Fran­çois Dau­ge­ron : « Je veux que l’abat­toir rouvre le plus tôt pos­sible »

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - La Châtre - Pro­pos re­cueillis par JC.L.

Comment avez-vous dé­cou­vert l’exis­tence de ces vi­déos ? Fran­çois Dau­ge­ron, pré­sident de la com­mu­nau­té de com­munes La Châtre Sainte-Sé­vère : « Ven­dre­di 2 no­vembre quand Isis La Bruyère, porte-pa­role de L214, est ve­nue nous les mon­trer à la com­mu­nau­té de com­munes et nous dire que l’as­so­cia­tion al­lait dé­po­ser plainte au­près du pro­cu­reur de la Ré­pu­blique pour mal­trai­tance ani­male, de­man­der au pré­fet la fer­me­ture de l’abat­toir et dif­fu­ser na­tio­na­le­ment les images. » (ser­vice pu­blic in­dus­triel et com­mer­cial). De­puis, la col­lec­ti­vi­té gère l’ou­til qui est sous la res­pon­sa­bi­li­té ad­mi­nis­tra­tive et fi­nan­cière de la CDC. Entre no­vembre 2015 et sep­tembre 2016, des tra­vaux d’ex­ten­sion et de mise aux normes ont été réa­li­sés à hau­teur de 1,6 M€, une somme qui pèse de ma­nière si­gni­fi­ca­tive sur les fi­nances de la col­lec­ti­vi­té. Nous avons fait tous ces tra­vaux et on se rend compte au­jourd’hui que ce­la ne va pas. Est-ce que tous les pa­ra­mètres ont bien été éva­lués à l’époque ? Après une pé­riode avec un di­rec­teur par­ta­gé entre la CDC et l’abat­toir, de­puis le 1er jan­vier 2018 ce­lui-ci était uni­que­ment en poste sur l’abat­toir mais en congé ma­la­die de­puis des mois. Nous re­struc­tu­rons au ni­veau du per­son­nel et de l’ou­til. De­puis des mois, nous met­tons des choses en place avec la chambre d’agri­cul­ture, les éle­veurs, les as­so­cia­tions… Comble de l’iro­nie, nous ve­nons de re­cru­ter une qua­li­ti­cienne qui est ar­ri­vée ven­dre­di. » belle en­tre­côte dans leur as­siette mais per­sonne ne veut sa­voir ce qui se passe entre les deux. »

Comment voyez-vous l’ave­nir de la struc­ture ?

F.D.: « Je veux que l’abat­toir rouvre le plus tôt pos­sible mais dans un mode opé­ra­tion­nel viable. Pour l’ins­tant, nous tra­vaillons sur toutes les pres­crip­tions conte­nues dans l’ar­rê­té pré­fec­to­ral de sus­pen­sion d’ac­ti­vi­té, no­tam­ment avec la Fneap (Fé­dé­ra­tion na­tio­nale des ex­ploi­tants d'abat­toirs pres­ta­taires de ser­vices), la chambre d’agri­cul­ture et les ser­vices de l’Etat. Je précise que cette sus­pen­sion d’ac­ti­vi­té est de trois mois au maxi­mum, ce qui si­gni­fie que l’abat­toir pour­rait rou­vrir avant si toutes les condi­tions étaient réunies. Mais, sur ce point, nous sommes éga­le­ment dé­pen­dants de l’en­quête ad­mi­nis­tra­tive di­li­gen­tée par le mi­nistre de l’Agri­cul­ture. Nous vou­lons re­mettre l’ou­til en route le plus ra­pi­de­ment pos­sible et nous de­vons réfléchir à toutes les pos­si­bi­li­tés. Nous de­vons peut-être réfléchir à re­ca­li­brer l’ou­til de fa­çon à re­trou­ver une éco­no­mie viable, avec moins de ton­nage, et qu’il cor­res­ponde à l’éco­no­mie d’au­jourd’hui et de de­main en fa­vo­ri­sant les cir­cuits de proxi­mi­té et les be­soins des dif­fé­rentes fi­lières de nos éle­veurs et ap­por­teurs. Le tout dans le res­pect de l’ani­mal. L’abat­toir du Boi­schaut est vrai­ment un ou­til de ter­ri­toire. Il faut tra­vailler avec nos éle­veurs de fa­çon à dé­ve­lop­per une marque et que les pres­ta­tions soient ven­dues au juste prix. Eco­no­mi­que­ment, pour les éle­veurs, ça va être dur d’al­ler jus­qu’à Saint-Amand, par exemple. Après cet épi­sode, nous al­lons avoir des dommages col­la­té­raux, fi­nan­ciers, alors que l’équi­libre était dé­jà dif­fi­cile à at­teindre. »

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