Une deuxième fi­nale

L’OM doit sur­mon­ter sa dé­cep­tion de la fi­nale de C 3 pour battre Amiens de­main. Ac­cro­cher le po­dium n’est pas vital mais né­ces­saire pour gran­dir.

L'Équipe - - FOOTBALL - VINCENT GAR­CIA E. M.

im­pos­sible, à condi­tion que Ba­lo­tel­li opte pour l’OM. D’autres joueurs sont sui­vis en at­taque et des dis­cus­sions se sont te­nues pour Karl To­ko Ekam­bi ( 25 ans), sous contrat avec An­gers jus­qu’en juin 2020. Même s’il réa­lise une sai­son abou­tie ( 17 buts en L1), il ne colle pas vrai­ment au por­trait- ro­bot du serial bu­teur et l’in­té­rêt de l’OM, qui a dé­jà fil­tré, semble sur­tout ser­vir à faire mon­ter les en­chères avec Villar­real, qui a ef­fec­tué une pre­mière pro­po­si­tion à 16 M€.

En­fin, il fau­dra trou­ver un ou deux dé­fen­seurs cen­traux pour épau­ler Ra­mi, in­suf­fler da­van­tage de concur­rence dans ce sec­teur et évi­ter, sur­tout, de faire re­cu­ler Luiz Gus­ta­vo comme ces der­nières se­maines. Ro­lan­do ( 32 ans) est en fin de contrat, Gar­cia ai­me­rait le conser­ver, mais aucune dis­cus­sion n’a eu lieu pour le mo­ment et ses sou­cis phy­siques à ré­pé­ti­tion pour­raient si­gner la fin de l’aven­ture. Quant à Ab­den­nour, prê­té pour deux ans par le Valence CF, le mes­sage est clair de­puis des mois : l’OM ne compte plus sur lui. Les tra­vaux sont an­non­cés. LE match de la se­maine pour l’OM n’était, fi­na­le­ment, pas la fi­nale de la Ligue Eu­ro­pa contre l’At­lé­ti­co de Ma­drid ( 0- 3), mer­cre­di, mais ce­lui à ve­nir contre Amiens de­main. Il fau­dra que les Mar­seillais se re­mettent vite les idées en place et les corps aus­si, même si, pour Di­mi­tri Payet, ce se­ra évi­dem­ment trop juste. La der­nière jour­née de L1 est dé­sor­mais pour eux l’unique moyen de par­ti­ci­per à la Ligue des cham­pions la sai­son pro­chaine. Ce n’était pas l’ob­jec­tif fixé en dé­but de sai­son. Les joueurs, res­tés à Lyon mer­cre­di soir et ren­trés hier ma­tin sur Mar­seille, étaient en­core abat­tus par le ré­sul­tat jus­qu’à tard dans la nuit. Et ils le se­ront long­temps.

Mais, pour at­té­nuer leur dé­cep­tion, ils se di­saient être tom­bés sur un trop gros mor­ceau. L’énorme oc­ca­sion de Va­lère Ger­main et le cont­rôle man­qué de Frank An­guis­sa han­te­ront quand même long­temps les es­prits. Alors mieux vaut une fi­nale de C 3 que ne pas pas­ser le pre­mier tour de C1 ? Par­ti­ci­per à l’épreuve re i ne pour­rait per­mettre au Cham­pions Pro­ject de ga­gner un ou deux ans, en termes de re­ve­nus gé­né­rés et d’at­trac­ti­vi­té sur le mar­ché des trans­ferts. Cette sai­son, Ru­di Gar­cia a « sur­per­for­mé » avec un ef­fec­tif qui n’était peut- être pas taillé pour ça. Mais, pour fran­chir un cap, il fau­dra que l’en­traî­neur mar­seillais et son di­rec­teur spor­tif An­do­ni Zu­bi­zar­re­ta aient plus de flair à cer­tains postes. Les chan­tiers sont donc nom­breux ( voir par ailleurs). « On com­mence à avoir une équipe, ex­pli­quait Adil Ra­mi, mer­cre­di. Ça ne fait pas long­temps que l’ac­tion­naire a re­pris le club. L’OM re­vient de loin. Je suis sûr que

