Mont­pel­lier forte tête

So­lide face à Nantes, le MHB compte à nou­veau deux points d’avance sur le PSG à deux jour­nées du terme. Le 15e titre se des­sine…

L'Équipe - - HANDBALL - PHI­LIPPE PAILHORIES

MONT­PEL­LIER – Mont­pel­lier n’est pas en­core cham­pion, mais le che­min s’est tout de même dé­ga­gé hier au soir. Et dé­sor­mais, il ne vien­drait à per­sonne l’idée ba­roque d’igno­rer les ap­ti­tudes, le tem­pé­ra­ment de cette drôle d’es­couade em­bar­quée dans une drôle d’aven­ture.

Nantes n’avait aucune en­vie de se ré­ser­ver, se mé­na­ger dans la pers­pec­tive de sa de­mi- fi­nale de Ligue des cham­pions face au PSG, la se­maine pro­chaine à Co­logne. Même cha­hu­té en pre­mière pé­riode ( 15- 10, 24e), la faute à des gar­diens trop peu ins­pi­rés, le H est ain­si re­ve­nu dans la par­tie, jus­qu’à ef­frayer un ad­ver­saire un peu étour­di ( 19- 20, 41e).

Mais les Hé­raul­tais ont alors trou­vé la force d’exis­ter dans un jeu de tran­si­tion la plu­part du temps ini­tié par un Vincent Gé­rard di abo­li que ( 14 ar­rêt s à 34 %), les ac­cé­lé­ra­tions du pim­pant Mi­chaël Gui­gou ( en­core 8 buts), mais sur­tout cette force col­lec­tive à nulle autre pa­reille. « On a lou­pé trop de choses, rous­pète un Ni­co­las Tour­nat, le pi­vot de Nantes exempt de re­proches, ce n’est d’ailleurs pas très sé­rieux, il faut se ré­veiller. »

À deux jour­nées de la fin, Mont­pel­lier compte donc deux points d’avance sur des Pa­ri­siens qui guet­te­ront le faux pas, mar­di à Saint- Ra­phaël ou alors le 31 mai, jour du bais­ser de ri­deau face à Dun­kerque. « On n’a re­le­vé qu’une par­tie du chal­lenge, sou­pire d’ailleurs le pi­vot de Mont­pel­lier, Lu­do­vic Fabregas, et ce ré­sul­tat n’est évi­dem­ment pas un abou­tis­se­ment. Mais il y a tout de même des signes positifs, de l’en­vie, de la concen­tra­tion, cette ca­pa­ci­té aus­si à ne pas cra­quer dans les mo­ments dif­fi­ciles. »

Long­temps, sur le bord du ter­rain, les Mont­pel­lié­rains ont sa­vou­ré ce bon­heur. Non pas parce qu’ils pensent pou­voir dé­jà bro­der une 15e étoile à leur li­quette, mais parce qu’ils ont frap­pé un grand coup face à une grande équipe. « Beau­coup de monde pense que nous ne sommes pas ca­pables d’al­ler au bout, sou­rit Fabregas, et nous avons en­vie de dé­mon­trer le contraire. De nos trois ad­ver­saires, Nantes était le plus co­riace, mais Saint- Ra­phaël comme Dun­kerque ont en­core beau­coup de choses à ga­gner et nous al­lons abor­der ces ren­dez­vous avec la même hu­mi­li­té. »

À Saint- Ra­phaël, Pa­trice Ca­nayer et ses hommes es­pèrent d’ailleurs faire coup double face à un ad­ver­saire qui dis­pu­te­ra ce week- end le Fi­nal Four de la Coupe de l’EHF : ga­gner le droit d’y croire jus­qu’au bout, ce­lui aus­si de s’en­vo­ler pour Co­logne l’es­prit to­ta­le­ment tran­quille.

Nantes pour­suit ce même deuxième ob­jec­tif et le coach Thier­ry An­ti n’était, bien sûr, pas très content de l’at­ti­tude de ses hommes hier soir. « On ne peut pas ga­gner une par­tie de cette in­ten­si­té sans gar­dien de but, pes­tet- il. Cette fois, la dif­fé­rence était fla­grante. On a pro­duit des choses in­té­res­santes, mais cer­tains se voient quand même plus forts qu’ils ne sont. J’es­père que ça va leur re­mettre les pieds sur terre… »

“Ce ré­sul­tat n’est pas un abou­tis­se­ment LU­DO­VIC FABREGAS

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