Men­tal

Vic­time d’une frac­ture de la mo­ti­va­tion ? Ne vous en faites pas, ça ar­rive à tout le monde. Nous vous avons dé­ni­ché onze as­tuces et in­fos qui vous fe­ront re­par­tir dans le bon sens !

Jogging International - - Sommaire - Ni­co­las Gar­don et Vé­ro­nique Bu­ry

On se mo­tive !

1. COMPTE COU­RANT

Le prin­cipe est simple : pen­dant une pé­riode de votre choix (six mois, jus­qu’à votre pro­chaine course…), vous al­lez mettre de cô­té une cer­taine somme, pro­por­tion­nelle à vos ef­forts. Di­sons, par exemple, 50 cen­times pour chaque ki­lo­mètre par­cou­ru. Dès que vous re­ve­nez de votre sor­tie, vous pla­cez cet ar­gent li­quide dans une en­ve­loppe, une boîte ou, pour ceux qui re­fusent de gran­dir, dans un ma­gni­fique pe­tit co­chon. Et, à la fin de la pé­riode, vous vous faites plai­sir avec la somme col­lec­tée : vê­te­ment, res­tau­rant ou, si tout ce­la a re­lan­cé votre mo­ti­va­tion, ins­crip­tion à une pro­chaine course. « Sa­voir que l’on va être ré­com­pen­sé de ses ef­forts, et pas seule­ment avec le chro­no dont on rêve ou la perte de poids qu’on es­père, est un puis­sant ca­ta­ly­seur. Ça pousse bien en­ten­du à réus­sir l’ob­jec­tif, mais ça ac­croît aus­si la confiance du cou­reur » , ex­plique Gilles Gui­bard, psy­cho­logue du sport.

2. COURSE ET CAUSE

Certes, vous pou­vez éga­le­ment cou­rir après des ré­com­penses, des bons d’achat ou des ré­duc­tions avec, par exemple, les ap­pli­ca­tions mo­biles Xen­de­ra ou Run­ning He­roes. Mais pour­quoi ne pas trans­for­mer vos ki­lo­mètres en dons pour la bonne cause, grâce à KM for change : vous té­lé­char­gez l’ap­pli, vous choi­sis­sez l’as­so­cia­tion que vous dé­si­rez sou­te­nir ( Secours po­pu­laire fran­çais, Ima g i ne for Mar­go, Dunes d’es­poi r…) et votre sueur se mue en mon­naie son­nante et tré­bu­chante pour elle. De quoi vous pous­ser un peu !

3. SO­CIÉ­TÉ ÉCRAN

En plein mi­lieu de votre pré­pa pour votre pro­chain 42 km, vous vous re­trou­vez hap­pé par une toute autre épreuve, au­tre­ment moins fa­ti­gante : un ma­ra­thon de votre sé­rie pré­fé­rée. Mais avant de vous lan­cer dans un vi­sion­nage fré­né­tique de toutes les sai­sons de

Game of Th­rones ou dans une or­gie de Simp­sons, vous fe­riez bien de lire une étude pa­rue en 2016 dans l’American jour­nal of pre­ven­tive

me­di­cine : des cher­cheurs ont sui­vi plus de 200 000 adultes pen­dant 14 ans et ont conclu que re­gar­der la té­lé plus de trois heures par jour était as­so­cié à une aug­men­ta­tion de 15 % des prin­ci­pales causes de dé­cès, dont en par­ti­cu­lier le can­cer et la crise car­diaque.

4. MÊME PAS MAL

Par­fois, votre mo­ti­va­tion est en berne parce que, pour vous, cou­rir est sys­té­ma­ti­que­ment sy­no­nyme de muscles dou­lou­reux pen­dant les jours qui suivent la sor­tie. Une étude pu­bliée dans l’In­ter­na­tio­nal jour­nal of sport nu­tri­tion and exer­cise me­ta­bo­lism a dé­mon­tré qu’une sup­plé­men­ta­tion en L- glu­ta­mine per­met­tait de di­mi­nuer les dou­leurs mus­cu­laires liées à l’exer­cice et de ré­cu­pé­rer plus vite. Nous ne sommes pas for­cé­ment des fans des « pe­tites pi lules ma­giques » , mais ça vaut le coup d’es­sayer, sur­tout si ce­la vous per­met de re­trou­ver vos routes et che­mins pré­fé­rés !

5. À PIC

C’est l’âge qui met des bâ­tons dans les roues de votre mo­ti­va­tion ? Alors oui, si vous avez dé­pas­sé les 30 ans, il est fort pro­bable que vos meilleurs temps sur 100 m soient der­rière vous. Mais voyez bien plus loin : une étude sur les ul­tras me­née par le Jour­nal of strength and condi­tio­ning

re­search sur plu­sieurs di­zaines d’épreuves à dé­mon­tré que, au- de­là du ma­ra­thon, l’âge du pic de forme était de 40 ans chez les hommes et de 35 ans chez les femmes. Re­gon­flé ?

