« Un mou­ve­ment so­cial fourre-tout ? »

L'Éclaireur du Gâtinais (Loiret) - - Châlette-sur-loing -

Pour l’ADLC (As­so­cia­tion de dé­fenses des lo­ca­taires châ­let­tois), as­so­cia­tion re­con­nue par la CGL (Con­fé­dé­ra­tion gé­né­rale du lo­ge­ment), Da­niel Ba­ray com­mu­nique :

La mo­bi­li­sa­tion im­por­tante de la po­pu­la­tion ac­tuelle ne se li­mite pas à la hausse du prix des car­bu­rants et dé­bouche sur des re­ven­di­ca­tions mul­tiples. L’ori­gine du fort mé­con­ten­te­ment se trouve dans l'in­jus­tice so­ciale du gou­ver­ne­ment.

Il est in­ad­mis­sible qu'une ac­tion dé­mo­cra­tique in­con­trô­lable dé­gé­nère en vio­lence écar­tant les or­ga­ni­sa­tions syn­di­cales et po­li­tiques. Dans cet élan re­ven­di­ca­tif d'am­pleur, le pou­voir d'achat est le point com­mun. L'une des priorité est le lo­ge­ment qui pèse lourd dans le bud­get des mé­nages. La CGL se bat en per­ma­nence contre la con­cen­tra­tion des ri­chesses et le dé­ve­lop­pe­ment im­mo­bi­lier sur quelques ter­ri­toires ur­bains ayant pour consé­quence d’ac­cé­lé­rer la ra­re­té fon­cière et la hausse de l'im­mo­bi­lier écar­tant les lo­ca­taires les plus ai­sés, in­ca­pables de payer des loyers de plus en plus éle­vés. Alors que se­lon l'IN­SEE, le coût du lo­ge­ment en 1959 re­pré­sen­tait 9,3 % des re­ve­nus dis­po­nibles, c'est au­jourd'hui 22,6 %, les dé­penses contraintes re­pré­sen­taient près de 12 % du re­ve­nu dis­po­nible en 1959, c'est... plus de 30 % en 2017. La CGL ne peut par­ti­ci­per à un mou­ve­ment fourre-tout dont les ob­jec­tifs ne sont pas clai­re­ment iden­ti­fiables.

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