Comment Tou­louse RE­CONS­TRUIT SON UNI­VER­SI­TÉ

Ré­gu­liè­re­ment clas­sée dans le top 3 des villes étu­diantes en France, Tou­louse peine à faire re­con­naître son ex­cel­lence à l'in­ter­na­tio­nal. Elle compte pour­tant plus de 130 000 étu­diants, trois uni­ver­si­tés et de nom­breuses écoles d'in­gé­nieurs. Blo­quée ces d

L'Édition Toulouse de La Tribune - - Enquête - SO­PHIE ARUTUNIAN @Soa­ru­tu­nian

Il y a qua­si­ment un an, le 9 mai 2016, à la tom­bée du jour, dans l'une des salles de cours les moins vé­tustes de Sciences Po Tou­louse (voir p. 8), Phi­lippe Raim­bault, alors di­rec­teur de L'IEP, réunit quelques col­lègues et jour­na­listes. Peu ha­bi­tué à se mettre en avant, le ti­mide uni­ver­si­taire (voir p. 13) a une an­nonce à faire. « Je suis can­di­dat à la pré­si­dence de l'uni­ver­si­té de Tou­louse. » Son ob­jec­tif : « Re­po­si­tion­ner l'uni­ver­si­té en bonne place dans le clas­se­ment de Shan­ghai ». Son pro­jet : « Re­con­qué­rir l'idex ». Ces deux en­jeux sont au coeur des dis­cus­sions et des désac­cords qui animent la com­mu­nau­té uni­ver­si­taire lo­cale de­puis plu­sieurs an­nées (de­puis 2011, date du pre­mier ap­pel à pro­jets Idex lan­cé par le gou­ver­ne­ment Fillon, voir la chro­no­lo­gie ci-des­sous). Mais pour Phi­lippe Raim­bault, qui a de­puis été élu sans dif­fi­cul­té, l'uni­ver­si­té de Tou­louse a as­sez at­ten­du. En­ga­gée dans une com­pé­ti­tion mon­diale entre uni­ver­si­tés, c'est pour elle une né­ces­si­té, voire une ur­gence, de se ré­for­mer, avec ou sans Idex. Le ca­len­drier lui donne alors un coup de pouce : 2016 est éga­le­ment l'an­née du re­nou­vel­le­ment des pré­si­dences des uni­ver­si­tés tou­lou­saines (Da­niel La­croix prend la pré­si­dence de l'uni­ver­si­té Tou­louse 2 Jean-jau­rès ; Jean-pierre Vi­nel celle de l'uni­ver­si­té Tou­louse 3 Paul-sa­ba­tier et Co­rinne Mas­ca­la celle de l'uni­ver­si­té Tou­louse 1 Capitole). La « nou­velle » Uni­ver­si­té de Tou­louse passe(ra) par plu­sieurs grands chan­tiers : une gou­ver­nance da­van­tage in­té­grée, la ré­no­va­tion du pa­tri­moine im­mo­bi­lier et l'in­no­va­tion pé­da­go­gique.

