« J’ai quand même eu un des­tin as­sez ex­cep­tion­nel »

SAEED AL-OWAI­RAN, au­teur d’un des plus beaux buts de l’his­toire de la Coupe du monde, est de­ve­nu tour à tour un hé­ros, un pa­ria et a même pas­sé sept mois en pri­son.

L'Équipe - - COUPE DU MONDE 2014 - DU­BAÏ – (EAU) J.-PH. C. BRÉSILQUATRIÈME, VINGT-QUATREANSAPRÈS JEAN-PHI­LIPPE COINTOT

« GAR­DEZ-VOUS un sou­ve­nir pré­cis de votre but in­croyable contre la Bel­gique. Dé­jà, vous sou­ve­nez-vous de la date ? – ( Il ré­flé­chit lon­gue­ment.) Je me­sou­viens del’an­née, bien sûr, du­mois, mais pas du jour pré­ci­sé­ment. En cher­chant bien, je crois que ce match coïn­ci­dait avec les épreuves du bac­ca­lau­réat en Ara­bie saou­dite. Au pays, les gens ont dû re­gar­der cette ren­contre à 2 heures du ma­tin. Quand avez-vous com­pris que vous ve­niez d’ins­crire un but de lé­gende ? – Juste après le coup de sif­flet fi­nal quand, dans le ves­tiaire, un­de­mes­par­te­naires est ve­nu me­dire : « Qu’est-ce que tu nous as fait Saeed ? » En­suite, Et le but en lui-même, ras­su­rez-nous, il est tou­jours en bonne place dans votre mé­moire... – Oui, quand même! Le match avait lieu à mi­di à Wa­shing­ton et il fai­sait vrai­ment très très chaud. Moi, d’ha­bi­tude, je jouais der­rière les at­ta­quants, mais là, sur uneac­tion de­jeu, je me­suis­re­trou­vé dans mon­propre camp. Après avoir ré­cu­pé­ré un ballon d’Al-Ja­wad ( au centre du ter­rain, de­vant sa dé­fense), j’ai im­mé­dia­te­ment pris (la diagonale) vers le cou­loir droit pen­dant que Al-Bi­shi s’en­ga­geait dans l’autre cou­loir pour faire diversion. Donc, j’ai eu, d’un coup, beau­coup d’es­pace de­vant moi. Fran­che­ment, au mo­ment d’en­ta­mer cette course in­ter­mi­nable balle au pied, pen­siez-vous que cette ac­tion al­lait se conclure par un but ? – Non, fran­che­ment, je n’ai ja­mais en­vi­sa­gé cette is­sue. Ce de­vait juste être une contre-at­taque ba­nale com­meil y en a beau­coup au cours d’une ren­contre. Je re­monte tout le ter­rain, j’éli­mine quelques joueurs belges (cinq) et je frappe du droit. Presque na­tu­rel­le­ment. Et... ? – Ce­la m’a em­bar­qué dans des his­toires as­sez étranges. C’est-à-dire ? – Bon, des jour­naux amé­ri­cains, je ne vais pas ci­ter leurs noms, m’ont pro­mis un mil­lion de dol­lars pour ra­con­ter mon his­toire. Des contrats ont été si­gnés, je ne sais pas par qui, mais moi je n’ai ja­mais vu cet ar­gent. Je ne sais pas où ces dol­lars se sont éva­po­rés. lorsque nous sommes ren­trés à l’hô­tel, qui était sub­mer­gé par les sup­por­ters saou­diens, tout le monde, mê­me­le­per­son­nel amé­ri­cain, m’a té­moi­gné une énorme sym­pa­thie. Ce­la pre­nait de telles pro­por­tions, c’était tel­le­ment in­croyable que là, quelques heures seule­ment après la fin du match, j’ai en­fin com­pris ce qui ve­nait de se pas­ser. Vous avez, un jour, dé­cla­ré que ces quelques se­condes s’ap­pa­ren­taient à un or­gasme… –( Il rit, amu­sé, et re­prend son sé­rieux.) C’était en­core beau­coup plus fort que ça. Mê­me­si je le re­con­nais, la com­pa­rai­son est très bonne. La FI­FA a même avan­cé que ce but fai­sait par­tie des cinq plus beaux du siècle... – À l’époque, la FI­FA l’avait, en fait, clas­sé à la sixième place, si je ne me trompe pas. Mais, de­puis peu, il a été re­clas­sé à la troi­sième place. Et quand, exac­te­ment, avez-vous pris conscience que, du jour au len­de­main, vous al­liez de­ve­nir un hé­ros na­tio­nal ? – Quand, le len­de­main, j’ai fait les unes de­tous­les­jour­naux,chez­moienA­ra­bie saou­dite, aux États-Unis et dans le monde en­tier. D’un seul coup, j’étais connu un peu par­tout sur cette pla­nète et… (il se tait). Vous de­vez bien avoir une idée, quand même...

