L’équipe de l’hô­pi­tal se ren­force

Deux ki­né­si­thé­ra­peutes et un aide ki­né of­fi­cient en soins de suite et de ré­adap­ta­tion. Un poste reste à pour­voir pour les Eh­pad.

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - La Une -

De­puis le 1er oc­tobre, un nou­veau ki­né­si­thé­ra­peute est ve­nu gros­sir les rangs de l’équipe plu­ri­dis­ci­pli­naire du ser­vice SSR (soins de suite et de ré­adap­ta­tion) du centre hos­pi­ta­lier de La Châtre qui compte 35 lits. Ha­bi­tant Or­val, près de Saint-Amand-Mon­trond, Mi­chel Spa­lai­ko­vitch a dé­jà vé­cu une longue car­rière. Di­plô­mé à Tou­louse, il est long­temps res­té dans la Ville rose, tra­vaillant tour à tour en centre de ré­édu­ca­tion, en cli­nique chi­rur­gi­cale ou en li­bé­ral au sein de son ca­bi­net. Il a éga­le­ment exer­cé la ki­né­si­thé­ra­pie dans une cli­nique du Mans spé­cia­li­sée en on­co­lo­gie. Il y a un an, en dé­cembre 2017, c’est Jean-Ma­rie Le­leux qui avait in­té­gré le ser­vice. Di­plô­mé en 2007 à Bruxelles, ce ki­né­si­thé­ra­peute qui ha­bite au­jourd’hui à La Châtre tra­vaillait jusque là dans son ca­bi­net li­bé­ral à SaintA­ver­tin, en Indre-et-Loire. Au­pa­ra­vant, il a oeu­vré dans le mi­lieu du foot­ball pro­fes­sion­nel puisque du­rant cinq ans il a fait par­tie du staff du Tours FC mais aus­si de ce­lui de la Ber­ri­chonne de Châ­teau­roux du­rant un an. Les deux pra­ti­ciens sont ai­dés par Charles Mou­lin, ti­tu­laire d’une li­cence Staps (sciences et tech­niques des ac­ti­vi­tés phy­siques et spor­tives). Pour ce qui est du ser­vice SSR, l’équipe est donc au com­plet mais il reste en­core un poste de ki­né à pour­voir dans le centre hos­pi­ta­lier cas­trais. « Il s’agit d’un poste à temps plein ou à temps par­tiel sur la par­tie mé­di­co­so­ciale (Eh­pad, main­tien d’au­to­no­mie), in­dique Jé­rôme Bes­se­mou­lin, res­pon­sable des res­sources hu­maines du centre hos­pi­ta­lier de La Châtre.

Mal­heu­reu­se­ment, le sta­tut de la fonc­tion pu­blique hos­pi­ta­lière n’est pas at­trac­tif et il est dif­fi­cile de re­cru­ter des ki­nés en rai­son de la ré­mu­né­ra­tion. Leur pré­sence nous per­met d’avoir une offre de soins op­ti­male en in­terne pour les pa­tients. » Ce ne sont clai­re­ment pas les condi­tions fi­nan­cières qui ont at­ti­ré les deux pra­ti­ciens dans le Boi­schautSud. Plu­tôt une vi­sion com­mune de

leur mé­tier. « En li­bé­ral, la charge ad­mi­nis­tra­tive est très lourde, sou­ligne Jean-Ma­rie Le­leux. Je ne vou­lais pas faire d’abat­tage, notre rôle so­cial est im­por­tant aus­si. Je vou­lais consa­crer mon temps aux pa­tients et aux fa­milles. Pour moi, c’est comme ça que l’on fait de la vraie ki­né. » Un avis par­ta­gé par Mi­chel Spa­lai­ko­vitch : « J’avais la vo­lon­té de tra­vailler en équipe car le li­bé­ral est tout seul. Quand on en­lève la ges­tion du ca­bi­net, ce­la aug­mente le temps pas­sé avec les pa­tients, qui sont soi­gnés dans leur chambre ou en salle de ré­édu­ca­tion. » A l’hô­pi­tal, l’équipe de ki­nés fait par­tie in­té­grante de l’équipe SSR qui réunit aus­si mé­de­cins, in­fir­mières, aides-soi­gnantes, etc. « Deux réunions heb­do­ma­daires sont or­ga­ni­sées pour co­or­don­ner le pro­jet thé­ra­peu­tique du pa­tient », in­dique Ch­ris­telle Ou­lès, cadre du ser­vice SSR. Dans ce der­nier, la moyenne d’âge des pa­tients est de 82 ans. ■ Jean-Charles Lar­deau

Les deux ki­nés – Mi­chel Spa­lai­ko­vitch et Jean-Ma­rie Le­leux – aux cô­tés de Ch­ris­telle Ou­lès, cadre du ser­vice SSR.

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