FC Bourges

L’an­cien en­traî­neur ber­ruyer, Alain Mi­chel, conti­nue tou­jours d’en­traî­ner en Al­gé­rie.

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par An­toine Ber­taux

En­traî­neur em­blé­ma­tique du FC Bourges dans les an­nées 80-90, Alain Mi­chel a sans nul doute écrit les plus belles pages de l’his­toire du foot­ball ber­ruyer. Du­rant dix sai­sons, il a fait du FCB la ca­pi­tale ré­gio­nale du bal­lond rond en his­sant le club en deuxième di­vi­sion pour la pre­mière (et der­nière) fois de son his­toire. Plus de vingt ans après, les sou­ve­nirs de cette in­croyable épo­pée sont en­core bien gra­vés dans sa mé­moire.

Pou­vez-vous nous dé­crire votre par­cours après votre dé­part de Bourges en 1994 ?

Alain Mi­chel : « Oh, j’ai fait tel­le­ment de choses de­puis, ce­la va être dur de tout ré­su­mer (sou­rire). Dé­jà, tour­ner la page de Bourges après dix ans d’une aven­ture ex­cep­tion­nelle n’a pas été évident. Mais, je suis quand même par­ti trois sai­sons à Lou­hans-Cui­seaux (Bour­gogne) en deuxième di­vi­sion. J’ai eu l’oc­ca­sion d’af­fron­ter des équipes my­thiques comme Mar­seille ou Nantes, en coupe. En­suite, j’ai re­joint Gre­noble, une équipe en re­cons­truc­tion, jus­qu’en 2004. J’ai réus­si à faire mon­ter le club en D2. Du­rant cette pé­riode, j’ai aus­si fait un in­té­rim de six mois sur le banc de l’AS Saint-Etienne qui était re­des­cen­du en D2. C’était une belle pro­mo­tion mais il y avait une grosse im­pa­tience de la part des sup­por­ters et des di­ri­geants qui sou­hai­taient re­mon­ter au plus vite en D1. L’his­toire s’est vite ter­mi­née. Après Gre­noble, je suis par­ti du cô­té du FC Rouen jus­qu’en 2006, an­née où j’a eu en­vie de par­tir à l’étran­ger. Du­rant deux sai­sons, j’ai eu plu­sieurs ex­pé­riences sur le banc d’équipes à Du­baï, aux Emi­rats Arabes Unis et à Abu Dha­bi. Puis, en 2008, j’ai com­men­cé mon aven­ture al­gé­rienne. Je suis no­tam­ment de­ve­nu cham­pion d’Al­gé­rie avec le MC Al­ger en 2010 et vi­ce­cham­pion avec le JSM Béjaïa en 2012. Il y a en­core quelques se­maine, j’étais sur le banc du NA Hus­sein Dey. »

Vous n’avez pas en­core l’air de vou­loir ar­rê­ter d’en­traî­ner... A.M. : « C’est tou­jours un plai­sir d’être sur le banc. Par­tir à l’étran­ger m’a per­mis de conti­nuer à exer­cer ma pas­sion alors qu’en France, pas­sé 65 ans, on n’est plus bon à rien. Ac­tuel­le­ment, j’ai en­core deux pos­si­bi­li­tés pour re­prendre une équipe en Al­gé­rie. Je vais réfléchir. À 70 ans, je ne

Que gar­dez-vous de cette for­mi­dable aven­ture à Bourges ? A.M. : « Dé­jà, j’ai gar­dé de belles ami­tiés avec les gens de Bourges, que ce soit dans le foot ou à cô­té. Et puis, évi­dem­ment, je dis­cute tou­jours avec les di­ri­geants des deux clubs de la ville, le Bourges Foot et le Bourges 18. Je suis même re­ve­nu voir des matchs au stade Jacques-Rim­baud. Bourges, c’est l’oeuvre de ma jeu­nesse. Ce­la m’a mar­qué à vie. J’ai­me­rais beau­coup qu’un club ber­ruyer re­trouve l’éche­lon du Na­tio­nal, voire même de la Ligue 2. La ville le mé­rite. D’ailleurs, je ne di­rais sans doute pas non à l’idée de par­ti­ci­per à un tel pro­jet. »

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