Gaël Tri­billon : « Je suis da­van­tage pris au sé­rieux »

Le Vier­zon­nais dis­pute sa 2e sai­son dans l’élite du hand­ball fran­çais avec le Fe­nix Tou­louse.

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par An­toine Ber­taux

Ré­vé­la­tion de la der­nière sai­son avec Tou­louse, Gaël Tri­billon vit pour l’ins­tant une deuxième an­née com­pli­quée en Haute-Ga­ronne. Tou­jours en quête d’une pre­mière vic­toire avant la ré­cep­tion de Saint-Ra­phaël, les Tou­lou­sains réa­lisent leur pire dé­but de cham­pion­nat de­puis 1995. Une si­tua­tion in­édite pour l’ai­lier gauche vier­zon­nais (20 ans) qui n’avait pas en­core connu une telle spi­rale né­ga­tive de­puis le dé­but de sa car­rière.

Bon der­nier du cham­pion­nat avec sept dé­faites en huit ren­contres, Tou­louse réa­lise pour le mo­ment un dé­but de sai­son très chao­tique. Comment ex­pli­quez-vous vos dif­fi­cul­tés ac­tuelles ?

Gaël Tri­billon : « C’est la ques­tion à un mil­lion de dol­lars... On ai­me­rait bien sa­voir. Pour­tant, je n’ai pas l’im­pres­sion qu’il nous manque grand­chose. Ce­la se joue sur des dé­tails. Il nous faut juste un pe­tit truc pour faire bas­cu­ler les choses de notre cô­té. En at­ten­dant, c’est dur à gé­rer men­ta­le­ment. L’équipe réa­lise son pire dé­but de sai­son de­puis 1995. Quand on est jeune comme moi et qu’on vit pour la pre­mière fois une telle spi­rale de dé­faites, c’est dur dans la tête... »

Votre si­tua­tion ac­tuelle a-t-elle eu rai­son de vos ob­jec­tifs en cham­pion­nat ?

G.T. : « C’est clair. Avant la re­prise, nous avions pour am­bi­tion d’ac­cro­cher une place dans les six pre­miers, pour nous qua­li­fier en Coupe d’Eu­rope. Au­jourd’hui, on vise le main­tien. C’est la triste réa­li­té. D’ici à la fin de l’an­née, nous al­lons es­sayer de grap­piller des points à droite, à gauche, mais ce­la ne se­ra pas fa­cile. Les deux pro­chains matchs qui viennent sont face à deux grosses écu­ries du cham­pion­nat (NDLR : Tou­louse af­fron­tait Saint-Ra­phaël, mer­cre­di, et dé­fie­ra Nantes, le 21 no­vembre). Le mois de dé­cembre se­ra en re­vanche dé­ci­sif puisque nous al­lons jouer contre des équipes qui luttent aus­si pour le main­tien. »

À titre per­son­nel, comment se passe votre deuxième sai­son au Fe­nix ? G.T. : « En de­hors des ré­sul­tats spor­tifs, tout se passe par­fai­te­ment bien. Je me suis com­plè­te­ment in­té­gré au groupe et l’équipe vit bien. Je m’en­tends avec tout le monde même si je suis en­core plus proche de Jor­dan Bo­ni­lau­ri et Yas­sine Idris­si. On mange ré­gu­liè­re­ment ensemble. Au ni­veau du ter­rain, il me semble aus­si avoir pas mal pro­gres­sé de­puis l’an der­nier. Même si j’ai par­fois eu l’im­pres­sion de stag­ner de­puis un ou deux mois à cause de nos ré­sul­tats dé­ce­vants, je pense que j’ai quand même fran­chi un nou­veau pa­lier. »

Vous étiez l’une des ré­vé­la­tions tri­co­lores de la der­nière sai­son, est-ce que ce­la a chan­gé quelque chose dans la ma­nière de dé­fendre de vos ad­ver­saires ?

G.T. : « Je ne sais pas si quelque chose a chan­gé, mais je suis sans doute da­van­tage pris au sé­rieux. Quand je suis ar­ri­vé, les gar­diens pou­vaient de­man­der à leur dé­fense de bien ver­rouiller l’axe en su­pé­rio­ri­té nu­mé­rique afin de lais­ser ti­rer le pe­tit jeune à l’aile. C’était lo­gique. Mais au­jourd’hui, j’ai ga­gné en ma­tu­ri­té. Mon ni­veau de jeu est re­con­nu. Les gar­diens et les dé­fenses me connaissent mieux. »

Est-ce que cette pro­gres­sion a aus­si eu un im­pact sur votre rôle au sein de l’équipe tou­lou­saine ? Avez-vous plus de res­pon­sa­bi­li­tés ?

G.T. : « Sur le ter­rain, je pense que oui. Avec Ne­man­ja Ilic et les autres ai­liers à droite, nous sommes plu­tôt ef­fi­caces. Du coup, le coach (NDLR : Phi­lippe Gardent) de­mande à ce que les bal­lons soient ré­gu­liè­re­ment écar­tés jus­qu’aux ailes afin de nous of­frir des pos­si­bi­li­tés de shoot en angle ré­duit. C’est une belle marque de confiance. Pour au­tant, je ne parle pas en­core beau­coup dans les ves­tiaires. À seule­ment 20 ans, j’es­time que d’autres sont mieux pla­cés pour le faire. On ver­ra dans deux ou trois sai­sons. »

Pour es­pé­rer al­ler en­core plus haut, sur quoi avez-vous en­core be­soin de pro­gres­ser ?

G.T. : « Il y a un an, j’avais dit que je vou­lais dé­ve­lop­per ma gamme de shoots. Je vais dire autre chose cette fois. Di­sons que j’ai­me­rais bien ga­gner en jus­tesse tech­nique. Il faut que je sois en­core plus ma­ture sur le ter­rain. »

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