Le grand par­don

L'Éveil de la Haute-Loire - - Haut-allier Et Gévaudan Dans Nos Communes -

tour­ner une page san­glante de leur his­toire.

« Les vrais hé­ros de For­gi­ven sont des Sud­afri­cains or­di­naires, com­mente le réa­li­sa­teur. Ceux qui ont souf­fert de la dou­leur, de la perte de di­gni­té et de la tor­ture de l’apar­theid, et qui ont fi­na­le­ment réus­si à trou­ver en leur coeur le par­don et l’es­ pé­rance – sans nier le pas­sé – pour construire un nou­vel ave­nir ».

La bonne idée du scé­na­rio, adap­té d’une pièce de théâtre de Mi­chael Ash­ton L’ar­che­vêque et l’an­té­christ, est de confron­ter deux ac­teurs ex­tra­or­di­naires, Fo­rest Whi­ta­ker (le Idi Amin Da­da du Der­nier Roi d’écosse de Ke­vin Mcdo­nald en 2007, Os­car du meilleur ac­teur et Gol­den Globe) dans le rôle du vrai ar­che­vêque Tu­tu, et Eric Ba­na (l’agent du Mos­sad du Mu­nich de Spiel­berg en 2006) qui com­pose ici un Piet Blom­feld fic­tif, an­cien flic as­sas­sin condam­né à per­pé­tui­té.

Qui fe­ra bas­cu­ler in­tel­lec­tuel­le­ment l’autre ? Tout l’en­jeu du film est dans ce com­bat­là. Toute sa ten­sion aus­si, par­ti­cu­liè­re­ment dans les scènes tour­nées dans l’une des pri­sons les plus dan­ge­reuses au monde : le quar­tier de haute sé­cu­ri­té de Polls­moor, ce­lui­là même où Nel­son Man­de­la fut en­fer­mé entre 1982 et 1988.

Fo­rest Whi­ta­ker ex­celle dans la peau d’un Tu­tu tra­ver­sé de doutes et d’in­tenses mo­ments de rires et de ten­dresse. ■

FO­REST WHI­TA­KER. L’ac­teur amé­ri­cain est lui-même en­ga­gé pour la Paix à tra­vers son or­ga­ni­sa­tion, la Whi­ta­ker peace de­ve­lop­ment ini­tia­tive.

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