L'IDEX ET TOU­LOUSE, LA DISCORDE

Le mer­cre­di 15 mars, toute la com­mu­nau­té uni­ver­si­taire de Tou­louse a ac­com­pa­gné Phi­lippe Raim­bault dans son « ouf ! » de sou­la­ge­ment. La Ville rose peut re­can­di­da­ter à l'idex. C'est une lettre du Com­mis­saire gé­né­ral aux in­ves­tis­se­ments qui l'a an­non­cé. Un sou­la­ge­ment, mais une pre­mière étape seule­ment vers la re­con­quête du la­bel. Der­rière l'acro­nyme (pour Ini­tia­tive d'ex­cel­lence) se cachent en réa­li­té plu­sieurs mil­lions d'eu­ros ( 25 mil­lions d'eu­ros par an pro­mis pour Tou­louse). Le la­bel vise à faire émer­ger une di­zaine d'uni­ver­si­tés de rayon­ne­ment mon­dial en France, que ce soit au ni­veau de leur im­pact scien­ti­fique ou de la qua­li­té de la vie étu­diante. Autre ob­jec­tif, contes­té mais im­muable : fi­gu­rer en bonne place dans le clas­se­ment de Shan­ghai, pal­ma­rès qui fait la pluie et le beau temps des uni­ver­si­tés dans le monde. Ac­tuel­le­ment, seules UT3 Paul-sa­ba­tier et Tou­louse School of Eco­no­mics (TSE) y fi­gurent (entre la 201e et la 300e place seule­ment). De­puis dix ans, le ca­len­drier du la­bel Idex fait stres­ser les uni­ver­si­taires et la ten­sion est à son comble au mo­ment de l'an­nonce des uni­ver­si­tés sé­lec­tion­nées ou ex­clues du la­bel. Tou­louse connaît bien ces sueurs froides puisque son uni­ver­si­té a échoué en 2011, a été lau­réate en 2012 (elle signe la conven­tion at­tri­bu­tive des fonds en 2013), mais s'est vu re­ti­rer l'idex en 2016. Après avoir re­ma­nié son pro­jet, elle est fi­na­le­ment au­to­ri­sée à re­pas­ser de­vant le ju­ry in­ter­na­tio­nal d'ici un an, le temps de conso­li­der son dos­sier. Au coeur des dé­bats, la ques­tion de la gou­ver­nance. Alors que le ju­ry in­ter­na­tio­nal char­gé d'at­tri­buer l'idex af­fiche sa pré­fé­rence pour une fu­sion des dif­fé­rentes en­ti­tés (uni­ver­si­tés et écoles), le site de Tou­louse, com­plexe de par la di­ver­si­té de ses com­po­santes, a tou­jours pré­fé­ré un mode de gou­ver­nance plus proche de la fé­dé­ra­tion d'uni­ver­si­tés, mais qui n'a ja­mais convain­cu. « Le pre­mier pro­jet Idex, en 2011, n'a pas abou­ti car il pro­po­sait une gou­ver­nance qua­si-dic­ta­to­riale », as­sure un proche du dos­sier. « C'était un pro­jet of­fen­sif, avec un con­seil res­treint », nuance un autre, tou­jours sous cou­vert d'ano­ny­mat. En 2016, c'est un mo­dèle « sans dé­sir ni in­ten­tion d'évo­luer vers une uni­ver­si­té de re­cherche in­té­grée » que dé­nonce le ju­ry in­ter­na­tio­nal. Le mo­dèle qui a fi­na­le­ment été pré­sen­té dé­but 2017 tente de faire la syn­thèse entre gou­ver­nance unique et res­pect des pou­voirs en place.

UNE UNI­VER­SI­TÉ À DEUX VI­TESSES ?