6. LA TÊTE ET LES JAMBES S

i votre coeur et vos pou­mons vous re­mer­cie­ront de tous vos ef­forts, ce ne sont pas les seuls : une étude de l’uni­ver­si­té mé­di­cale de Bos­ton a mon­tré qu’une aug­men­ta­tion des ca­pa­ci­tés car­dio­vas­cu­laires s’ac­com­pa­gnait de meilleures per­for­mances à des tests de mé­moire.

7. PRENDRE L’AIR L

’asthme ne doit pas être une bar­rière quand vous vou­lez sor­tir : une étude pu­bliée dans le Scan­di­na­vian jour­nal of

me­di­cine and science in Sports a mon­tré que cou­rir trois fois par se­maine pen­dant 30 mi­nutes, et ce pen­dant huit se­maines, pou­vait di­mi­nuer l’in­ten­si­té des crises d’asthme, amé­lio­rer le fonc­tion­ne­ment des pou­mons, tout en di­mi­nuant les phé­no­mènes in­flam­ma­toires.

8. MÉ­MOIRE DE FORME L

a pro­chaine fois que vous vous re­trou­ve­rez, bas­kets aux pieds, en train d’ hé­si­ter à fran­chir le pas de votre porte pour votre sor­tie longue (après tout, on est tout de même mieux au chaud avec la ta­blette de cho­co­lat qu’on n’a même pas pris le temps de fi­nir hier), faites un pe­tit voyage dans le temps : une étude pa­rue dans la re­vue

Me­mo­ry a mon­tré que se sou­ve­nir d’une ex­pé­rience sportive po­si­tive (course qui s’est pas­sée par­fai­te­ment, en­traî­ne­ment pen­dant le­quel vous étiez sur un nuage…) per­met­tait un re­gain de mo­ti­va­tion.

9. VIVE LE VENT

La mé­téo, cette ex­cuse idéale pour re­pous­ser votre sor­tie… Par­mi les en­ne­mis les plus re­dou­tés, le vent. Pour Sté­phane Cour­tois, en­traî­neur hors- stade, il faut, au contraire, sa­voir pro­fi­ter des condi­tions les

moins fa­vo­rables. « Le vent est une au­baine pour le cou­reur ! Ce­la per­met de faire de l’exer­cice de ré­sis­tance alors qu’on n’a ni côte ni plage de sable sec sous la main. En­fin, sous le pied… Ce­pen­dant, il faut être at­ten­tif à la po­si­tion : trop de cou­reurs se plient en deux et baissent la tête en se contrac­tant, alors qu’il faut res­ter re­laxé et in­cli­ner le corps de­puis les che­villes, comme vous le faites en mon­tée. Le mieux est de com­men­cer contre le vent, alors que vous êtes en­core frais, et de re­ve­nir avec le vent dans le dos. Mais les plus ex­pé­ri­men­tés peuvent faire l’in­verse avec, du coup, un tra­vail de pré­fa­tigue vent dans le dos et un com­bat contre les élé­ments au re­tour. Idéal pour ren­for­cer votre men­tal, votre puis­sance et votre en­du­rance… »

10. DÉ­PEN­SER, SE DÉ­PEN­SER

On dit sou­vent que la course à pied est le sport le plus ac­ces­sible fi­nan­ciè­re­ment, mais dé­pen­ser quelques eu­ros pour­rait bien vous re­boos­ter un coup. Les cher­cheurs de l’uni­ver­si­té Nor­th­wes­tern, à Chi­ca­go, ont même in­ven­té une ex­pres­sion pour dé­fi­nir le phé­no­mène : « En­clo­thed cog­ni­tion » , que l’on pour­rait tra­duite li­bre­ment par « cog­ni­tion ves­ti­men­taire ». En gros, les vê­te­ments que nous por­tons ont un ef­fet sur la fa­çon dont nous pen­sons et dont nous nous com­por­tons. Vous avez sû­re­ment dé­jà res­sen­ti ce re­gain d’as­su­rance après avoir ache­té une nou­velle veste, une belle robe, un cos­tume qui vous va par­fai­te­ment. Il en va de même en ma­tière de course à pied : si vous sen­tez que votre mo­ti­va­tion en a pris un coup, of­frez­vous une nou­velle paire de chaus­sures, la montre GPS dont vous rê­vez ou, plus sim­ple­ment (et moins plom­bant pour votre compte en banque), un tee-shirt tech­nique : ef­fet ga­ran­ti !

11. SANS GÈNE

Oui, la course à pied peut mettre à mal des plans ma­lé­fiques de votre ADN : des cher­cheurs de l’uni­ver­si­té canadienne de McMas­ter ont me­né une étude concer­nant les risques d’obé­si­té sur 17 000 adultes. Ré­sul­tat : si, en ef­fet, il existe bien des pré­dis­po­si­tions gé­né­tiques au sur­poids et à l’obé­si­té ( ici, qua­torze gènes ont été étu­diés) , l’exer­cice phy­sique peut ré­dui re ce r isque dans des pro­por­tions al­lant jus­qu’à 75 %.

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