« Le dé­but du re­mue- mé­ninges » Ma­ri­nette Pi­chon,

Meilleure bu­teuse de l’his­toire des Bleues ( 81 réa­li­sa­tions), sou­ligne que le ti­rage au sort marque le lan­ce­ment de la com­pé­ti­tion pour les joueuses.

L'Équipe - - FOOTBALL - NA­THAN GOURDOL

« Com­ment aborde- t- on un ti­rage au sort en tant que joueuse ?

Il y a à la fois l’ex­ci­ta­tion, la pas­sion qui tourne au­tour de l’évé­ne­ment et l’an­goisse des équipes que tu vas ti­rer dans le groupe. Les joueuses se pro­jettent, comme les sup­por­ters. Dans les têtes, on ré­flé­chit énor­mé­ment à l’ap­proche du mo­ment. Tu sais per­ti­nem­ment que le groupe dans le­quel tu se­ras va condi­tion­ner ton par­cours. Si tu tapes des gros clients d’en­trée, ça peut être un han­di­cap. Mais ça peut aus­si dé­clen­cher une dy­na­mique et de­ve­nir un avan­tage. Tout se bous­cule. Vu les équipes pré­sentes dans le deuxième pot, il y au­ra for­cé­ment du lourd pour les Fran­çaises. L’écart de ni­veau se ré­duit de ma­nière gé­né­rale mais on sent quand même qu’il y a des na­tions qui res­tent clai­re­ment de­vant.

Quelles sont les équipes à évi­ter dans le pot 2 ?

Pour moi, c’est le Bré­sil et les Pays- Bas. Les Pays- Bas ont été cham­pions d’Eu­rope avec une grosse équipe, so­li­daire, avec un état d’es­prit qui leur a per­mis de ren­ver­ser n’im­porte qui. Le Bré­sil a rem­por­té la Copa Ame­ri­ca en et n’est ja­mais un ad­ver­saire à sous- es­ti­mer. Dans ce pot, toutes les équipes sont re­dou­tables. Il y au­ra peut- être des styles qui convien­dront plus à la France. Les Pays- Bas et le Bré­sil ne re­fusent pas le jeu, ils ouvrent énor­mé­ment. L’Espagne c’est plus dé­fen­sif, comme le Ja­pon. Le plus abor­dable, c’est peu­têtre la Nor­vège, même si c’est très phy­sique, c’est une na­tion qui re­vient un peu au pre­mier plan. Et puis il n’y au­ra pas Ada He­ger­berg. Je trouve dom­mage que la joueuse ré­com­pen­sée du Bal­lon d’Or ne soit pas là, j’ai­me­rais vrai­ment qu’elle change d’avis ( en désac­cord avec sa fé­dé­ra­tion, la Nor­vé­gienne re­fuse de jouer en sé­lec­tion de­puis août 2017).

Est- ce le vé­ri­table lan­ce­ment de la com­pé­ti­tion pour les Bleues ?

C’est le dé­but de l’opé­ra­tion. On sait sur quoi on va tra­vailler, je sais que Co­rinne ( Diacre) com­men­ce­ra dès de­main à pré­pa­rer son plan de ba­taille en fonc­tion des ad­ver­saires. Après le ti­rage, le groupe va com­men­cer à ima­gi­ner les hy­po­thèses, les par­cours de chaque équipe, qui on peut re­trou­ver si on fi­nit en tête de sa poule… Je di­rai que c’est le dé­but du re­mue- mé­ninges, le lan­ce­ment of­fi­ciel de la com­pé­ti­tion dans la tête des joueuses. »

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