Le MHR l'a amer

Mont­pel­lier aga­gné mais avait d’autres am­bi­tions face à Édim­bourg. Les Hé­raul­tais se contentent de ce court suc­cès .

L'Équipe - - RUGBY - PHI­LIPPE PAILHORIES

MONT­PEL­LIER – I l s boudent t ous, comme un soir de dé­faite. C’est un signe d’am­bi­tion, peut- être le dé­sir de plaire en plus de ce­lui de ga­gner. « On vou­lait les cinq points, dit le ma­na­ger Vern Cotter. Il faut avoir un état d’es­prit ba­sé sur l’of­fen­sive, il faut prendre des ini­tia­tives, dé­ve­lop­per le jeu que l’on a vu pen­dant les vingt pre­mières mi­nutes. »

Mont­pel­lier a pour­tant si­gné une en­tame vic­to­rieuse ( 21- 15). Ça ne lui était plus ar­ri­vé de­puis 2013 et un suc­cès à Tré­vise ( 27- 10). Mais Mont­pel­lier avait d’autres en­vies, des in­ten­tions plus nobles. « Il n’y a que la vic­toire de po­si­tive, clame même le ca­pi­taine Louis Pi­ca­moles. Le conte­nu est vrai­ment in­suf­fi­sant, la deuxième mi- temps mé­diocre. Il y a du tra­vail. On sa­vait que c’était un autre ni­veau, on l’a vu. »

Cent passes d’écart ( 197 contre 92), près de deux fois plus de mètres par­cou­rus bal­lons en main ( 590 contre 322), à peine 32 % de pos­ses­sion, voi­là pour des sta­tis­tiques ef­fec­ti­ve­ment en fa­veur des Écos­sais. « On a pour­tant mis beau­coup de rythme en pre­mière mi­temps, sou­pire Cotter, mais on a su­bi en se­conde. Je ne sais pas si c’est le match de la se­maine pas­sée contre Tou­lon, dense et phy­sique, et le fait que l’on a seule­ment eu six jours de ré­cup. Mais on a un pe­tit peu som­bré. Et on s’en sort avec un peu de chance. »

Un aver­tis­se­ment sans frais, alors, mais un aver­tis­se­ment quand même. « On ne va pas s’alarmer non plus, nuance Pi­ca­moles, mais il va fal­loir, ef­fec­ti­ve­ment, tra­vailler plus pour faire mieux. Le point du bo­nus n’au­rait pas em­pê­ché la re­mise en ques­tion que l’on va avoir cette se­maine. On n’a pas été propres tech­ni­que­ment, et il va fal­loir s’ha­bi­tuer à ces hautes in­ten­si­tés, à tra­vailler la ri­gueur, la tech­nique dans ces mo­ments où on est dans le dur. On manque au­jourd’hui de pa­tience, on se pré­ci­pite, ce sont des dé­tails, et ce n’est mal­heu­reu­se­ment pas nou­veau. Si l’on veut exis­ter dans cette com­pé­ti­tion, il faut au moins être plus co­hé­rent. »

Le MHR l’ a ét é en dé­fense. 190 pla­quages à 90 % de réus­site. Il l’a été en dé­pit d’une équipe une nou­velle fois bri­co­lée puisque Vern C o t t e r n e d i s p o s a i t d ’ a u c u n ou­vreur de mé­tier. À l’image de l’équipe, Ruan Pie­naar a d’ailleurs al­ter­né le bon et le net­te­ment in­suf­fi­sant. Et puis sur­tout le MHR n’a pas cra­qué comme l’an pas­sé au Leins­ter ou de­vant Exe­ter. « On a te­nu, c’est vrai, ap­pré­cie Cotter, mais il faut que l’on se pré­pare da­van­tage phy­si­que­ment. New­castle ( le pro­chain ad­ver­saire le wee­kende pro­hain) joue sur un ter­rain syn­thé­tique et on peut s’at­tendre à beau­coup de rythme une fois en­core. La vraie bonne nou­velle, c’est que l’on va dis­po­ser de huit jours pour pré­pa­rer cette ren­contre. » Pour re­trou­ver le sou­rire…

, , “On s’en sort avec un peu de chance VERN COTTER, MA­NA­GER DE MONT­PEL­LIER

Louis Pi­ca­moles vient d'in­ter­cep­ter une passe de Ken­ne­dy et file vers l'es­sai mais il est re­pris par Ch­ris Dean qui le plaque au bal­lon. Il n'y au­ra pas de qua­trième es­sai hé­raul­tais, sy­no­nyme de bo­nus of­fen­sif.

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