EN 1997, LORS DE LA COUPE DES CON­FÉ­DÉ­RA­TIONS, EN ARA­BIE SAOU­DITE, J’AI ÉTÉ SIF­FLÉ AU MO­MENT DE LA PRÉ­SEN­TA­TION DES JOUEURS. CHEZ MOI. 60000 PER­SONNES M’ONT HUÉ

– Il pa­raît que quel­qu’un du staff de la Fé­dé­ra­tion saou­dienne s’en est em­pa­ré. Ce se­rait lui qui au­rait ar­ran­gé le contrat avec les ma­ga­zines amé­ri­cains… Après, je ne sais pas ce qui s’est pas­sé. Tout de même… –(Il sou­rit.) Il yaeu­beau­coupd’his­toires étranges à mon su­jet. Quelques jours après ce but contre les Belges, j’ai éga­le­ment re­çu une offre de la marque de bière Hei­ne­ken. Je de­vais prendre une bou­teille dans la main, comme ça (il mime le geste) et van­ter la marque. Pour cette pu­bli­ci­té, Hei­ne­ken me pro­po­sait trois mil­lions de dol­lars. Mais le prince Fay­çal a re­fu­sé et m’a dit : « Si tu fais ça, je te coupe… le doigt. » C’était une fa­çon de par­ler. C’était dif­fi­cile pour un Saou­dien de faire de la pub pour de l’al­cool. Même pour trois mil­lions de dol­lars. J’ai aus­si re­çu des offres pu­bli­ci­taires de so­cié­tés amé­ri­caines, bré­si­liennes, es­pa­gnoles ou por­tu­gaises, mais on n’a ja­mais vou­lu me don­ner l’au­to­ri­sa­tion. Vous au­riez pu de­ve­nir très riche ? – J’au­rais pu, oui, mais j’ai juste tou­ché, comme tous les autres joueurs, les 80000 dol­lars de primes de la Fé­dé­ra­tion saou­dienne. C’est tout ! – Je ne vais pas le ca­cher, j’ai éga­le­ment re­çu des primes consé­quentes de­la part de cer­tains princes saou­diens. Alors oui, je suis de­ve­nu… re­la­ti­ve­ment riche. Il ya mê­meun­prince qui m’a offert une voi­ture de 200 000dol­lars. Un cou­pé al­le­mand toutes op­tions ? – Oui, noir, ma­gni­fique et il pos­sé­dait un nu­mé­ro VIP. Le 101. Dans la ré­gion, un nu­mé­ro VIP, ce­la coûte des mil­lions. Mais je l’ai ven­due. Quand on se re­trouve su­bi­te­ment sous les pro­jec­teurs, peut-on vivre sans en payer le prix ? –( Il baisse la tête.) Non, on ne peut pas. Vous avez rai­son. Il yaun­prix à payer. Quel fut le prix à payer, pour vous ? – La no­to­rié­té est tou­jours à double tran­chant. Il y a les gens qui vous aiment et les autres, les dé­trac­teurs, qui na­gen­te­neaux­troubles. Et, croyez-moi, quand vous de­ve­nez cé­lèbre, ils