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L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - LA UNE - Lu­do­vic Mes­nard

Pas ques­tion de faire un pro­cès d’in­ten­tion à Em­ma­nuel Ma­cron, six se­maines après son élec­tion à l’Ély­sée et quelques jours seule­ment après que le nou­veau pré­sident de la Ré­pu­blique a réus­si à ob­te­nir une ma­jo­ri­té à l’As­sem­blée na­tio­nale. Cer­taines voix s’élèvent ce­pen­dant (dé­jà) pour cri­ti­quer ses pre­miers pas, non pas sur le plan in­ter­na­tio­nal où il bé­né­fi­cie en­core d’un bel état de grâce, mais sur le plan na­tio­nal. Pour eux, rien n’a chan­gé tout en haut de l’État malgré l’ar­ri­vée de jeunes dé­pu­tés ve­nus cas­ser les codes au pa­lais Bour­bon. Em­ma­nuel Ma­cron s’était, par exemple, en­ga­gé à for­mer un gou­ver­ne­ment res­treint : sa com­po­si­tion est fi­na­le­ment – en nombre de mi­nistres et se­cré­taires d’État – conforme à celle de ses pré­dé­ces­seurs, qui plus est avec d’an­ciens mi­nistres et plu­sieurs per­son­na­li­tés de la haute fonc­tion pu­blique qu’on ne s’at­ten­dait pas né­ces­sai­re­ment à voir là. Comme d’autres aus­si avant lui et ce malgré les signes ex­té­rieurs de ver­tu af­fi­chés, le pre­mier gou­ver­ne­ment de l’ère Ma­cron a dû être re­ma­nié – au-de­là du simple « ré­ajus­te­ment à la marge et plu­tôt

tech­nique » comme an­non­cé ini­tia­le­ment – après avoir été ébran­lé par les ré­vé­la­tions de nou­velles affaires im­pli­quant quatre mi­nistres. Pour cer­tains, le chan­ge­ment n’est pas donc en­core fla­grant. Et ils ne par­don­ne­ront rien au nou­veau chef de l’État. Parce qu’il a pla­cé la barre haut, très haut.

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