Si­mon, la FFR sa­vait

Le Monde in­dique que l'équipe de Ber­nard La­porte n'a pas te­nu compte des mises en garde concer­nant le dé­pas­se­ment du pla­fond lé­gal lié au sa­laire du vice- pré­sident Serge Si­mon.

L'Équipe - - RUGBY -

Ven­dre­di der­nier, le Monde ré­vé­lait que la ré­mu­né­ra­tion du vice- pré­sident de la FFR Serge Si­mon ( photo), un des trois élus sa­la­riés, était su­pér i eure au pl afo nd l égal ( de 4 % en­vi ro n) . Ré­mu­né­ré au maxi­mum de ce qui est per­mis dans une as­so­cia­tion d'uti­li­té pu­blique à but non lu­cra­tif ( en­vi­ron 9 800 eu­ros bruts men­suels, cor­res­pon­dant à trois fois la pre­mière tranche de la sé­cu­ri­té so­ciale), Si­mon bé­né­fi­cie d'une voi­ture de fonc­tion. C'est cet avan­tage en na­ture qui crée le dé­pas­se­ment. Ce non- res­pect du pla­fond pla­çait la FFR dans l'illé­ga­li­té au re­gard de l'ad­mi­nis­tra­tion fis­cale. Et pou­vait re­mettre en cause le car a c t è r e d é s i n t é r e s s é d e l a g e s t i o n d e l'as­so­cia­tion et donc l'as­su­jet­tir à de nou­velles taxes. Au Monde, le tré­so­rier Alexandre Mar­ti­nez di­sait avoir dé­cou­vert le pro­blème « cet au­tomne » et at­tri­buait cette « er­reur bête » aux « ser­vices Res­sources Hu­maines » , tout en pré­ci­sant que la si­tua­tion avait été ré­gu­la­ri­sée en am­pu­tant la fiche de paie du vice- pré­sident « du dé­pas­se­ment cor­res­pon­dant » .

Des aver­tis­se­ments dès dé­cembre 2016

Pour­tant, s'ap­puyant sur plu­sieurs élé­ments, le quo­ti­dien af­fir­mait avec cer­ti­tude hier que l'état­ma­jor de la FFR avait été aler­té en dé­cembre 2 0 1 6 , s ur l a rè gle à re s - p e c t e r e t l e r i s q u e à s ' y s o u s t r a i r e .

L'équipe de

La­porte avait e l l e - m ê m e sol­li ci t é les co n s e i l s d e ju­ristes sur ce su­jet. Elle avait les ré­ponses en main avant le co­mi­té di­rec­teur du 14 dé­cembre 2016, ce­lui où furent vo­tées les ré­mu­né­ra­tions des trois élus. Les voi­tures de fonc­tion du se­cré­taire gé­né­ral ( M. Dul­lin) et du tré­so­rier ( M. Mar­ti­nez) ap­pa­raissent, comme il se doit, sur leurs fiches de paie dès le dé­part. Pas pour Si­mon. Pour­quoi ? Les aver­tis­se­ments conti­nuent en 2017 afin de ré­gu­la­ri­ser cette si­tua­tion. Ils res­tent lettre morte. Pour­quoi ? Même le pôle des res­sources hu­maines, poin­té du doigt par Mar­ti­nez, au­rait aler­té les hauts di­ri­geants. L'avan­tage en na­ture de Si­mon ne se­ra in­té­gré à sa ré­mu­né­ra­tion, se­lon M. Mar­ti­nez, qu'en oc­tobre 2017. Une pre­mière par­tie de la faute a été cor­ri­gée avec dix mois de re­tard alors que la FFR dis­po­sait des in­for­ma­tions. Mais la faute a per­du­ré puisque Si­mon dé­pas­sait dès lors le pla­fond lé­gal.

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