« C ʼ est un com­bat »

Alexis Pin­tu­rault, dé­ce­vant lors du pre­mier géant de la sai­son à Bea­ver Creek ( 14e), ra­conte sa face de Bel­le­varde. Il s'y est im­po­sé à trois re­prises ( géants 2017 et 2016 et sla­lom 2012).

L'Équipe - - SKIALPIN - My. A.

La par­ti­cu­la­ri­té de la face de Bel­le­varde

« Val d'Isère n'est ja­mais une Coupe du monde comme les autres, on court en France. On n'a pas énor­mé­ment d'oc­ca­sions de skier de­vant notre public. À cette pé­riode, c'est tou­jours la course pour ré­cu­pé­rer du décalage ho­raire des États- Unis ( il est ren­tré lun­di), mais avec l'ex­pé­rience on gère mieux.

Le pro­fil de la face de Bel­le­varde est très tech­nique et , gé­né­ra­le­ment, c'est très bien pré­pa­ré ici. Ça rend la piste très exi­geante et on n'a pas le droit à l'er­reur. Il y a beau­coup de pente, j'ai tou­jours ai­mé la tech­ni­ci­té, les murs et ici on a presque que ça.

C'est cer­tai­ne­ment pour ça que j'ai bien réus­si ici. On ne peut pas vrai­ment par­ler de plai­sir pen­dant qu'on skie, il n'y a pas de plai­sir dans des sen­sa­tions dif­fi­ciles. Le plai­sir vient après la course, en ré­flé­chis­sant à ce qu'on a réus­si à mettre en place, en se di­sant que c'était un beau com­bat, une belle ba­garre. »

Sa vic­toire en sla­lom

« Je me sou­viens de ma pre­mière vic­toire en sla­lom ( en 2012), c'était en noc­turne, je re­ve­nais de bles­sure, je m'étais pé­té la che­ville, j'avais très peu cou­ru en dé­but de sai­son. J'avais fait deux belles manches, il nei­geait de gros flo­cons. Je vois Mar­cel ( Hir­scher) qui passe la ligne et j'étais de­vant. C'était in­croyable. »

Ses deux suc­cès en géant

« En 2016 ( pre­mière vic­toire en géant), il fai­sait beau, tout le monde chan­tait la Mar­seillaise à tue- tête sur le po­dium. L'an­née der­nière, le plus fort c'est le mo­ment où je passe la ligne et où je vois que j'ai énor­mé­ment d'avance ( il rem­porte une nou­velle fois le géant). J'étais troi­sième de la pre­mière manche mais c'était très ser­ré avec Mar­cel

( Hir­scher). J'ar­rive avec sept dixièmes d'avance, les fu­mi­gènes s'al­lument en bas de­vant moi, c'était un grand mo­ment.

C'est vrai­ment dif­fi­cile sur beau­coup de pistes de sa­voir où on en est, de sa­voir si on est dans le ton, faire les choses justes. Ici, en­core plus. C'est un com­bat parce que les sen­sa­tions ne sont ja­mais très bonnes. »

Pour Alexis Pin­tu­rault, Bel­le­varde est une piste très exi­geante où l'on n'a pas le doit à l'er­reur.

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