Pour­quoi ne pas re­grou­per nos pe­tites com­munes ?

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - De Vous À Nous - Jean Gau­riat / Mont­gi­vray / 36 / @

Ne se­rait-il pas ju­di­cieux de lan­cer une grande opé­ra­tion sur les re­grou­pe­ments de com­munes avant les pro­chaines élec­tions mu­ni­ci­pales en 2020 ?

Je sais que beau­coup de per­sonnes sont contre cette idée. Mais quand on voit toutes les dé­penses en­ga­gées par chaque com­mune, on peut s’in­ter­ro­ger. Deux exemples par­mi des di­zaines : les coûts de la mise en ac­ces­si­bi­li­té de cha­cune de nos mai­ries ou en­core la créa­tion d’un es­pace cultu­rel dans une com­mune de 600 ha­bi­tants, 4 es­paces existent dé­jà à moins de 4 km, plus 4 salles des fêtes!!! Re­grou­per per­met­trait aus­si de mu­tua­li­ser le ma­té­riel, le per­son­nel. Je pose la ques­tion : notre ter­ri­toire ne doit-il pas pro­fi­ter des do­ta­tions sup­plé­men­taires of­fertes pour fa­vo­ri­ser la fu­sion de cer­taines com­munes, dans l’es­prit de ce que La Mot­teFeuilly (44 ha­bi­tants) et Cham­pillet (162 ha­bi­tants), dis­tantes de seule­ment 2 km, avaient un temps ima­gi­né, sans que ce­la n’abou­tisse mal­heu­reu­se­ment, comme Ar­gen­ton, Le Pê­che­reau et St Mar­cel. Per­son­nel­le­ment, j’ha­bite route de Mont­lu­çon à Mont­gi­vray et sur le trot­toir d’en face, mes voi­sins sont à La Châtre : ré­sul­tat, les réunions de quar­tiers de La Châtre ne sont pas pour moi, pas plus que le bul­le­tin d’in­for­ma­tion cas­trais, alors que je me trouve à 1 km de la mai­rie de La Châtre et à 2 km de celle de Mont­gi­vray. C’est ab­surde ! Il existe des si­tua­tions aus­si ubuesques un peu par­tout au­tour de La Châtre, comme du cô­té d’In­ter­mar­ché où les ha­bi­tants se font face, de part et d’autre de la rue des Ajoncs, et se disent bon­jour en se le­vant tous les ma­tins, mais ha­bitent tan­tôt à La Châtre, tan­tôt au Ma­gny.

Quand j’évoque ce su­jet, on me ré­torque “ser­vice aux ha­bi­tants”. C’est bien de ce ser­vice, très sou­vent fer­mé dans les pe­tites com­munes pen­dant les va­cances sco­laires et les jours fé­riés, in­ac­ces­sible donc aux pro­prié­taires de ré­si­dences se­con­daires et aux per­sonnes tra­vaillant en de­hors du dé­par­te­ment, dont on veut me par­ler ? Pour­quoi ne pas ima­gi­ner ce ser­vice concen­tré sur une seule com­mune avec des permanences 6 jours voire 7 jours sur 7 ?

Au­jourd'hui faut-il ha­bi­ter à droite ou gauche de l'ave­nue d'Au­vergne, de la rue Jean Pac­ton, ou rue des Ajoncs? La taxe fon­cière, la taxe d'ha­bi­ta­tion n'ont pas le même taux sui­vant où vous ha­bi­tez... Autre exemple en­core, une pe­tite com­mune de 600 ha­bi­tants (dans le dé­par­te­ment) vient d’in­ves­tir plus de 380 000 eu­ros dans la ré­no­va­tion de son der­nier com­merce : est-ce bien sé­rieux ? Estce le rôle d’une com­mune que d’in­ves­tir dans de telles pro­por­tions et sur de tels pro­jets à l’équi­libre fi­nan­cier si fra­gile ? On se­ra sur­pris en­suite de voir les gé­rants chan­ger tous les ans et les loyers im­payés… Alors ar­rê­tons de dé­ve­lop­per des struc­tures ! Le Far, le Pays de La Châtre, le Syn­di­cat In­ter­com­mu­nal d’As­sai­nis­se­ment de l’ag­glo­mé­ra­tion de La Châtre, la com­mune, la com­mu­nau­té de com­munes etc... Mo­ra­li­té, il ne faut pas s’éton­ner que l’on nous pré­lève tant et que nos fi­nances pu­bliques soient dans un si mau­vais état. Stop au gas­pillage ! Pour faire des éco­no­mies, com­men­çons par prendre le temps d’étu­dier sé­rieu­se­ment l’in­té­rêt de fu­sion­ner nos com­munes ru­rales.

NB : Et je ne veux même pas abor­der le su­jet de la carte can­to­nale qui a sé­pa­ré Le Ma­gny et Mont­gi­vray, d’un cô­té avec Neu­vy, et La Châtre de l’autre. Parce que ça, c’est vrai­ment n’im­porte quoi.

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