Lo­ma­chen­ko en son ( pe­tit) jar­din

L'Ukrai­nien va ten­ter d’uni­fier les cein­tures WBA, dont il est le dé­ten­teur, et WBO des lé­gers contre Jose Pe­dra­za au Ma­di­son Square Gar­den.

L'Équipe - - BOXE - M. Ma.

NEW YORK ( USA) – Pour la qua­trième fois lors de ses sept der­niers com­bats, Va­sil Lo­ma­chen­ko re­trouve le Ma­di­son Square Gar­den. Mais alors qu’il vise l’uni­fi­ca­tion, chez les lé­gers, de sa cein­ture WBA et celle WBO du Por­to- Ri­cainJose Pe­dra­za, l’Ukrai­nien va re­des­cendre d’un cran. Son com­bat au­ra lieu au Hu­lu Thea­ter, la deuxième salle du « MSG » , qui compte 5 500 spec­ta­teurs seule­ment.

En mai, lors­qu’il avait dé­cro­ché un titre mon­dial dans une troi­sième ca­té­go­rie dif­fé­rente ( en douze com­bats seule­ment, re­cord ab­so­lu), il en avait at­ti­ré le double dans l’en­ceinte prin­ci­pale. Pour­quoi un tel « re­cul » ? La rai­son, c’est la re­la­tion très proche entre son pro­mo­teur, Bob Arum, pa­tron de Top Rank, et la chaîne ESPN, qui dif­fu­se­ra le com­bat aux États- Unis où « Lo­ma » ré­side par ailleurs.

Afin de pro­mou­voir au mieux le double cham­pion olym­pique, la chaîne te­nait à le pro­gram­mer au­jourd'hui, juste après la dif­fu­sion de la re­mise du prix au meilleur joueur uni­ver­si­taire de foot US ( Heis­man Trophy) qui réa­lise tou­jours un car­ton d’au­dience. Le pro­mo­teur et la chaîne es­pèrent ain­si ga­gner de nou­veaux fans. Et comme les New York Knicks évo­luent à do­mi­cile face aux voi­sins des Brook­lyn Nets en NBA le même jour, il ne res­tait que la « pe­tite » salle pour Lo­ma­chen­ko. Pas ran­cu­nier, il s’est ren­du en dé­but de se­maine au match op­po­sant les Knicks aux Wa­shing­ton Wi­zards pour être pré­sen­té au public lors d’un temps mort.

Un in­croyable sens de la boxe

Grand fa­vo­ri, « Lo­ma » de­vra sur­tout écar­ter les doutes sur l’état de son épaule droite, tou­chée dès le deuxième round de son pré­cé­dent com­bat et qui a né­ces­si­té une opé­ra­tion chi­rur­gi­cale. « Ce­la m’a per­mis de me re­po­ser, c’était la plus longue pé­riode sans com­battre de ma car­rière » , a es­ti­mé l’Ukrai­nien. Ca­pable de sup­por­ter la bles­sure pen­dant huit rounds en mai ( et un knock- down), tou­jours do­té de son in­croyable science de la boxe, Lo­ma­chen­ko de­vrait être ca­pable de gé­rer d’éven­tuelles dou­leurs ré­si­duelles. Mine sou­riante sous un bé­ret qu’il ar­bore fiè­re­ment ces der­niers jours, il af­fiche une confiance à toute épreuve. « Je suis à 100 % » , a- t- il af­fir­mé avant de confir­mer qu’il avait re­fu­sé une af­fiche plus crous­tillante mé­dia­ti­que­ment mais moins sti­mu­lante au ni­veau pu­gi­lis­tique face à Man­ny Pac­quiao. « Il est vieux et sa car­rière est ter­mi­née, je ne vou­lais pas faire ma pro­mo­tion en bat­tant une vieille lé­gende, a sou­li­gné Lo­ma­chen­ko. Je veux suivre ma propre route. » Même si elle de­mande par­fois de faire un pas de re­cul.

Le 12 mai der­nier, au Ma­di­son Square Gar­den dé­jà, Va­si­ly Lo­ma­chen­ko ( à dr.) avait dé­tro­né le Vé­né­zue­lien Jorge Li­nares, cham­pion WBA des poids lé­gers.

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