« Il me rap­pelle Neil Back »

Notre consul­tant Oli­vier Magne ne cache pas son ad­mi­ra­tion pour le troi­sième- ligne lyon­nais Liam Gill, dont le pro­fil se rap­proche de ce­lui de l’an­cien flan­ker an­glais des an­nées 1990- 2000.

L'Équipe - - RUGBY -

Liam Gill est ar­ri­vé en France à l'été 2016 dans l'ano­ny­mat le plus com­plet. Le jeune troi­sième- ligne aus­tra­lien ( 25 ans) comp­tait pour­tant quinze sé­lec­tions avec les Wal­la­bies – certes toutes comme rem­pla­çant –, la pre­mière à tout juste vingt ans, face aux All Blacks, en 2012. À Tou­lon, la sai­son der­nière, il n'a pas tar­dé à s'im­po­ser, dis­pu­tant vingt- cinq matches, dont la fi­nale de Top 14 per­due contre Cler­mont ( 22- 16). Li­bé­ré à contre- coeur par Mou­rad Boud­jel­lal pour évi­ter un dé­pas­se­ment du sa­la­ry cap, Gill a re­bon­di au LOU, où il s'est im­po­sé comme un élé­ment in­dis­pen­sable. Cette sai­son, il a joué vingt- trois matches sur vingt- six pos­sibles et af­fiche des sta­tis­tiques im­pres­sion­nantes ( lire par ailleurs). Oli­vier Magne dé­crypte le phé­no­mène, élu par L'Équipe dans son équipe type de l'an­née 2017.

« La pre­mière chose à la­quelle je pense quand on parle de Liam Gill, c’est évi­dem­ment son pro­fil de pla­queur- grat­teur. Les sta­tis­tiques en at­testent ( 11e meilleur pla­queur du Top 14, 4e meilleur grat­teur), il ex­celle dans ce sec­teur. C’est un joueur qui ar­rive ra­pi­de­ment sur les zones où il y a le bal­lon, ce qui dé­note deux choses : une ac­ti­vi­té énorme, ser­vie par une condi­tion phy­sique ir­ré­pro­chable ( il joue sou­vent 80 mi­nutes) et un sens du pla­ce­ment très in­té­res­sant. Il a un pro­fil un peu à la Mi­chael Hoo­per ( flan­ker des Wal­la­bies aux 79 sé­lec­tions), même s’il est moins connu. Un joueur comme lui, il vaut mieux l’avoir dans son équipe que contre soi. C’est un poi­son per­ma­nent. »

« Il risque de jouer un vi­lain tour à Boud­jel­lal, qui pour­rait re­gret­ter de l’avoir lais­sé fi­ler. Même s’il est par­ti en bons termes, il au­ra un goût de re­vanche. Face à l’at­taque flam­boyante du RCT, son rôle se­ra pré­pon­dé­rant. Il a l’avan­tage d’avoir évo­lué la sai­son pas­sée à Tou­lon et de connaître une bonne par­tie des joueurs. Même si le sys­tème a chan­gé avec l’ar­ri­vée de Fa­bien Gal­thié, ce­la va lui don­ner de la confiance. Pour­quoi ? Car il connaît des pe­tits dé­tails sur ses ad­ver­saires qui peuvent faire la dif­fé­rence : des at­ti­tudes au contact, des ha­bi­tudes avec ou sans bal­lon, un cô­té de cro­chet pri­vi­lé­gié, un chan­ge­ment de bras… Il peut se dire : “tel joueur, il vaut mieux que je le plaque en haut, tel autre en bas…” À l’in­verse, les Tou­lon­nais le connaissent aus­si et s’ils ar­rivent à l’éteindre, à di­mi­nuer son rayon d’ac­tion, ils se se­ront en­le­vé une bonne épine du pied. »

2016- 2017 : 2017- 2018 :

Tou­lon­nais l’an der­nier, Liam Gill s’ap­prête à dé­fier ses ex- par­te­naires. Tou­lon. Lyon.

Troi­sième- ligne de l'équipe de France de 1997 à 2007

( 89 sél.).

4 Grands Che­lems en Tour­noi des

Cinq/ Six na­tions

( 1997, 1998, 2002 et 2004).

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