Place du Champ-de-foire, c’est la foire

Les chauf­feurs de cars sco­laires et les au­to­mo­bi­listes ré­clament des règles claires

L'Écho Républicain - - Dreux Vivre Sa Ville - Pas­cal Bour­sier pas­cal.bour­[email protected]­tre­france.com

Les chauf­feurs de bus sco­laires ne veulent plus sla­lo­mer entre les voi­tures sur la place du Champ-de-foire. Ils ré­clament un mar­quage très pré­cis de l’es­pace qui leur est ré­ser­vé.

Hu­bert, chauf­feur de car sco­laire, ronge son frein en ce lun­di soir. « Être obli­gé de faire du sla­lom entre des voi­tures qui n’ont pas à sta­tion­ner là, ce n’est vrai­ment pas simple pour ma­noeu­vrer mon vé­hi­cule Et je ne suis pas le seul chauf­feur à m’en plaindre… », lâche­t­il, très re­mon­té.

« Nous ne vou­lons prendre au­cun risque »

Place du Champ­de­foire, les mêmes scènes se ré­pètent chaque jour, à par­tir de 17 heures. Par cen­taines, des en­fants et ado­les­cents convergent vers cette grande place pour “at­tra­per” les cars qui les ra­mè­ne­ront vers leur com­mune. Et, comme les chauf­feurs de bus, ils doivent pas­ser entre des voi­tures qui n’ont pas l’au­to­ri­sa­tion de se ga­rer à cet en­droit.

Crainte d’un ac­ci­dent cor­po­rel, crainte aus­si d’un ac­cro­chage ma­té­riel : « Nous trans­por­tons 1.500 en­fants et notre sou­ci, c’est leur sé­cu­ri­té. Nous ne vou­lons prendre au­cun risque in­utile », confie en­core un chauf­feur.

Le sou­ci, c’est que, bien sou­vent, les au­to­mo­bi­listes ignorent l’in­ter­dic­tion qui leur est faite de ga­rer leur voi­ture sur un large es­pace cen­tral ré­ser­vé aux au­to­bus. En ce lun­di, Jé­ré­my sta­tionne ain­si sa Ci­troën et se fait (gen­ti­ment) rap­pe­ler à l’ordre par les deux ré­gu­la­teurs de la com­pa­gnie de bus char­gés de veiller à la flui­di­té des 45 cars sco­laires du ma­tin et des 45 cars du soir qui convergent vers la place. « Dé­so­lé, je ne sa­vais pas », s’ex­cuse le jeune.

Plan­té à l’en­trée de la place, un pan­neau in­dique pour­tant que seule la ran­gée si­tuée de­vant le Parc des Ex­po­si­tions et celle pla­cée de­vant le Ci­né Centre sont au­to­ri­sées au sta­tion­ne­ment : « Mais ce pan­neau n’est pas as­sez vi­sible. Des gens qui ne l’ont pas vu ont pris 35 € d’amende. D’autres se sont fait em­bar­quer leur voi­ture par la four­rière. »

Pour tous, « il est urgent re­voir en­tiè­re­ment le mar­quage illi­sible de la place » et de po­ser des « pan­neaux clairs qui in­diquent aux gens là où ils peuvent se ga­rer. » ■

DAN­GER. Les chauf­feurs de bus ré­clament un mar­quage clair au sol.

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