Pré­ser­ver le pa­tri­moine lo­cal

Le couple col­lec­tionne les po­te­ries de Bris­sard

L'Écho Républicain - - Pays Drouais - Pays D'anet Vie Locale - Contact : asse.de­sain­te­rose@orange.fr

Un couple de Mé­zières-en­drouais col­lec­tionne de­puis trente ans les po­te­ries de Bris­sard. Une belle fa­çon de pré­ser­ver le sa­voir-faire lo­cal.

Avec eux, les po­te­ries de Bris­sard re­trouvent vie. Sa­muel Col­lin et Ca­the­rine Asse­col­lin, un couple qui ha­bite Mar­sau­ceux, com­mune de Mé­zières­en­drouais, col­lec­tionnent les po­te­ries de Bris­sard de­puis une tren­taine d’an­nées. Cette pas­sion est même à l’ori­gine de leur union.

C’est un “dé­jeu­ner de ber­gers”, un ob­jet qui ser­vait à em­me­ner le re­pas ou la soupe aux champs, qui les a réunis. « C’est un vrai sym­bole », s’amuse en­core Ca­the­rine Asse­ Col­lin.

« Cet ob­jet est com­po­sé de deux pots de tailles dif­fé­rentes réunis par une anse pen­chée. Nous étions tous deux in­té­res­sés par son his­toire ».

La pré­sence de po­tiers à Bris­sard, com­mune d’abon­dant, est avé­rée de­puis la fin du XVIE siècle. Ni­co­las Gas­se­lin est l’an­cêtre d’une li­gnée de po­tiers qui pro­dui­ra des ob­ jets des­ti­nés à un usage cou­rant. La po­te­rie Gas­se­lin fer­me­ra en 1905. La forme des anses, ronde et apla­tie, des bords et les gou­lots, sont ty­piques.

« Je suis née à Bris­sard d’une fa­mille im­plan­tée dans le vil­lage de­puis 300 ans », rap­porte Ca­the­rine Asse. « J’ai tou­jours vu des po­te­ries ver­nis­sées de cou­leur verte dans les mai­sons. Il y a aus­si des épis de faî­tage, des cha­tières dé­co­rées d’une tête de gre­nouille, des bon­bonnes, mais les gens y ac­cordent peu d’at­ten­tion ». Avec quelques ha­bi­tants, elle a créé une as­so­cia­tion pour re­tra­cer l’his­toire du ha­meau et mieux connaître les po­te­ries. « Les an­ciens dis­pa­raissent et avec eux la mé­moire du pa­tri­moine lo­cal. »

Sa­muel Col­lin a d’abord com­men­cé par s’in­té­res­ser à la to­po­ny­mie de Bris­sard où l’on trouve une im­passe des Po­te­ries, une rue de la Bri­quet­te­rie, avant de se mettre à col­lec­tion­ner les po­te­ries. Tous deux contri­buent à mettre en va­leur le pa­tri­moine lo­cal.

Leur col­lec­tion est vo­lon­tai­re­ment li­mi­tée car « col­lec­tion­ner n’est pas en­tas­sé ». ■ è Pra­tique.

Une pré­sence qui re­monte à la fin du XVIE siècle

COL­LEC­TION. Éve­lyne Wan­der a re­pé­ré une chauf­fe­rette pa­tro­ny­mique, Sa­muel et Ca­the­rine As­se­col­lin se sont ren­con­trés grâce à un "dé­jeu­ner de ber­gers".

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