sont de plus en plus nom­breux. Pho­tos Jean-Claude Pi­chon et Phi­lippe Ca­ron/ L’Équipe Uni­que­ment à cause de votre no­to­rié­té ? – Oui, parce que j’étais cé­lèbre. Ils ont vou­lu m’en faire payer le prix. La po­lice re­li­gieuse (les Mut­ta­wa) est ve­nue me cher­cher chez moi. Ils de­vaient être une soixan­taine et je me suis im­mé­dia­te­men­tre­trou­vé en­pri­son. J’étais un­hé­ros na­tio­nal et, tout à coup, je tom­bais de mon­pié­des­tal. J’ai pris sept mois. Puis, un jour de ra­ma­dan, vous avez été in­vi­té à une soirée par­ti­cu­lière à Riyad … – Ef­fec­ti­ve­ment, j’ai été in­vi­té dans une soirée àRiyad, oui, oùil ya­vait­beau­coup de per­sonnes, dont des femmes (des prostituées li­ba­naises). Ons’amu­sait, on bu­vait un peu. Beau­coup ? On bu­vait, mais si ce­la avait été ailleurs, la soirée se­rait pas­sée in­aper­çue. Mal­heu­reu­se­ment,c’étai­tenA­ra­bie­saou­dite.Àl’époque, je pos­sé­dais cinq voi­tures et, pour ne­pa­sê­tre­re­pé­ré, j’en pre­nais une­dif­fé­rente chaque nuit. Cette nuit-là, j’ai­com­misl’er­reur de prendre la Mer­cedes qui était connue des au­to­ri­tés et on m’a coin­cé. Je ne sais pas si on m’a dé­non­cé, mais beau­coup de per­sonnes, dont des­princes qui comp­taient par­mi mes dé­trac­teurs, se sont achar­nés sur­moi. Sept mois pour avoir bra­vé les in­ter­dits ? – Oui, c’est com­me­ça­dans­mon­pays. On vous a pla­cé dans une pri­son VIP ? –( Rires.) Non,pa­su­ne­pri­sonVIP­même si, je dois le reconnaître, j’ai bé­né­fi­cié de cer­taines fa­ci­li­tés. Les­quelles ? – Je pou­vais re­ce­voir mes amis, les joueurs­de­mon­club­qui­sont­tous­ve­nus me voir. Je pou­vais aus­si m’en­traî­ner tous les ma­tins. Mais je n’étais pas dans un pa­lace. Di­sons que j’ai pu m’en­tre­te­nir comme je le vou­lais. D’ailleurs, dès que je suis sor­ti, j’ai aus­si­tôt dis­pu­té un match amical avec mon club, Al-Sha­bab, alors en­traî­né par Jean Fer­nan­dez. J’ai mar­qué trois buts. Je n’avais rien per­du de mes­qua­li­tés. Puis, j’ai de nou­veau été ap­pe­lé en équipe na­tio­nale après une longue sus­pen­sion de trois ans par Car­los Al­ber­to Par­rei­ra, le nou­veau sé­lec­tion­neur, pour la Coupe du monde 1998 qui se jouait chez vous, en France.

