La Che­mi­se­rie ex­pose des vê­te­ments li­tur­giques

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - DU CÔTÉ D’ARGENTON- SUR-CREUSE -

VÊ­TE­MENTS LAÏCS JUS­QU’AU VIE SIÈCLE,

les aubes, cha­subles et autres dal­ma­tiques de­viennent en­suite des vê­te­ments pu­re­ment li­tur­giques et dis­pa­raissent du cos­tume ci­vil. Au fil des siècles, ces vê­te­ments re­li­gieux se co­di­fient, ex­pri­mant l’uni­té du cler­gé et per­met­tant aux fi­dèles, pour la plu­part illet­trés, de se re­pé­rer au cours des of­fices. Ain­si, au XIIe siècle, sous le règne du pape In­nocent III, l’église éta­blit les cinq cou­leurs ca­no­niques aux­quelles s’ajou­te­ront quatre autres cou­leurs jus­qu’au XIXe siècle. Le blanc, sym­bole de joie et de pu­re­té, se porte lors de fêtes de la Vierge, le noir aux of­fices et messes des morts, le vert, em­blème de la fé­con­di­té, est uti­li­sé lors­qu’il n’y a pas de cou­leur propre pour l’of­fice. C’est cette his­toire riche en sym­boles que le mu­sée de la Che­mi­se­rie pro­pose de dé­cou­vrir, à l’aide de ses propres col­lec­tions et de vê­te­ments pro­ve­nant de pa­roisses voi­sines ain­si que du dio­cèse de Bourges. Quelques pièces plus an­ciennes, telle une cha­suble du XVIIIe siècle ac­quise dans une vente aux en­chères, illus­trent la ri­chesse des tis­sus uti­li­sés pour la réa­li­sa­tion des ensembles li­tur­giques. Une sé­rie d’aubes du XIXe siècle, réa­li­sées en fil et ri­che­ment bro­dées de mo­tifs sym­bo­liques, donnent un aper­çu de la qua­li­té du tra­vail des bro­deuses de la ré­gion d’Or­sennes. Cette ex­po­si­tion est pré­sen­tée jus­qu’au 4 dé­cembre. • Ho­raires d’ou­ver­ture jus­qu’en juin : de 9h30 à 12h et de 14h à 18h sauf le lun­di.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.