Choc de dy­na­mique

In­vain­cus cette an­née à do­mi­cile, les Ajac­ciens re­çoivent des Ha­vrais in­ar­rê­tables de­puis un mois.

L'Équipe - - FOOTBALL - LAURENT GRANDCOLAS

Mar­di soir, après la vic­toire face à Brest ( 2- 0), le ves­tiaire ha­vrais est res­té bien calme. Pas de cris, ni d’ef­fu­sion de joie. De­puis un mois, les joueurs nor­mands sont cloî­trés dans une bulle. Un huis clos men­tal qui les a to­ta­le­ment trans­for­més : huit matches, sept vic­toires et une sixième ren­contre d’af­fi­lée mar­di sans prendre le moindre but. « Je connais­sais les qua­li­tés de ce groupe, qui ex­plosent dans cette fin de sai­son nous confiait Os­wald Tan­chot, l’en­traî­neur normand. Ils sont en confiance, jouent en­semble, s’adaptent à leur ad­ver­saire. Après, il y a dans le foot des choses qui ne s’ex­pliquent pas. »

Comme quand une équipe sur­vole son su­jet quelques jours après le dé­cès de Sam­ba Diop ( 18 ans), jeune Ha­vrais dont le sou­ve­nir ha­bite tout le monde au club : « Per­sonne n’en parle, mais il est dans la tête de tous. Il est pré­sent, ajou­tait Tan­chot. On sent quelque chose. C’est ir­ra­tion­nel mais un ange veille sur nous. » Une bonne étoile qui n’a pas em­pê­ché, hier soir, la com­mis­sion de dis­ci­pline de sus­pendre pour un match Amos You­ga, ex­pul­sé mar­di soir après un échange hou­leux avec Jean- Marc Fur­lan, l’en­traî­neur bres­tois.

L’ACA s’est re­po­sée

Une ab­sence qui pour­rait pe­ser lourd compte te­nu de l’im­pact phy­sique du joueur. Car la ren­contre s’an­nonce âpre et les or­ga­nismes sont dé­jà bien usés. L’ avan­tage à ce ni­veau se­ra net­te­ment ajac­cien ce soir. Cette se­maine, les joueurs d’ Oli­vier Pan­ta­lon i ont pure char­ger les bat­te­ries et ont re­gar­dé leur ad­ver­saire mar­di soir dans une soi­rée ca­na­pé confor­table.

« Les joueurs ont hâte de re­trou­ver le ter­rain. Il y a une énorme dé­ter­mi­na­tion chez eux » , avouait l’en­traî­neur ajac­cien. Non seule­ment la se­maine a per­mis de re­trou­ver des forces phy­siques mais a aus­si ra­fraî­chi les têtes : « On a tous cru pou­voir dé­lo­ger Nîmes de la deuxième place et une usure men­tale s’est ins­tal­lée quand on va vu que ce ne se­rait plus pos­sible. Ce qui ex­plique un peu notre fin de sai­son ( une vic­toire en cinq matches), ajou­tait Pan­ta­lo­ni. Mais c’est di­gé­ré. On joue à la mai­son où le groupe se sent fort. On doit être à la hauteur de ce ren­dez- vous. » Sur­tout quand on sait que le per­dant des bar­rages, face au 18e de Ligue 1 ( pro­gram­més les 23 et 27 mai), est le pre­mier re­pê­ché en cas de re­lé­ga­tion par la DNCG d’un club de l’élite. Un en­jeu de plus.

Le Ha­vrais Ya­cou­ba Cou­li­ba­ly ( à g.) se dis­pute le bal­lon avec l'Ajac­cien Yann Boé Kane lors du match entre le HAC et l'ACA ( 2- 0, le 27 avril).

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