Les mé­nages pro­prié­taires sont ma­jo­ri­taires

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Le Berry Et La Région -

De­puis cin­quante ans, le nombre de mé­nages (et donc de ré­si­dences prin­ci­pales) a aug­men­té de 80 % dans le Centre-Val de Loire. Cette évo­lu­tion est moins due à la hausse de la po­pu­la­tion, qui n’a été que de 30 %, qu’au phé­no­mène de « dé­co­ha­bi­ta­tion » : sé­pa­ra­tion des gé­né­ra­tions, mul­ti­pli­ca­tion des di­vorces… Les lo­ge­ments sont donc plus nom­breux mais abritent moins d’ha­bi­tants. Pa­ral­lè­le­ment, la part de mé­nages pro­prié­taires de leur lo­ge­ment est pas­sée de 49 % en 1968 à 64 %. Les dé­par­te­ments les plus ru­raux en­re­gistrent les plus forts taux de mé­nages pro­prié­taires. C’est dans le Cher que ce taux a le plus pro­gres­sé et dans l’Indre que son aug­men­ta­tion a été la plus faible. Ce­la s’ex­plique peut-être en par­tie par l’im­por­tance de l’agri­cul­ture dans ce dé­par­te­ment. En ef­fet, c’est par­mi les agri­cul­teurs qu’on trouve le plus de pro­prié­taires. Au­jourd’hui, 83 % des agri­cul­teurs le sont, contre seule­ment 72 % des cadres et 73 % des ar­ti­sans, com­mer­çants et chefs d’en­tre­prise. Les plus faibles taux de pro­prié­taires s’ob­servent au­jourd’hui chez les ou­vriers (51 % de mé­nages pro­prié­taires) et les em­ployés (39 %). Les couples avec ou sans en­fants sont pro­prié­taires à 80 %, la moi­tié des per­sonnes seules le sont et seule­ment 30 % des fa­milles mo­no­pa­ren­tales.

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