel” ni le plus “pu­ri­tain”. Il n’em­pêche que dans son ac­cu­mu­la­tion de huit thèmes en so­lo, l’en­re­gis­tre­ment de ce concert ber­li­nois, or­ga­ni­sé par FMP et dé­dié à la mé­moire du saxo­pho­niste Jim­my Lyons (ré­cem­ment dis­pa­ru) pour­rait être re­çu comme un hymne au souffle et au corps, mais aus­si au verbe plu­riel (Glos­so­la­lia)à quoi ne sau­raient être étran­gers la transe et l’es­prit de ce­lui qui nous a quit­tés jeu­di 5 avril 2018. • Ce­cil Tay­lor, “For Olim”, Soul Note, 1986

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