ET SI­NON SA­MUEL…

Joggeur - - Entrainement Vecu -

Qu’est-ce qui te fait le­ver le ma­tin ? La pas­sion pour mon tra­vail

Qu’est-ce qui t’exas­père ? Les gens qui ne sont pas pas­sion­nés par votre tra­vail

Qu’est-ce qui te fait peur ? La mort

Qu’est-ce qui te rend nos­tal­gique ? Ma ma­man

Qu’est-ce qui peut te rendre violent ? Que l’on s’en prenne à plus faible que soi

Qu’est-ce que tu res­pectes beau­coup ? L’al­truisme

Qu’est-ce qui te rend plus fort ? Le sport

Qu’est-ce qui peut te dé­cou­ra­ger ? Rien

Qu’est-ce qui te donne des re­grets ? Les échecs Qu’est ce qui te fait rire ? Tout Qu’est-ce qui te mo­tive ? Le dé­pas­se­ment

Qu’est-ce qui te met de bonne hu­meur ? Le sport

Qu’est-ce qui te plaît dans le run­ning ? Me sen­tir vi­vant

dans mon es­prit et il a at­ti­sé ma cu­rio­si­té. Quelque temps plus tard, un co­pain m’a of­fert un vieux livre sur la course écrit par un An­glais, et j’ai dé­cou­vert cet uni­vers. Je me suis en­traî­né et j’ai fait un pre­mier ma­ra­thon, ma pre­mière course. Une ré­vé­la­tion. »

Une fa­mille qui court

Nous sommes au dé­but des an­nées 2000. Sa­muel Étienne en­chaîne en­suite New York, Ber­lin… Les temps des­cendent pour flir­ter avec les 3 h 13 en Al­le­magne. Du coup, il veut à nou­veau re­pous­ser les li­mites ou les tou­cher réel­le­ment. Il s’en­traîne pour faire 3 h, mais coince à cause d’une her­nie dis­cale. Conscient de ses li­mites et de ses ca­pa­ci­tés, il se fixe de nou­veaux ob­jec­tifs, tou­jours ani­mé par cette même cu­rio­si­té. Il par­ti­cipe aux « 100 ki­lo­mètres de Millau », au ma­ra­thon de Sables, deux fois à l’Ecot­rail de Pa­ris, puis la Tans­gran­ca­na­ria, avec comme seul but « d’ar­ri­ver au bout » car, comme il le sou­ligne : « Je ne suis pas un com­pé­ti­teur, je suis juste un cou­reur du di­manche parce que je cours des courses qui se tiennent le di­manche. » Le sport de­vient son plai­sir, son équi­libre pour tou­jours en dé­cou­vrir plus. Avec un ef­fet bé­né­fique en prime : « Je suis un grand gour­mand. J’aime les gâ­teaux, le cho­co­lat et les pâ­tis­se­ries. L’avan­tage des sports d’en­du­rance, c’est que l’on peut en man­ger sans in­ci­dence. » Ce­pen­dant, sa bou­li­mie de tra­vail, conju­guée à une vie fa­mi­liale ren­due plus dense par l’ar­ri­vée d’un pe­tit Ma­lo, rompt cet équi­libre en 2016. Il prend la suc­ces­sion de Ju­lien Le­pers à la pré­sen­ta­tion de « Ques­tions pour un Cham­pion » et conti­nue d’as­su­rer les ma­ti­nales sur Eu­rope 1. Un triple chal­lenge qui le pousse à le­ver le pied sé­rieu­se­ment pour être sûr de ne rien lou­per. De ne pas se lou­per, lui qui se mo­tive à la simple phrase : « C’est im­pos­sible ». Mais au bout de cinq mois, il constate que sa « ré­sis­tance au bou­lot com­mence à s’émous­ser. » Il faut qu’il re­plonge, au propre comme au fi­gu­ré. Lui qui s’était ini­tié au tri­ath­lon par cu­rio­si­té s’ins­crit à son se­cond Iron­man à Nice, pour avoir un ob­jec­tif. Ça se­ra le seul de son an­née 2016, plus que char­gée. Pour 2017, il change de ma­ti­nale, en­chaîne tou­jours les se­maines en­tières, une fois par mois de tour­nage de « Ques­tions pour un cham­pion » avec des jour­nées de 9 h à 20 h. Un em­ploi du temps au cor­deau où le sport lui amène son équi­libre. « Je me lève à 2 h, puis je prends la di­rec­tion de France In­fo pour y être une heure plus tard. Je prends l’an­tenne à 6 h. Je rentre à 11 h pour une grosse sieste de trois à quatre heures. En­suite, je cale les su­jets du len­de­main et je vais faire mon sport ». Le parc Mont­ceau, le bois de Bou­logne ou un ta­pis qui lui ser­vi­ra d’unique pré­pa­ra­tion à son pre­mier MDS, le lieu im­porte peu. Et les se­maines d’en­re­gis­tre­ment de QPUC, il les passe à cou­rir aus­si en se ren­dant au bou­lot en pe­tites fou­lées. Il tra­verse Pa­ris d’ouest en est, des beaux quar­tiers aux quar­tiers plus po­pu­laires, il ar­rive pour les en­re­gis­tre­ments de six émis­sions, croise trente can­di­dats et pose des cen­taines de ques­tions. « Je suis bour­ré d’en­dor­phines, com­plè­te­ment zen et en­du­rant. Sur le re­tour, je dé­charge la ten­sion de la jour­née, je fais le point et j’éva­cue. Ces foo­tings me per­mettent aus­si d’être connec­té avec

UN MOT LE REBUTE : IM­POS­SIBLE. QUE CE SOIT DANS LA VIE OU DANS LE SPORT, IL AIME LES CHAL­LENGES

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