DES JOUR­NAUX AMÉ­RI­CAINS M’ONT PRO­MIS UN MIL­LION DE DOL­LARS POUR RA­CON­TER MON HIS­TOIRE. DES CONTRATS ONT ÉTÉ SI­GNÉS, MAIS JE N’AI JA­MAIS VU CET AR­GENT

La pri­son n’a pas mo­di­fié votre état d’es­prit ? – Si, bien sûr, ce­la m’a mar­qué. C’est quand même une épreuve. Mais ce­la m’a per­mis de connaître mes­vé­ri­tables amis. Cer­tains princes (ils sont près de 5 000 en Ara­bie saou­dite) m’ont en­fon­cé, mais plu­sieurs m’ont sou­te­nu. À l’époque, vous aviez vingt-sept ans. Avez-vous com­pris votre condam­na­tion ? – Fi­na­le­ment, quand j’y ré­flé­chis, cette épreuve au­ra quand mê­meé­té­po­si­tive. C’est vrai, j’étais jeune et j’ai tou­jours vou­lu m’amu­ser. Mal­heu­reu­se­ment, je vis­dan­sun­pay­soùi­lya­beau­coupde( il cherche ses mots)… ré­gle­men­ta­tions strictes. Beau­coup de ta­bous. Pour moi, tout ce­la n’est pas nor­mal, mais les faits sont là. J’étais un bat­tant sur le ter­rain, il afal­lu queje le de­vienne en­de­hors pour sup­por­ter tout ça. J’ai ap­pris que quand tu es im­pli­qué dans une af­faire de ce genre, tu dois faire face tout seul. Est-il vrai qu’en sor­tant de pri­son, vous êtes al­lé de­man­der par­don à ge­noux à l’émir Fay­çal Ben Fahd, le fils du roi ? – Àge­noux ? Non, j’ai ob­te­nu une grâce car des princes étaient al­lés plai­der ma cause au plus haut ni­veau… Vos dé­ra­pages, votre in­car­cé­ra­tion ont quand même eu des consé­quences sur votre car­rière parce que vous n’avez pas pu jouer à l’étran­ger. – J’ai re­çu beau­coup d’offres de clubs eu­ro­péens. Por­tu­gais, es­pa­gnols et mê­med’un­club­bré­si­lien­quia­mis­quatre mil­lions de dol­lars sur la table. Mais, à l’époque, la Fé­dé­ra­tion saou­dienne ne nous au­to­ri­sait pas à nous ex­pa­trier. Ce­la n’a rien à voir avec mo­naf­faire. Et je peux vous le dire au­jourd’hui, c’est le plus grand re­gret de ma­car­rière. Spor­ti­ve­ment et fi­nan­ciè­re­ment. Parce que, dans­mon­club,j’avai­sun­con­trat­qui­fai­sait presque rire… Rire ? – Oui (et il rit à son tour). Ren­dez-vous compte, je tou­chais 50 000 riyals ( en­vi­ron 9000eu­ros) par mois. Une me­sure de ré­tor­sion ? – Je ne sais pas. Mais il est vrai que mon club n’a, au­jourd’hui en­core, ja­mais vou­lu or­ga­ni­ser mon­ju­bi­lé. Votre vie n’a quand même pas été si lu­gubre ? – Mais en 1994, par exemple, j’étais mi­li­taire (garde royal) et je de­vais al­ler m’en­traî­ner à 5 heures du ma­tin avant d’al­ler à mon travail. Tout ça, les gens l’ont ou­blié. Y a-t-il en­core des per­sonnes qui vous en veulent en Ara­bie saou­dite ? – Dieu mer­ci, je suis très ai­mé, mê­me­si ce n’est pas par tout le monde. Pour­tant, j’ai beau­coup don­né à mon club et à la sé­lec­tion. Par exemple, en 1997, lors de la Coupe des Con­fé­dé­ra­tions, qui avait lieu en Ara­bie saou­dite, j’ai même été sif­flé au mo­ment­de­la pré­sen­ta­tion des joueurs. Chez moi, à Riyad. 60 000 per­sonnes m’ont hué. Vous vous ren­dez compte ? Il y a par­fois un tel fa­na­tisme chez les gens… Vous avez tou­jours ai­mé vous amu­ser... – En­core une fois, je suis com­me­tout le monde. C’est nor­mal de vivre. Quand j’étais joueur, cer­tains princes m’in­vi­taient pour me­faire des ca­deaux ou me don­ner del’ar­gent et, moi, j’in­vi­tais alors tous mes­par­te­naires pour qu’ils en­pro­fitent aus­si. Pour tout vous dire, j’en ai même fait pro­fi­ter des jour­na­listes saou­diens. En sa­chant ce que vous sa­vez main­te­nant, si c’était à re­faire, re­fe­riez-vous exac­te­ment a même chose ? Que ce soit pour votre car­rière ou dans votre vie ? – Mon