La vie de Jules Pea­ron ra­con­tée

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - La Châtre -

C’est à la salle d’hon­neur de la mai­rie que s’est te­nue le der­nier ren­dez-vous Une Heure, une oeuvre de l’an­née or­ga­ni­sé par le mu­sée George-Sand et de la Val­lée noire. L’in­vi­tée était Mo­nique Del­claux, pré­si­dente des Amis du vieux La Châtre, qui a évo­qué un ar­tiste cas­trais, Jules Pea­ron, dont le mu­sée pos­sède plu­sieurs oeuvres, don­nées à la créa­tion du mu­sée par Jean De­pru­neaux. Bar­thé­le­my Jules Pea­ron est né le 27 juillet 1836 à La Châtre d’un père cor­don­nier puis fac­teur ru­ral, et d’une mère sage-femme. Dès son plus jeune âge, Jules des­si­nait dès qu’il en avait la pos­si­bi­li­té. Il n’avait que 14 ans quand sa mère est dé­cé­dée. Son père a alors sou­hai­té qu’il tra­vaille avec lui à la cor­don­ne­rie. Ce­pen­dant, il n’a ces­sé de réa­li­ser des des­sins qu’il ven­dait pour se faire un peu d’ar­gent. A 17 ans, Jules Pea­ron est même par­ti trois mois dans les Pyrénées, tou­jours en fai­sant des por­traits pour ga­gner quelques sous. Au cours de ce pé­riple, il a réa­li­sé un car­net de voyage qu’il vou­lait pro­po­ser à George Sand mais au­cune suite ne fut don­née. Entre 18 et 24 ans, il a re­vê­tu le cos­tume de fac­teur ru­ral tout en conti­nuant à des­si­ner. Mme de Maus­sa­bré, qui avait pris le jeune homme sous sa pro­tec­tion en voyant son ta­lent de des­si­na­teur, pen­sait qu’il de­vait al­ler à Pa­ris faire des études à l’école des Beaux-Arts. La mu­ni­ci­pa­li­té d’alors, sous l’im­pul­sion du maire Charles De­la­vau, lui a oc­troyé une aide de 400 francs et le Dé­par­te­ment 500 francs. A Pa­ris, Jules Pea­ron a été élève de Jules Quan­tin, spé­cia­liste de la pein­ture re­li­gieuse, et du por­trai­tiste Léon Coi­gnet. Il a fait de nom­breux des­sins et li­tho­gra­phies pour illus­trer des ou­vrages ain­si que des ca­ri­ca­tures pour des re­vues. Il a ren­con­tré le poète Paul Ver­laine qui l’a in­tro­duit dans le mi­lieu ar­tis­tique. L’ar­tiste cas­trais a réa­li­sé de très beaux pas­tels qui sont au mu­sée de La Châtre et dont cer­tains sont ac­tuel­le­ment ex­po­sés sur des vi­trines de la ville. Bar­thé­le­my Jules Pea­ron est dé­cé­dé en sep­tembre 1882 à Sens, dans l’Yonne.

D.P.

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