Les spor­tifs de haut ni­veau et la course

Jogging International - - Sommaire - Vé­ro­nique Bury

Une grande ma­jo­ri­té des spor­tifs de haut ni­veau pra­tiquent la course à pied. Par goût pour cet ef­fort d’en­du­rance, pour tra­vailler le car­dio ou par­fois juste pour perdre du poids et s’af­fû­ter. Qu’ils ex­cellent sur un vé­lo ou dans un ca­noë, ra­quette en main ou sur les agrès de gym­nas­tique, ils ra­content ici cette re­la­tion par­ti­cu­lière qu’ils ont avec cette ac­ti­vi­té par­fois très éloi­gnée de leur dis­ci­pline de pré­di­lec­tion. ÉMILIE ANDÉOL, ju­do­kate, cham­pionne olym­pique des + de 78 kg «J’ai­cou­ru­pa­ro­bli­ga­tion»

« Tout le monde court en ju­do ! Ce­la fait par­tie de l’en­traî­ne­ment, on s’en sert no­tam­ment pour amé­lio­rer le souffle, tra­vailler le car­dio, mais aus­si pour perdre du poids. Per­son­nel­le­ment, j’ai com­men­cé à cou­rir à 18 ans quand je suis ar­ri­vée à l’In­sep. Avant, je ne cou­rais pas du tout… Et j’avoue que ce­la a été as­sez co­mique lorsque j’ai dû m’y mettre ! Je n’avais pas du tout l’at­ti­tude d’une cou­reuse. Mais je me suis amé­lio­rée avec le temps et j’ai même pris du plai­sir… par­fois. Mais bon, je ne vais pas men­tir, la course à pied ça n’a ja­mais vrai­ment été ma tasse de thé. Je l’ai fait par obli­ga­tion dans ma pré­pa­ra­tion. Parce que je sa­vais que c’était im­por­tant. Mais je ne me suis ja­mais dit un ma­tin : “Tiens, j’ai en­vie de cou­rir !” D’ailleurs, j’ai été contrainte d’ar­rê­ter vers l’âge de 24 ans, car j’ai com­men­cé à faire de l’ar­throse au ge­nou. Une lourde qui court, ce­la pèse sur les ar­ti­cu­la­tions ! Au­jourd’hui, le car­dio, je le tra­vaille au ra­meur, c’est moins trau­ma­ti­sant. En re­vanche, j’im­pose quand même aux jeunes que j’en­traîne dé­sor­mais à Bor­deaux un foo­ting par se­maine de 30 à 60 mi­nutes. C’est im­por­tant qu’ils tra­vaillent ain­si leur en­du­rance et qu’ils sortent du do­jo pour s’aé­rer la tête. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.