« per­tur­ba­tions dans le pu­blic » « actes de van­da­lisme » « al­lu­mage de fu­mi­gènes » « jets d’objets » « coup d’en­voi re­tar­dé »

ra­ciste

» Mar­seille dans trois, quatre ou cinq ans, se­ra une équipe qui fe­ra mal en Ligue des cham­pions. »

Si le fair- play fi­nan­cier veille, fi­nir hors po­dium ne met pas en­core en pé­ril le mo­dèle éco­no­miq u e d u p r o p r i é t a i r e F r a n k McCourt, con­trai­re­ment aux der­nières an­nées du tan­dem Vincent L a b r u n e - Ma rg a r i t a L o u i s - Drey­fus. La sai­son ter­mi­née à la qua­trième place sous Marcelo Biel­sa, en 2015, avait eu des consé­quences beau­coup plus fâ­cheuses. Jacques- Hen­ri Ey­raud, l’ac­tuel pré­sident, s’agace quand il lit ou en­tend que son club pour­rait tout perdre. Il a rap­pe­lé lors de sa tour­née mé­dia­tique avant la fi­nale que la sai­son était dé­jà une réus­site.

Le di­ri­geant olym­pien, tout comme son en­traî­neur, avait an­non­cé en dé­but d’exer­cice que le club de­vait faire mieux que la sai­son der­nière ( 5e). L’ob­jec­tif est rem­pli, mais il se­rait dom­mage, quand même, que cet OM ne soit pas ré­com­pen­sé pour sa sai­son, au­tre­ment qu’avec une place qua­li­fi­ca­tive pour une nou­velle Ligue Eu­ro­pa. Avec 77 points en cas de vic­toire face à Amiens, les Mar­seillais, en d’autres temps, au­raient pu être cham­pions et, dans tous les cas, ils au­raient fi­ni à coup sûr dans les trois pre­miers.

C’est dire com­ment la concur­rence avec Mo­na­co et Lyon au­ra été fé­roce. Mais le clas­se­ment ac­tuel n’est pas illo­gique, les Olym­piens n’ayant ré­col­té que deux points ( sur 18) face au top 3. Vu la dif­fé­rence de buts de l'ASM (+ 37 contre + 32) et son ad­ver­saire de­main ( Troyes), ils de­vront plu­tôt comp­ter sur un faux pas lyon­nais. Un match nul de l’OL face à Nice, com­bi­né à une vic­toire de l'OM contre Amiens, suf­fi­rait à ra­vir la troi­sième place, di­rec­te­ment qua­li­fi­ca­tive pour la C 1 de­puis la vic­toire ma­dri­lène. C’est le scé­na­rio rê­vé par tout Mar­seille de­puis mer­cre­di soir.

Il se­rait dom­mage, quand même, que cet OM ne soit pas ré­com­pen­sé

« comportement « al­lu­mage de fu­mi­gènes » « mise en place et le lan­ce­ment de feux d’ar­ti­fice et des troubles dans le stade » lors du dé­pla­ce­ment à Bil­bao ( 2- 1, le 15 mars) et con­dam­né l’OM à 30 000 eu­ros d’amende et à l’in­ter­dic­tion de vendre des billets à ses sup­por­ters pour ses deux pro­chains matches à l’ex­té­rieur ( le se­cond avec un sur­sis de deux ans). Une in­ter­dic­tion de dé­pla­ce­ment a donc été pur­gée à Leip­zig, le 5 avril, en quarts de fi­nale al­ler ( 0- 1). Mais le pro­chain match eu­ro­péen à l’ex­té­rieur, en dé­but de sai­son pro­chaine, se fe­ra sans sup­por­ters.

À la suite des di­vers in­ci­dents qui ont émaillé la fi­nale de la Ligue Eu­ro­pa à Lyon, mer­cre­di, l’UEFA a sans sur­prise ou­vert un cas dis­ci­pli­naire contre l’OM, visé pour , , et . L’At­lé­ti­co de Ma­drid est, de son cô­té, pour­sui­vi pour

( ban­de­role) et . Les deux fi­na­listes connaî­tront leurs sanc­tions le 31 mai. Pour le club pho­céen, au vu de l’im­por­tance des troubles consta­tés, il faut s’at­tendre à des dé­ci­sions sé­vères de la com­mis­sion de dis­ci­pline de l’UEFA. , D’au­tant que ce ne sont pas les pre­mières in­car­tades ob­ser­vées cette sai­son. L’UEFA avait dé­jà re­pro­ché la

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.