Le pro­jet pré­sen­té par Phi­lippe Raim­bault au ju­ry in­ter­na­tio­nal Idex, au Com­mis­saire gé­né­ral aux in­ves­tis­se­ments et au mi­nis­tère de l'en­sei­gne­ment su­pé­rieur et de la re­cherche est unique en France et ré­pond aux en­jeux du site tou­lou­sain. Afin de res­pec­ter des iden­ti­tés et des ca­len­driers propres à chaque éta­blis­se­ment, tout en créant une ban­nière com­mune « Uni­ver­si­té de Tou­louse », Phi­lippe Raim­bault a pro­po­sé la créa­tion d'un éta­blis­se­ment ex­pé­ri­men­tal, « à mi-che­min entre le grand éta­blis­se­ment et la Co­mue [mo­dèle ac­tuel, ndlr], pour le main­tien des per­son­na­li­tés ju­ri­diques ». Ain­si, il a été dé­ci­dé que deux ni­veaux d'in­té­gra­tion se­raient pos­sibles (voir p. 6) : un « noyau dur » de membres in­té­grés pour ceux qui ac­ceptent de par­ta­ger un en­semble large de com­pé­tences et qui au­ront vo­ca­tion à aban­don­ner leur per­son­na­li­té ju­ri­dique. Vien­drait en­suite un « deuxième cercle » de membres qui ac­ceptent de par­ta­ger un socle de com­pé­tences fon­da­men­tales (éla­bo­ra­tion des stra­té­gies, in­té­gra­tion de la re­cherche et di­plo­ma­tion), mais ne sou­haitent pas adhé­rer aux com­pé­tences en ma­tière de flux fi­nan­ciers, de RH et, sur­tout, qui n'en­vi­sagent pas d'aban­don de la per­son­na­li­té ju­ri­dique. Par­mi ce deuxième cercle fi­gure no­tam­ment l'uni­ver­si­té Tou­louse 1 Capitole, ce qui ne manque pas d'ir­ri­ter plu­sieurs par­ties pre­nantes du dos­sier : « C'est aber­rant, UT1 Capitole a tout à perdre avec cette lo­gique-là », en­tend-on dans les cou­loirs de l'uni­ver­si­té. « UT1 mise beau­coup sur l'ef­fet Jean Ti­role [Prix No­bel d'éco­no­mie 2014] pour mettre en va­leur son iden­ti­té, mais Jean Ti­role n'est pas UT1 et Jean Ti­role ne se­ra pas tou­jours là », com­mente même un élu lo­cal. « En ré­su­mé, l'uni­ver­si­té Capitole sou­haite un éta­blis­se­ment éli­tiste, por­té par TSE » , souffle Da­niel La­croix, pré­sident de l'uni­ver­si­té Jean-jau­rès. À no­ter d'ailleurs que TSE fi­gure au clas­se­ment de Shan­ghai, et pas UT1. Mais pour la pré­si­dente D'UT1 Co­rinne Mas­ca­la, hors de ques­tion d'opé­rer ce qu'elle consi­dère comme une fu­sion : « La ri­chesse d'un site, c'est sa di­ver­si­té. Je ne suis pas fa­vo­rable à l'uni­for­mi­té. La per­son­na­li­té ju­ri­dique d'un éta­blis­se­ment, c'est sa ré­pu­ta­tion et son image. Chaque uni­ver­si­té doit pou­voir dé­ci­der de ses re­cru­te­ments et de sa po­li­tique scien­ti­fique, c'est ce qui fait sa ri­chesse », dé­cla­rait- elle au mo­ment où Phi­lippe Raim­bault a pré­sen­té son pro­jet. À no­ter que dans sa vo­lon­té de par­ti­ci­per à la cons­truc­tion de l'uni­ver­si­té de Tou­louse, UT1 a néan­moins vo­té en fa­veur du pro­jet lors du Con­seil d'ad­mi­nis­tra­tion. « Ce nou­veau pro­jet n'est pas une fu­sion, contrai­re­ment à ce que disent les op­po­sants, mais une in­té­gra­tion, dé­fend Da­niel La­croix. Il est im­por­tant que nous mu­tua­li­sions les mis­sions que l'on gagne à faire en­semble, que ce soit en ma­tière de re­cherche, de for­ma­tion doc­to­rale, de vi­si­bi­li­té à l'in­ter­na­tio­nal. À l'in­verse, il faut gar­der de la proxi­mi­té pour gé­rer ce qui n'a pas be­soin de re­mon­ter : l'es­sen­tiel des for­ma-

Ouf de sou­la­ge­ment, mer­cre­di 15 mars : la Ville rose peut re­can­di­da­ter à l'idex !

tions, le re­cru­te­ment des en­sei­gnants-cher­cheurs… C'est le mo­dèle que je dé­fends mais on ne sait pas trop jus­qu'où on de­vra al­ler ju­ri­di­que­ment », ad­met-il. Phi­lippe Raim­bault a beau avoir l'es­sen­tiel de la com­mu­nau­té uni­ver­si­taire et po­li­tique der­rière lui, le mo­dèle sus­cite des craintes : les étu­diants craignent de voir les frais de sco­la­ri­té aug­men­ter, les per­son­nels re­doutent des éco­no­mies d'échelle et les en­sei­gnants ap­pré­hendent un pi­lo­tage tech­no­cra­tique.

COMMENT DÉ­FI­NIR L'EX­CEL­LENCE ?

