Des États-Unis à l’Aus­tra­lie via l’Afrique

L'Écho Républicain - - Chartres -

Si les ate­liers Lo­rin réa­li­saient les vi­traux qui leur étaient com­man­dés à Chartres, ils confiaient ha­bi­tuel­le­ment leur mise en place à des ar­ti­sans lo­caux, avec des consignes pré­cises en­voyées par cour­rier. Des États-Unis à l’Aus­tra­lie, en pas­sant par l’Ar­gen­tine ou l’Afrique, les ex­pé­di­tions s’ef­fec­tuaient par ba­teau, ce qui né­ces­si­tait de connaître, au gramme près, le poids des vi­traux. Ni­co­las Lo­rin, le fon­da­teur, voya­geait, lui, au gré des ex­po­si­tions uni­ver­selles, qui lui per­met­taient de faire connaître son sa­voir-faire et de rem­plir les car­nets de com­mandes. En 1878, il a par­ti­ci­pé à celle de Phi­la­del­phie, aux États-Unis. C’est là qu’on lui a de­man­dé de créer des oeuvres pour la ca­thé­drale de New York. Il a aus­si réa­li­sé, en 1883, tous les vi­traux de Saint-John epi­sco­pal church, l’église des pré­si­dents, à Wa­shing­ton, juste en face de la Mai­son-Blanche.

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