seul re­gret, c’est de ne pas être par­ti à l’étran­ger pour ga­gner un peu plus d’ar­gent. Àl’époque, chez moi, une prime de vic­toire cor­res­pon­dait à 500 dol­lars. Un match nul rap­por­tait 300 dol­lars. Au­jourd’hui, en Ara­bie saou­dite, des joueurs pos­sèdent des contrats fa­bu­leux. Des joueurs qui n’ont ja­mais rem­por­té un titre ni rien fait en équipe na­tio­nale émargent à plus de 10 mil­lions de dol­lars ( 7,3 M€) par an. In­croyable ! Votre exis­tence n’est tout de même pas un en­fer. Que faites-vous exac­te­ment ? – Je suis agent FI­FA et je tra­vaille es­sen­tiel­le­ment avec des joueurs du Golfe. Je suis même à l’ori­gine de la ve­nue du Bel­geMi­chelP­reud’hom­me­com­meen­traî­neur dans mo­nan­cien club Al-Sha­bab la sai­son der­nière. Vous sa­vez, ce­lui à qui j’ai mar­qué ce fa­meux but en Coupe du monde aux États-Unis... Mais pour tout vous dire, quel­qu’un est pas­sé der­rière moi pour ré­cu­pé­rer la com­mis­sion sur son trans­fert. Ce monde-là est as­sez, di­sons… par­ti­cu­lier. Pas très propre. Je di­rai mê­me­qu’il est mal­sain. Avez-vous eu l’in­ten­tion, un jour, d’al­ler vivre ailleurs ? – Non. Onm’afait beau­coup de pro­po­si­tions mais ce­la res­te­ra tou­jours mon pay­set je l’aime mal­gré­tout. Je suis par­fois frus­tré, mais c’est chez moi. Êtes-vous au­jourd’hui un homme apai­sé, heu­reux ? – Heu­reux et sur­tout apai­sé, oui ! Heu­reux parce que je suis is­su d’une fa­mille très mo­deste, pauvre même. Nous étions six frères et vi­vions dans une toute pe­tite mai­son, ce­la n’a pas été fa­cile tous les jours. Au­jourd’hui, j’ai réus­si, je suis connu et je n’ai donc pas le droit de me­plaindre. Quel est votre rap­port à la France ? De­puis quand n’êtes-vous pas ve­nu chez nous ? – Je viens souvent chez vous. J’aime ce pays. Pre­miè­re­ment, pour­la­li­ber­té dont vous bé­né­fi­ciez. Vous pou­vez vous mettre en short dans la rue, boire un coup tran­quille­ment. Faire votre vie comme vous l’en­ten­dez. J’aime votre style de vie. Le ca­fé, le crois­sant au pe­tit dé­jeu­ner, les filles en mini jupe… Je viens souvent à Pa­ris, avec les princes qui m’in­vitent ré­gu­liè­re­ment. Nous al­lons à Longc­hamp pour les courses de che­vaux. C’est une vraie pas­sion. Fi­na­le­ment, la vie est belle ? –Dieu mer­ci, je suis heu­reux et com­blé. J’ai un gar­çon de dix-huit ans qui ne fait pas de foot. Heu­reu­se­ment. Je n’ai pas en­vie qu’il marche sur mes traces, ce­la au­rait été trop dur, pour lui, de por­ter le même nom que moi sur les ter­rains d’Ara­bie saou­dite. Mais ma­vieest belle, oui, je le re­con­nais. J’ai quand mê­meeu un­des­tin as­sez ex­cep­tion­nel… »

STÉ­PHANE GUI­VARC’H

Aa­près quinze mois de sus­pen­sion pour usage de co­caïne et un ré­gime pour perdre ddu poids, Die­go Ma­ra­do­na dis­pute, à trente-trois ans, sa qua­trième phase ffi­nale. Ex­cellent contre la Grèce (4-0) et le Ni­ge­ria (2-1), il ne dis­pu­te­ra pour­tant pas le troi­siè

Jus­qu’à la fin de la Coupe du monde, L’Équipe vous pro­pose de vous plon­ger dans l’his­toire du Mon­dial à tra­vers les interviews de per­son­nages mar­quants des pré­cé­dentes édi­tions. Sur le ter­rain, par­fois en de­hors, tous ont mar­qué la mé­moire col­lec­tive....

1994, 1998. Al-Sha­bab (1988-2001). – Vain­queur : Ligue des cham­pions arabes 1992 et 1999, Coupe d’Asie des vain­queurs de Coupe 2001, Su­per­coupe arabe 1996 et 2001, Coupe du Golfe des clubs cham­pions 1993, 1994, Coupe d’Ara­bie saou­dite 1989, 1993 et...

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