Fran­cis Per­rin dit “oui” à Mo­cky

L'Écho Républicain - - Sorties -

dans mon film en 1983.

Votre rôle est bien éloi­gné de ce­lui du juge Mon­ge­ville, la sé­rie ve­dette de France 3.

Je suis un type qui, après avoir été en cure de dés­in­toxi­ca­tion, se re­met à boire. Ivre, il prend le vo­lant et ren­verse une jeune femme. Il ap­pelle un ami pour l’en­ter­rer dans la fo­rêt. On croise un fou en li­ber­té qui tue l’ami, l’en­terre avec la fille, puis tue deux po­li­ciers,… C’est com­plè­te­ment dingue. J’adore la fo­lie.

La sé­rie de Mo­cky, bien­tôt sur France 3, le suc­cès de Mon­ge­ville : la té­lé­vi­sion vous comble.

À 70 ans, avoir une sé­rie qui fonc­tionne bien, c’est un beau ca­deau. Mon­ge­ville est le per­son­nage qui cor­res­pond le plus à ce que je suis, et non plus l’ex­jeune pre­mier mal­adroit. Mais je n’ex­clus pas de re­ve­nir au ci­né­ma : il y au­ra tou­jours des réa­li­sa­teurs qui au­ront be­soin de gens de ma gé­né­ra­tion. J’ai pris beau­coup de re­cul avec le théâtre. J’ai joué près de 9.000 re­pré­sen­ta­tions en 50 ans.

Êtes-vous un ac­cro des sé­ries TV ?

Je les re­garde toutes, qu’elles soient fran­çaises, amé­ri­caines, an­glaises sué­doises. J’achète les DVD et je les re­garde la nuit car je ne dors pas beau­coup.

Avez-vous une sé­rie culte ?

Je suis un nos­tal­gique de C’était ex­tra­or­di­naire. J’aime mais aus­si

Avez-vous le même plai­sir de jouer dans une sé­rie que dans un film ?

Je ne fais pas de dif­fé­rence. Les condi­tions de tour­nage sont bonnes. est une bonne pro­duc­tion : ma par­te­naire, Gaëlle Bo­na, qui joue ma fille, est très sym­pa. On forme un couple aty­pique.

Au cours d’une ren­contre à Dreux, Jean-Pierre Mo­cky a ré­cem­ment dé­cla­ré son amour pour la pro­vince. Et vous ?

Quand je par­tais en tour­née, j’ai tou­jours pré­fé­ré le pu­blic de pro­vince, me pro­me­ner dans les ré­gions. Je ne suis pas très Pa­ri­sien. Je ne vis plus dans la ré­gion pa­ri­sienne, je suis dé­sor­mais ins­tal­lé dans le Vau­cluse.

Vous res­tez un per­son­nage po­pu­laire.

Il pa­raît. Je m’en rends compte tous les jours. Mais je ne suis pas nos­tal­gique, il y a une évo­lu­tion de la vie. Et puis, j’ai la chance d’être en­core là, d’avoir une sé­rie à mon nom.

On vous iden­ti­fie en­core à cette pub où vous di­siez “J’ai une Ci… ti­zen !”. Ce­la vous gêne ?

Je ne re­grette rien, ce­la me fait en­core rire. À l’époque, en 1980, on m’avait dit : “Tu n’au­rais pas dû faire cette pub, ta car­rière est fi­nie”...

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