Autre as­pect qui rend le dos­sier très « tou­chy » ( peu de monde sou­haite d'ailleurs s'ex­pri­mer pu­bli­que­ment et en toute sin­cé­ri­té sur ce dos­sier) : le mo­dus ope­ran­di. « Je suis un peu scan­da­li­sé des condi­tions dans les­quelles nous avons tra­vaillé. Si le mo­dèle de la Co­mue ne conve­nait pas, il fal­lait que le ju­ry le dise avant. La conven­tion at­tri­bu­tive a été va­li­dée par le Pre­mier mi­nistre [ en 2013]. Nous avons per­du des an­nées », pointe Da­niel La­croix. « La mé­thode choi­sie sous Sar­ko­zy de s'en re­mettre à un ju­ry in­ter­na­tio­nal pour dé­ci­der de qui al­lait de­ve­nir de rang mon­dial ou pas rend les gens com­plè­te­ment dingues, as­sure une autre source proche du dos­sier. L'éva­lua­tion qui a été faite quand l'idex a été per­du n'était ab­so­lu­ment pas rai­son­nable. Trois per­sonnes sont ve­nues pen­dant deux jours, elles ne sont pas al­lées dans le fond des choses. » Dif­fi­cile, d'ailleurs, de dé­ci­der qui est d'en­ver­gure mon­diale ou ne l'est pas, la ques­tion de l'« ex­cel­lence » étant toute sub­jec­tive. Faut-il sub­ven­tion­ner les la­bo­ra­toires dans les­quels les cher­cheurs sont les plus re­nom­més et qui pu­blient le plus d'ar­ticles ? Faut-il au contraire pri­vi­lé­gier ceux qui sont sur des niches peu connues mais au po­ten­tiel énorme ? Comment sa­voir quel pro­jet de re­cherche ac­tuel va don­ner des ré­sul­tats ex­tra­or­di­naires de­main ? Dans le nou­veau pro­jet, le choix est fait de mettre l'ac­cent sur la trans­ver­sa­li­té entre les sciences de la ma­tière et de la vie, l'in­gé­nie­rie, les arts et les hu­ma­ni­tés, « un atout ma­jeur et dif­fé­ren­ciant du site tou­lou­sain, por­teur d'in­no­va­tions ma­jeures pour la com­pré­hen­sion des dé­fis so­cié­taux contem­po­rains », in­dique le site In­ter­net de l'uni­ver­si­té. En 2013, le consor­tium Tou­louse Tech a été créé pour ren­for­cer les sy­ner­gies et at­ti­rer dans la ré­gion les meilleurs étu­diants et cher­cheurs des do­maines des écoles membres : l'en­ac (aé­ro-dé­fense), l'icam (in­gé­nie­rie), L'INP Tou­louse (agro­no­mie, chi­mie, gé­nie élec­trique), l'in­sa Tou­louse ( sciences ap­pli­quées), l'isaeSu­pae­ro (aé­ro­nau­tique), les Mines-al­bi ( in­gé­nie­rie), l'ins­ti­tut Cham­pol­lion (sciences) et l'uni­ver­si­té Tou­louse 3 PaulSa­ba­tier ( sciences). Tou­louse se po­si­tionne par ailleurs comme Ville eu­ro­péenne de la science 2018 en ac­cueillant l'esof, un fo­rum in­ter­na­tio­nal consa­cré à la science et or­ga­ni­sé pour la pre­mière fois en France. 150 la­bo­ra­toires tou­lou­sains sont mo­bi­li­sés. L'oc­ca­sion d'af­fer­mir (ou créer) le sen­ti­ment d'ap­par­te­nance à l'uni­ver­si­té tou­lou­saine.

