Opé­ra­tion at­trac­ti­vi­té d’en­ver­gure

Fa­milles, in­ves­tis­seurs, cadres et pro­fes­sions mé­di­cales sont les bien­ve­nus dans l’Indre qui lance une opé­ra­tion at­trac­ti­vi­té du ter­ri­toire et une en­quête au­près des ha­bi­tants. Plus de mille ré­ponses dès le pre­mier jour !

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - La Une -

Mi­chel De­ni­sot, le plus cé­lèbre des jour­na­listes in­driens, ain­si que Jac­que­line Gou­rault, mi­nistre de la Co­hé­sion du ter­ri­toire as­sis­taient au pre­mier fo­rum at­trac­ti­vi­té du ter­ri­toire avec le Con­seil dé­par­te­men­tal de l’Indre. Serge Des­cout, son pré­sident, avait réuni du beau monde pour le lan­ce­ment de cette « dé­marche col­lec­tive et in­no­vante de ré­flexion et d’ac­tion. Au fil des ans, l’Indre perd des ha­bi­tants et les chefs d’en­tre­prise ont du mal à re­cru­ter des cadres, a-t-il ex­pli­qué.

Notre dé­par­te­ment pâ­tit d’un dé­fi­cit d’image. Or, nous avons des atouts pour at­ti­rer et sur­tout re­te­nir des ac­teurs éco­no­miques, des pro­fes­sion­nels de san­té et des fa­milles. » Cette opé­ra­tion at­trac­ti­vi­té ter­ri­toire, lan­cée en grande pompe dans les lo­caux du Centre na­tio­nal de tir spor­tif de Déols, se­ra me­née ron­de­ment puisque les pre­mières ac­tions concrètes de­vraient dé­mar­rer en sep­tembre 2019. Le Con­seil dé­par­te­men­tal avait donc réuni les élus lo­caux, les chefs d’en­tre­prise, les chambres con­su­laires afin qu’ils s’ap­pro­prient cette dé­marche, la fassent connaître et soient in­for­més de la mé­thode. Deux exemples d’opé­ra­tions si­mi­laires me­nées dans la Manche et dans la Nièvre ont été ex­po­sés, « avec une gou­ver­nance qui per­met aux chefs d’en­tre­prise d’in­té­grer la struc­ture. »

Dé­fi­nir l’ADN de l’Indre « Peut-on vendre un dé­par­te­ment

comme on vend une les­sive?, a in­ter­ro­gé Jean Pi­nard, pion­nier dans cette dé­marche en Au­vergne

et au­jourd’hui consul­tant. Non, car il ne s’agit pas de con­ce­voir un film pu­bli­ci­taire ou un lo­go. Pour don­ner de la va­leur au dé­par­te­ment, il va fal­loir par­ler le même lan­gage, être co­hé­rent dans la prise de pa­role, comme ce­la se fait en mar­ke­ting de marque. Pas d’at­trac­ti­vi­té sans hos­pi­ta­li­té, sans fier­té. » Les In­driens doivent donc de­ve­nir les pre­miers am­bas­sa­deurs et dé­fen­seurs de leur ter­ri­toire. Être plus en­thou­siastes dans les tri­bunes de la Ber­ri­chonne comme ailleurs, « être moins ré­ser­vés, moins dis­crets, a ob­ser­vé Mi­chel De­ni­sot.

J’ai tou­jours, dans mes dif­fé­rentes vies, dé­fen­du le dé­par­te­ment et La

Ber­ri­chonne foot­ball contri­bue à

ce rayon­ne­ment ». D’autres ac­teurs, comme la jeune Laure Ca­toire Bois­sé, à la tête d’une en­tre­prise de mé­tal­lur­gie à Mar­ti­zay (800 ha­bi­tants) ont té­moi­gné de leur sou­tien, « d’une vraie en­vie de re­do­rer l’image du ter­ri­toire »,

ou de leur confiance, comme JeanF­ran­çois Piau­let, pour qui «il n’y a pas de com­plexe ber­ri­chon, nous avons tout ce qu’il faut dans

l’Indre. » Même Chris­tian Frais­ci­net, des Bodin’s, avait te­nu à être pré­sent par vi­déo in­ter­po­sée de­puis la Bel­gique. Jus­qu’au sa­me­di 22 dé­cembre, chaque ha­bi­tant, chaque chef d’en­tre­prise, chaque va­can­cier ou étu­diant est in­vi­té à don­ner son avis. Un ques­tion­naire en ligne pose une sé­rie de ques­tions pour dé­crire le dé­par­te­ment. Exemple : Si le dé­par­te­ment était un ma­ga­zine, pour vous ce se­rait Cui­sine et Vins, le Chas­seur fran­çais, Ça m’in­té­resse, Notre Temps, Géo…?.

Au prin­temps, les ré­sul­tats des en­quêtes se­ront res­ti­tués lors d’un deuxième fo­rum. L’éla­bo­ra­tion de la stra­té­gie se­ra ima­gi­née au sein d’un co­mi­té. Cinq réunions ou ate- liers par­ti­ci­pa­tifs se dé­rou­le­ront dans dif­fé­rents points du dé­par­te­ment, au plus près des ha­bi­tants, pour abor­der l’at­trac­ti­vi­té et l’éco­no­mie (em­ploi, for­ma­tion) le tou­risme et l’évé­ne­men­tiel, la san­té, la qua­li­té de vie. « Nous vou­lons dé­ga­ger trois ou quatre ac­tions prio­ri­taires à en­ga­ger dès le mois de sep­tembre 2019 », a dé­taillé le ca­bi­net Fu­tou­rism, char­gé de pi­lo­ter l’opé­ra­tion. La mi­nistre, na­tive du Loir-et-Cher et ori­gi­naire d’un dé­par­te­ment ru­ral a sa­lué l’ini­tia­tive. « Nous, les élus, il nous faut avoir de l’ am­bi­tion et par­tir du ter­rain. » Le Con­seil dé­par­te­men­tal va y consa­crer 450 000 € pour l’an­née (de sep­tembre 2018 à sep­tembre 2019). Pour Serge Des­cout, convain­cu que « la ru­ra­li­té, c’est la mo­der­ni­té de de­main » et pour le Dé­par­te­ment, c’est aus­si une fa­çon de conti­nuer à se pré­oc­cu­per de l’éco­no­mie, dé­sor­mais com­pé­tence de la Ré­gion, et de confor­ter l’opé­ra­tion sé­duc­tion me­née au­près des pro­fes­sion­nels de san­té. ■

Ca­the­rine Pon­tier

• Ques­tion­naire en ligne : www.indre.fr . Ré­seaux so­ciaux : #36rai­sons­de­vi­vre­dans­lindre

▶ Jac­que­line Gou­rault, Serge Des­cout et Mi­chel De­ni­sot.

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