Ste­ven Pa­lette : « Ter­mi­ner pre­mier pi­lote Au­di »

Le pi­lote Vier­zon­nais dis­pute la GT4 In­ter­na­tio­nal Cup à Bahreïn, di­manche, au vo­lant d’une R8.

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par An­toine Ber­taux

La sai­son n’est pas en­core tout à fait fi­nie pour Ste­ven Pa­lette. Si le cham­pion­nat de France de GT4 a pris fin en oc­tobre der­nier sur le cir­cuit Paul-Ricard au Cas­tel­let, le pi­lote vier­zon­nais va faire du­rer en­core un peu le plai­sir en par­ti­ci­pant ce week-end à la GT4 In­ter­na­tio­nal Cup à Ba­rheïn une com­pé­ti­tion qui ras­semble des équi­pages com­po­sés d’un pro et d’un ama­teur au vo­lant de voi­tures grand tou­risme. Une course de pres­tige mais sans vé­ri­table en­jeu spor­tif qui doit lui per­mettre de pré­pa­rer l’ave­nir.

Avant toute chose, pou­vez-vous nous ex­pli­quer ce qu’est la GT4 In­ter­na­tio­nal Cup ?

Ste­ven Pa­lette : « En fait, c’est une course de fin de sai­son qui réunit les meilleurs pi­lotes mon­diaux de la dis­ci­pline et d’autres équi­pages qui sou­hai­te­raient juste se tes­ter face à la crème de la crème. C’est vrai­ment ou­vert à tout le monde. Sur­tout que la course ne compte pour au­cun cham­pion­nat. »

Quel se­ra dont votre ob­jec­tif au dé­part de cette épreuve ?

S.P. : « C’est dif­fi­cile à dire car, avec mon co­équi­pier ha­bi­tuel Mi­ckaël Blan­che­main, nous al­lons avoir beau­coup de chal­lenges. Nous al­lons no­tam­ment chan­ger de voi­ture et dé­cou­vrir une nou­velle équipe. C’est un grand bou­le­ver­se­ment. J’avais tou­jours pi­lo­té des Porsche mais, comme Mi­ckaël sou­hai­tait pas­ser chez Au­di l’an pro­chain, nous avons dé­ci­dé d’an­ti­ci­per en pre­nant le dé­part à Ba­rheïn au vo­lant d’une Au­di R8. Même si nous al­lons dé­cou­vrir la voi­ture, j’ai­me­rais, comme à chaque course, ter­mi­ner pre­mier de ma marque. Car, si le rè­gle­ment est fait pour équi­li­brer les per­for­mances entre les dif­fé­rentes voi­tures – Porsche Caï­man, BMW, As­ton Mar­tin –, le pre­mier ré­vé­la­teur, c’est de voir où on en est par rap­port aux autres R8. »

Avez-vous dû adap­ter votre style de pi­lo­tage en pas­sant de Porsche à Au­di ?

S.P. : « Dé­jà, le com­por­te­ment dans les vi­rages est dif­fé­rent entre l’Au­di et la Porsche. La sen­sa­tion n’est pas la même, il faut s’y ha­bi­tuer. En re­vanche, la vi­tesse est sen­si­ble­ment iden­tique dans les lignes droites. La dif­fi­cul­té est donc de trou­ver la li­mite dans les par­ties si­nueuses. En­fin, il faut aus­si prendre en compte l’as­pect dé­gra­da­tion des pneus. Gé­né­ra­le­ment, au bout de dix tours, les

Vous al­lez aus­si dé­cou­vrir un nou­veau cir­cuit, comment al­lez-vous gé­rer cet as­pect ?

S.P. : « Je suis content de conduire sur un nou­veau tra­cé, ce­la fai­sait long­temps que ce­la ne m’était pas ar­ri­vé. Pour être prêts ce week-end, nous avons pas mal étu­dié les vi­déos de ca­mé­ras em­bar­quées sur le cir­cuit et j’ai aus­si fait une jour­née de si­mu­la­teur. Mi­ckaël m’a éga­le­ment ac­com­pa­gné et, à la fin de la séance, il était à moins de deux se­condes de mes chro­nos, ce qui cor­res­pond à l’écart ha­bi­tuel du­rant l’an­née. »

Com­men­cez-vous aus­si dé­jà à réfléchir à la sai­son 2019 ?

S.P. : « On au­ra une nou­velle voi­ture, il va fal­loir tra­vailler c’est sûr. Pour ten­ter de dé­cro­cher des po­diums en cham­pion­nat de France, l’idéal se­rait que Mi­ckaël grap­pille 5 dixièmes, voire une se­conde sur ses chro­nos ha­bi­tuels. C’est ce qui nous manque. Et puis, on planche aus­si sur des pro­grammes in­ter­na­tio­naux. »

gommes com­mencent dé­jà à être usées, il faut ap­prendre à conduire l’Au­di dans ces condi­tions. Là, j’ai vrai­ment dû adap­ter mon style de pi­lo­tage. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.