Du sol gien­nois aux four­nils new-yor­kais

L'Écho Républicain - - D'entreprise -

Ce meu­nier in­dé­pen­dant tra­vaille avec des agri­cul­teurs lo­caux et four­nit des ar­ti­sans bou­lan­gers du Loi­ret et dans plus d’une ving­taine de pays dans le monde. fé­ren­cia­tion ». « La force de la fi­lière, se ré­jouit ce di­ri­geant pas­sion­né, c’est l’en­ga­ge­ment d’agri­cul­teurs, comme Pierre Ba­ron, un jeune de 24 ans ins­tal­lé à Coul­lons (Loi­ret), ain­si que les va­leurs et le pro­fes­sion­na­lisme de la so­cié­té Su­plis­son. Un né­go­ciant en cé­réales re­con­nu, in­car­né par Alain Su­plis­son et son fils Mar­tin. » « Nous ga­ran­tis­sons aux consom­ma­teurs une tra­ça­bi­li­té de la mar­chan­dise du champ à l’as­siette, et ré­pon­dons à la de­mande du pro­duire et consom­mer lo­ cal, en par­te­na­riat avec nos clients agri­cul­teurs et le Mou­lin des Gaults », pré­cisent Alain et Mar­tin Su­plis­son. En pré­ci­sant que « l’adhé­sion à la fi­lière ga­ran­tit l’ab­sence d’uti­li­sa­tion d’in­sec­ti­cides de sto­ckage, une ré­gle­men­ta­tion sur l’uti­li­sa­tion des pro­duits phy­to­sa­ni­taires, une fer­ti­li­sa­tion azo­tée rai­son­née et une sau­ve­garde de la faune et de la flore ». Une exi­gence qui fait la dif­fé­rence. En ef­fet, s’il pèse 3 % du mar­ché de la bou­lan­ge­rie ar­ti­sa­nale, Yvon Fo­ri­cher vend plus que de la fa­ri­ ne : il pro­meut un sa­voir­faire, une tra­di­tion à la fran­çaise. « On ne vend pas un ki­lo de fa­rine sans faire de la for­ma­tion. » À Poilly­lez­Gien, un centre pour bou­lan­gers est ins­tal­lé dans une an­cienne grange pour tes­ter les fa­rines et les for­mer. Pour le meu­nier, qui ne livre que des ar­ti­sans bou­lan­gers, cet im­pé­ra­tif de for­ma­tion est mo­ti­vé par le fait que « les parts de mar­ché de la bou­lan­ge­rie ar­ti­sa­nale baissent chaque an­née. Nous sommes à un tour­nant, et l’en­jeu est fort si nous vou­lons gar­der no­ tre ar­ti­sa­nat. Je suis sol­li­ci­té par la grande dis­tri­bu­tion », avoue Yvon Fo­ri­cher, ré­so­lu à ne « rien cé­der » face à des géants du com­merce qui, eux aus­si, misent sur la qua­li­té. « Ce que j’ai­me­rais, c’est que tous les ar­ti­sans vendent leur mé­tier, leur sa­voir­faire, mais aus­si qu’ils s’adaptent aux de­mandes des consom­ma­teurs, mi­lite Yvon Fo­ri­cher. Quand on me dit que le pain était meilleur avant, je dis non. Au­jourd’hui, avec les bou­lan­gers qui le veulent, tech­ni­que­ment, on a une qua­li­té ex­cep­tion­nelle ! »

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