Fo­gni­ni, toutes flammes de­hors

L'Équipe - - TENNIS - V. C.

De­puis le dé­but du tour­noi, le cen­tral du Fo­ro Ita­li­co s’en­flamme pour Fa­bio Fo­gni­ni. « Le pu­blic me com­prend et, moi, je com­prends ce que veut le pu­blic » , ré­sume le cer­veau le plus vo­la­til du cir­cuit. Hier, l’Ita­lien s’est qua­li­fié pour son pre­mier quart en Mas­ters 1000 de­puis Mia­mi 2017, et le pre­mier de sa car­rière à Rome. Au­jourd’hui, mal­gré une pro­gram­ma­tion avan­cée ( 12 heures), les ti­fo­si se­ront en­core à fond der­rière lui. Et pour cause : c’est Na­dal qui se dresse sur sa route. Na­dal, qu’il a do­mi­né deux fois sur sept sur terre bat­tue, et une fois à l’US Open après avoir re­mon­té deux sets de han­di­cap.

« Ce n’est pas la seule fois où je l’ai ren­voyé chez lui pas content » , as­sène Fo­gni­ni, pour­tant cons­cient de la tâche qui l’at­tend. L’Es­pa­gnol n’aime guère les chan­ge­ments de rythme im­pri­més par Fo­gni­ni. Qui se fé­li­cite sur­tout d’avoir re­trou­vé « un ser­vice qui me pro­cure un ou deux points gra­tuits par jeu » et, sur­tout, un re­tour ef­fi­cace sur ser­vice « ki­cké » . « Contre Thiem, j’ai pu ex­pé­ri­men­ter les deux op­tions : soit re­lan­cer deux mètres der­rière la ligne de fond, soit cou­per la tra­jec­toire et en­trer dans la balle. C’est par­fait. Merci Do­mi­nic ! »

Fo­gni­ni es­time avoir gom­mé beau­coup de ses frus­tra­tions. « Contre Go­jowc­zyk, je me suis mon­tré so­lide en ga­gnant en deux sets, dit- il. Je n’ai pas lais­sé trop d’éner­gie. Et contre Thiem, je me suis prou­vé que je pou­vais ga­gner un match sans jouer mon meilleur ten­nis. Or, c’est ça la marque de fa­brique de Na­dal. Tout le monde sait qu’il est le meilleur joueur de terre bat­tue de l’his­toire. Mais de­main est un autre jour. Je vais es­sayer de prendre le maxi­mum de plai­sir. »

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