M.Za­cha­ria Chi­fa in­cite les mu­sul­mans à « sor­tir des ci­tés »

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Dossier -

L’ins­tal­la­tion des mu­sul­mans en zone ru­rale, Mo­ha­med Za­cha­ria Chi­fa, qui ré­side de­puis seize ans à Châ­teau­neuf­sur-Cher, l’a prô­née dans un texte in­ti­tu­lé

Pour­tant, ex­plique-t-il c’est une ma­la­die qui l’a pous­sé à par­tir d’Or­léans : l’hy­per­sen­si­bi­li­té chi­mique mul­tiple, ou MCS, dont ce sexa­gé­naire a com­men­cé à sen­tir les symp­tômes dans les an­nées 1990.

ra­conte-t-il. L’homme se dé­crit comme un re­pen­ti. Il a étu­dié seul le Co­ran avant d’at­ti­rer à lui trois autres fa­milles at­teintes du même syn­drome d’hy­per­sen­si­bi­li­té qui leur in­ter­dit la fré­quen­ta­tion des lieux de culte ha­bi­tuels. Ils forment dé­sor­mais une pe­tite com­mu­nau­té d’une ving­taine de membres. Après avoir prié dans une car­rière à Ve­nesmes, ils ont ache­té une mai­son dans le bourg de Châ­teau­neuf bap­ti­sée

Tou­te­fois, comme l’ex­pliquent les pan­neaux à l’en­trée, ce lieu n’est ou­verte qu’aux per­sonnes souf­frant de MCS.

tem­père Mo­ha­med Za­cha­ria Chi­fa,

Cette ma­la­die en­vi­ron­ne­men­tale, sou­vent com­pa­rée à l’hy­per­sen­si­bi­li­té élec­tro­ma­gné­tique, a donc pour con­sé­quence concrète de mettre à dis­tance les vi­si­teurs. Lorsque quel­qu’un se pré­sente au por­tail, l’imam au­to­di­dacte lui montre de sa fe­nêtre un ap­pen­tis équi­pé d’un té­lé­phone grâce au­quel il lui se­ra pos­sible de conver­ser et, entre autres, d’ex­pli­quer son idée de vil­lages mu­sul­mans : Sa ligne re­li­gieuse est celle d’un L’homme ré­cuse ce­pen­dant l’ad­jec­tif de et se dé­fi­nit comme Il ne veut pas non plus en­tendre par­ler de sa­la­fisme :

Au dé­part ré­ti­cent, Mo­ha­med Za­cha­ria Chi­fa se montre fi­na­le­ment plu­tôt di­sert et même élo­quent, no­tam­ment sur les su­jets qui lui tiennent à coeur comme le sac­cage de la pla­nète et le ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique, ré­vé­la­teur se­lon lui de

Dans la cour, plu­sieurs exem­plaires du Co­ran sont lais­sés en libre ac­cès dans une boîte trans­pa­rente.

ex­plique Mo­ha­med Za­cha­ria Chi­fa. Tout un cha­cun est donc cha­leu­reu­se­ment en­cou­ra­gé à le lire et à s’y confor­mer pour évi­ter d’être du­re­ment châ­tié dans l’au­de­là. Il pa­raît qu’un Co­ran est em­por­té tous les quatre ou cinq mois. Ce geste pro­sé­lyte contre­dit un peu les pan­neaux in­ter­di­sant l’ac­cès aux bâ­ti­ments. Il n’em­pêche qu’au quo­ti­dien, la pe­tite com­mu­nau­té vit pai­si­ble­ment mais à l’écart. Les en­fants sont sco­la­ri­sés mais les pa­rents avaient ten­dance à ve­nir les cher­cher par une porte dé­ro­bée que le maire, William Pel­le­tier, a fait fer­mer.

l’élu,

pour­suit

L’hy­per­sen­si­bi­li­té chi­mique suf­fit-elle à tout ex­pli­quer ? Si l’on fait abs­trac­tion de cette ma­la­die, il est dif­fi­cile de ne pas voir dans les vil­lages mu­sul­mans prô­nés par Mo­ha­med Za­cha­ria Chi­fa une in­ci­ta­tion à in­ves­tir des zones peu peu­plées pro­pices à une vie sé­pa­rée et à la pra­tique d’un is­lam des plus aus­tères.

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