« Une chance in­ouïe »

Alexis Pin­tu­rault, triple médaillé olym­pique, es­père bien être de l’aven­ture en 2023 dans sa sta­tion de Cour­che­vel.

L'Équipe - - SKIALPIN - S. K.

« Com­ment avez- vous vé­cu le ver­dict ?

Chez moi, de­vant le Facebook live de la Fé­dé­ra­tion. On avait bon es­poir, mais il y a tou­jours de la pres­sion, un peu de ten­sion avant le vote. J’avais évi­dem­ment sui­vi la can­di­da­ture de très près. Les échos étaient positifs, mais l’in­cer­ti­tude de­meu­rait. Le dos­sier de Cour­che­vel- Mé­ri­bel était at­trac­tif, bien fi­ce­lé, ç' a été notre grande force, et le fait de ne pas avoir ac­cueilli les Mon­diaux en France de­puis 2009 a aus­si pe­sé.

Vous au­rez trente et un ans en fé­vrier 2023, on vous ver­ra donc sur les pistes de ces Mon­diaux ?

C’est clai­re­ment l’ob­jec­tif : être pré­sent dans cinq ans. Avoir les Cham­pion­nats du monde dans son pays, c’est dé­jà une sa­crée chance, mais alors car­ré­ment chez moi, dans ma sta­tion de Cour­che­vel où au­ront lieu les courses mas­cu­lines, c’est une chance in­ouïe.

Cette or­ga­ni­sa­tion peut- elle don­ner un gros coup d’ac­cé­lé­ra­teur au ski al­pin en France ?

C’est dif­fi­cile de pré­voir les ré­per­cus­sions fu­tures, mé­dia­tiques ou éco­no­miques, mais avoir des Mon­diaux à do­mi­cile re­pré­sente tou­jours une pu­bli­ci­té formidable pour un sport, et peut créer des vo­ca­tions chez les plus jeunes.

Un mot sur la piste des Jo­ckeys qui se­ra uti­li­sée pour les épreuves mas­cu­lines ?

Elle existe dé­jà, même si elle de­vra être amé­na­gée, no­tam­ment pour la des­cente. On ver­ra une course de ni­veau très éle­vé, avec des beaux sauts et beau­coup de vi­tesse ! L’aire d’ar­ri­vée est si­tuée au Praz, près des trem­plins olym­piques, c’est un bel espace pour ac­cueillir du pu­blic. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.