Fe­kir, en­fin le sou­rire

Deux ans après avoir ra­té l’Eu­ro à cause d’une grave bles­sure, l’at­ta­quant lyon­nais a été re­te­nu pour dis­pu­ter sa pre­mière grande com­pé­ti­tion in­ter­na­tio­nale.

L'Équipe - - FOOTBALL - BILEL GHAZI

LYON – Hier, en fin de ma­ti­née, à qua­rante- huit heures de la ré­cep­tion de Nice, Nabil Fe­kir af­fi­chait une dé­ter­mi­na­tion af­fir­mée au mo­ment d’évo­quer cette ren­contre dé­ci­sive dans la lutte pour le po­dium. Mais au mo­ment où il était in­ter­ro­gé sur l’an­nonce à ve­nir de la liste des vingt- trois Bleus retenus pour dis­pu­ter la Coupe du monde 2018, le ca­pi­taine de l’OL fai­sait pa­ra­doxa­le­ment preuve de dé­ta­che­ment. « Je vis l’at­tente su­per bien, af­fir­mait- il dans un sou­rire. Fran­che­ment, je ne suis pas stres­sé et je ne pense pas qu’à ça. J’ai tout fait pour y être. Je pense avoir don­né le maxi­mum. Mainte- nant, il y a un sé­lec­tion­neur et il a des choix à faire. » Quelques heures plus tard, en dé­but de soi­rée, ces choix com­pos­taient fi­na­le­ment le billet pour la Rus­sie de l’at­ta­quant rho­da­nien. Deux ans après avoir ra­té l’Eu­ro en France au terme d’une sai­son gâ­chée par une grave bles­sure au ge­nou droit lors d’un match ami­cal face au Por­tu­gal ( 1- 0, le 4 sep­tembre 2015), Fe­kir ( 24 ans) va donc dé­cou­vrir sa pre­mière com­pé­ti­tion in­ter­na­tio­nale. La ré­com­pense, no­tam­ment, de ce qui consti­tue la meilleure sai­son de sa car­rière en club ( 23 buts et 7 passes dé­ci­sives). En bleu, cer­taines in­ter­ro­ga­tions avaient tou­te­fois pu sur­gir ces der­niers mois et ou­vraient ain­si le dé­bat sur sa pré­sence en Rus­sie. De son en­trée en jeu dé­ce­vante face au Luxem­bourg ( 0- 0, le 3 sep­tembre 2017) à son ab­sence du ras­sem­ble­ment de mars en raison d’une ar­thro­sco­pie au ge­nou droit, en pas­sant par le dé­bat sur sa po­ly­va­lence. « Si je suis pris en sé­lec­tion, ça se­ra à moi de tout faire pour être dé­ci­sif lorsque le sé­lec­tion­neur fe­ra ap­pel à moi, nous confiait- il en mi­lieu de se­maine der­nière. Je pense pou­voir ap­por­ter par ma tech­nique, mes coups de pied ar­rê­tés, mon ex­plo­si­vi­té ou en­core ma conser­va­tion de balle… » Un en­semble de qua­li­tés qui a pro­ba­ble­ment convain­cu Di­dier Des­champs de cou­cher le nom de Fe­kir sur une liste où il le consi­dère comme l’un de ses quatre at­ta­quants axiaux.

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