Saint-Mar­cel n’au­ra pas le même ser­vice de l’eau qu’Ar­gen­ton

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Du Côté D’argenton-sur-creuse - F.M.

LE CO­MI­TÉ DE DÉ­FENSE DU SITE ET DU LIEU DE VIE DE SAINT-MAR­CEL a or­ga­ni­sé le 23 no­vembre une réunion pu­blique pour in­for­mer les Pi­to­lats sur le pro­jet de re­grou­pe­ment des ser­vices de l’eau po­table des com­munes d’Ar­gen­ton, Saint-Mar­cel, Le Pê­che­reau et Le Me­noux, toutes uti­li­sa­trices de l’usine de trai­te­ment des eaux de La Grave à Ar­gen­ton. La ré­gie des eaux de la Grave a en ef­fet pro­gram­mé une étude de fai­sa­bi­li­té, comme l’ont ex­pli­qué les deux « lan­ceurs

d’alerte » in­vi­tés par l’as­so­cia­tion : le conseiller mu­ni­ci­pal pi­to­lat Pas­cal Maître et le chef de file de l’op­po­si­tion ar­gen­ton­naise, Lu­do­vic Li­ver­nette. Ce der­nier a sou­li­gné que le con­seil mu­ni­ci­pal d’Ar­gen­ton avait dé­li­bé­ré pour le lan­ce­ment de l’étude. Les deux hommes ont es­ti­mé que le re­grou­pe­ment des ré­gies de l’eau sem­blait jus­ti­fié pour les com­munes du Pê­che­reau et du Me­noux, dé­pour­vues de sources, mais qu’il ne s’im­po­sait pas pour Saint-Mar­cel qui pos­sède sa propre source. Pour Pas­cal Maître, il n’y a donc au­cun in­té­rêt à ce re­grou­pe­ment mais un dan­ger de taille : l’aug­men­ta­tion

du prix de l’eau à Saint-Mar­cel afin de fi­nan­cer la ré­no­va­tion de l’usine de pro­duc­tion de La Grave. La pré­sence du maire de St-Mar­cel, re­te­nu ailleurs, au­rait per­mis de cla­ri­fier les dé­bats. En ef­fet, ex­plique Jean-Paul Ar­naud

contac­té par té­lé­phone, « cette idée de ré­gie de l’eau unique a ger­mé dans le cadre du pro­jet de fu­sion des com­munes de StMar­cel, Ar­gen­ton et Le Pê­che­reau. Comme ce­lui-ci a été re­je­té par une large ma­jo­ri­té de Pi­to­lats, je me suis re­ti­ré du tra­vail sur l’eau et la com­mune ne par­ti­ci­pe­ra pas à l’étude de fai­sa­bi­li­té. » L’élu note tou­te­fois que l’équipe mu­ni­ci­pale élue en 2020 à St-Mar­cel de­vra se sai­sir sans trop tar­der du dos­sier de l’eau po­table : « Nous avons une source de sur­face très vul­né­rable à la pol­lu­tion. Il convien­drait de sé­cu­ri­ser notre ap­pro­vi­sion­ne­ment au cas où son eau de­vien­drait im­propre à la consom­ma­tion. » Cette alerte était donc pour une large part une fausse alerte.

▶ Le conseiller mu­ni­ci­pal Pas­cal Maître était in­vi­té par le co­mi­té de dé­fense du site et du lieu de vie de Saint-Mar­cel.

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