LE GRAND CHAMBARDEMENT IM­MO­BI­LIER

Se­lon le clas­se­ment 2016-2017 des villes étu­diantes pu­blié par L'étu­diant, Tou­louse ar­rive en troi­sième po­si­tion, der­rière Gre­noble et Rennes. Mont­pel­lier (qui a dé­cro­ché ré­cem­ment le la­bel Isite, un « pe­tit Idex ») ar­rive sixième, et Bor­deaux, dont le la­bel Idex a été confir­mé en mai 2016, n'est « que » sep­tième. L'idex ne fait donc pas tout. L'at­trac­ti­vi­té de l'uni­ver­si­té de Tou­louse passe aus­si par la ré­no­va­tion mas­sive de son parc im­mo­bi­lier pour ga­gner en es­pace, en confort, en fonc­tion­na­li­té. UT1 Capitole, qui est – avec celles de Cler­montFer­rand et de Poi­tiers – l'une des trois uni­ver­si­tés de France pro­prié­taire de ses murs, bé­né­fi­cie d'une si­tua­tion ex­cep­tion­nelle : le centre- ville. Re­vers de la mé­daille : le manque de mètres car­rés. Plu­sieurs chan­tiers ont ain­si été lan­cés ces der­nières an­nées par la fac de lettres (voir p. 9). Le pro­jet phare concerne la cons­truc­tion de la fu­ture Tou­louse School of Eco­no­mics (TSE) en­ta­mée dès 2013 – 10 000 m2, des bu­reaux, un am­phi­théâtre et des salles de cours – qui se­ront li­vrés en 2019, avec trois ans de re­tard. L'autre chan­tier d'en­ver­gure en cours concerne le ra­chat par l'uni­ver­si­té du par­king de la ci­té ad­mi­nis­tra­tive, si­tué au coeur du cam­pus. Et puis il y a le serpent de mer, le dé­mé­na­ge­ment de Sciences Po Tou­louse : l'éta­blis­se­ment ac­tuel­le­ment si­tué rue des Puits-creu­sés et dont les lo­caux sont vé­tustes, de­vrait, par un jeu de chaises mu­si­cales, être re­lo­gé à la Ma­nu­fac­ture des ta­bacs, dès que les étu­diants de TSE au­ront em­mé­na­gé dans leurs nou­veaux lo­caux. Mais UT1 n'a pas le mo­no­pole des chan­tiers. Après trois ans de tra­vaux, le cam­pus Mi­rail de l'uni­ver­si­té Jean-jau­rès a été inau­gu­ré of­fi­ciel­le­ment le 24 no­vembre 2016. C'est la pre­mière uni­ver­si­té de France en­tiè­re­ment re­cons­truite, et le ré­sul­tat est im­pres­sion­nant : 23 hec­tares ré­no­vés, dont 1 100 places de par­king, 320 lo­ge­ments étu­diants, un vil­lage ESS, le gym­nase, le bâ­ti­ment de la pré­si­dence, L'UFR Langues, cultures et ci­vi­li­sa­tions étran­gères, un res­to U. Un des chan­tiers les plus am­bi­tieux et com­plexes a été la re­cons­truc­tion de L'UFR de Psy­cho­lo­gie (7 922 m2 de lo­caux dé­mo­lis et 9 655 m2 re­cons­truits). En­fin, L'UT3 Paul-sa­ba­tier a, quant à elle, bien que pé­na­li­sée par des fi­nances ex­sangues, in­ves­ti dans un au­di­to­rium com­plè­te­ment ré­no­vé, qui porte le nom de Marthe-con­dat, pre­mière agré­gée de mé­de­cine en France en 1923, et qui a étu­dié et en­sei­gné à Tou­louse.

UT3 EN POINTE POUR L'IN­NO­VA­TION PÉ­DA­GO­GIQUE

À la ré­no­va­tion des murs s'as­so­cie dé­sor­mais presque na­tu­rel­le­ment la ré­no­va­tion des mé­thodes d'en­sei­gne­ment. L'in­no­va­tion pé­da­go­gique, UT3 Paul-sa­ba­tier en a fait un che­val de ba­taille, avec, en 2016, un vrai coup d'ac­cé­lé­ra­teur pour plu­sieurs pro­jets de fab labs, fabs­paces, jar­dins agroé­co­lo­giques et de tra­vail col­la­bo­ra­tif… L'ob­jec­tif : rap­pro­cher le monde de la re­cherche de ce­lui des en­tre­prises, en fai­sant tra­vailler côte à côte cher­cheurs et étu­diants, en­sei­gnants et grands groupes dans une phi­lo­so­phie plus proche de l'ex­pé­ri­men­ta­tion (avec le Néo­cam­pus, par exemple) que du cours ma­gis­tral (voir p. 10). Dans ce sillage, UT1 Capitole a inau­gu­ré à la fin 2016 son Lear­ning Cen­ter, ver­sion mo­derne et connec­tée de la bonne vieille BU. De quoi don­ner en­vie de (re) prendre les études ?

L'UT1 Capitole a trans­for­mé sa bi­blio­thèque uni­ver­si­taire en un « lear­ning cen­ter » connec­té.

Ma­rie-france Bar­thet, Bru­no Sire, Ber­trand Mon­thu­bert et Oli­vier Si­mo­nin.

Le nou­veau cam­pus du Mi­rail, qui a coû­té 202 M€, se veut être un cam­pus du­rable.

Au coeur du quar­tier des sciences, le siège de l'uni­ver­si­té de Tou­louse a été inau­gu­ré le 22 fé­vrier 2016.

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