Le gros coup de Lyon

La vic­toire à Guin­gamp conju­guée aux mau­vais ré­sul­tats de Mont­pel­lier et Lille re­met l’OL dans le bon tem­po.

L'Équipe - - FOOTBALL - H. P.

C’est peut- être un mo­ment qui comp­te­ra dans la sai­son lyon­naise. À la mi- temps, me­nés par la lan­terne rouge ( 0- 1) qui ne comp­tait jus­qu’alors au­cune vic­toire à do­mi­cile, les Olym­piens se trou­vaient au bord du gouffre. L’équipe s’était dés­in­té­grée : manque d’agres­si­vi­té, de jus­tesse, de sim­pli­ci­té dans le jeu. L’ombre d’un doute pla­nait sur le Rou­dou­rou…

Pour la deuxième sor­tie du 3- 5- 2, Bru­no Ge­ne­sio a même ré­flé­chi à mo­di­fier son sché­ma dès la pause mais il a fi­na­le­ment conser­vé cette base. Il a glis­sé Mem­phis De­pay der­rière Mar­tin Ter­rier, en­tré à la place d’un Ndom­bele fa­ti­gué ( 57e), et Mous­sa Dem­bé­lé, puis des­cen­du Hous­sem Aouar à cô­té de Lu­cas Tou­sart. Même si dès le dé­but de la deuxième pé­riode l’OL af­fi­chait dé­jà un autre vi­sage, la re­dis­tri­bu­tion des cartes après l’en­trée d’un très bon Ter­rier a per­tur­bé les Bre­tons. « On a été ca­pables de ré­agir dans la tem­pête » , sou­li­gnait l’en­traî­neur. Le terme n’est pas trop fort tant une dé­faite ( voire un nul) à Guin­gamp, der­nier du Cham­pion­nat, au­rait en­traî­né des re­mises en cause. « Bravo à l’équipe, in­sis­tait Ge­ne­sio, et à ceux qui sont sor­tis du banc. C’est un signe im­por­tant, ça n’a pas été le cas for­cé­ment tout le temps. À la mi- temps, on a re­ca­dré cer­taines choses. On ne se trou­vait pas suf­fi­sam­ment mais ce sont sur­tout les joueurs qui ont cor­ri­gé le tir. Et il ne faut pas ou­blier la fa­tigue liée au gros com­bat ath­lé­tique contre Hof­fen­heim. »

Autre sa­tis­fac­tion : la fa­meuse ef­fi­ca­ci­té dans les deux sur­faces ab­sente contre Hof­fen­heim. Dans ce sché­ma, l’OL a bien fer­mé les portes, ne concé­dant que peu d’oc­ca­sions à son ad­ver­saire ( 2 tirs ca­drés dont un pe­nal­ty). Et les ar­ti­fi­ciers se sont ré­veillés, pla­çant l’OL juste der­rière le PSG au clas­se­ment des at­taques de L 1. La dé­faite de Mont­pel­lier et le nul de Lille ont ajou­té à ce week- end lyon­nais réus­si. « Quand on est unis, per­sonne ne peut nous battre, » pré­ve­nait Mar­ce­lo. C’est dire si ce suc­cès a dé­jà ra­me­né une belle dose de confiance dans un groupe qui va pou­voir pro­fi­ter se­rei­ne­ment de la trêve.

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