Bourges Foot­ball Club

L’an­cien at­ta­quant ber­ruyer, Gas­ton Diame, est au­jourd’hui mo­ni­teur spor­tif à la pri­son de Ne­vers.

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par An­toine Ber­taux

Il est sans doute pas­sé à cô­té d’une grande car­rière pro­fes­sion­nelle. Consi­dé­ré comme un at­ta­quant très pro­met­teur après ses pres­ta­tions étin­ce­lantes sous le maillot du Bourges FC, Gas­ton Diame a vu son des­tin bas­cu­ler lors d’une soi­rée de fé­vrier en 2001. Alors qu’il vient de si­gner au Stade de Reims, il est vic­time d’une grave bles­sure après un vi­lain tacle lors d’un match face au Red Star. L’an­cien ber­ruyer, pas­sé éga­le­ment par Saint-Ch­ris­tophe Châ­teau­roux, ne s’en re­met­tra ja­mais com­plè­te­ment. À 47 ans, ce­lui qui en­traîne dé­sor­mais dans la Nièvre à La-Cha­ri­té­sur-Loire (Na­tio­nal 3) va tou­te­fois re­trou­ver le Ber­ry le temps d’un match alors que son club af­fronte le Bourges Foot (Na­tio­nal 3) en Coupe de France, vendredi, à Va­rennes-Vau­zelles. En jeu, une place pour les 32es de fi­nale face à l’Olym­pique Lyon­nais (Ligue 1).

Ra­con­tez-nous votre par­cours après votre dé­part de Bourges en 2001 ?

Gas­ton Diame : « J’ai quit­té le Ber­ry pour re­joindre le Stade de Reims, où j’ai si­gné pour trois sai­sons. Sous le maillot ré­mois, j’ai eu la pos­si­bi­li­té de dis­pu­ter des matchs de Na­tio­nal et de Ligue 2. En­suite, je suis al­lé à An­gou­lême (Na­tio­nal) du­rant six mois. Ce fut la fin de ma car­rière. En fait, j’avais su­bi une grave frac­ture à la che­ville à l’époque de Reims et j’étais ré­gu­liè­re­ment en­nuyé par des bles­sures. Ce­la ne ser­vait plus à rien de m’en­tê­ter. Bien sûr, j’ai conti­nué à jouer au foot­ball dans des clubs de CFA et CFA2, mais j’avais mis un terme à ma car­rière pro­fes­sion­nelle. À cô­té de ce­la, il faut aus­si rap­pe­ler que j’avais dé­ci­dé de re­prendre mes études pour pas­ser mes di­plômes d’en­traî­neur. »

Au­jourd’hui, êtes-vous en­core dans le mi­lieu du bal­lon rond ? G.D. : « En fait, j’ai conti­nué à jouer au foot jus­qu’à très ré­cem­ment. Et même si c’est moins le cas au­jourd’hui, il m’ar­rive de jouer avec la ré­serve de mon club, La Cha­ri­té-sur-Loire, dont je suis éga­le­ment en­traî­neur de l’équipe pre­mière. Quand j'ai re­pris mes études pour dé­cro­cher mon mas­ter en ma­na­ge­ment du sport puis mon di­plôme d’en­traî­neur, c’était pour être sur un banc. En pa­ral­lèle, je suis aus­si mo­ni­teur de sport à la pri­son de Ne­vers. C’est un mé­tier très in­té­res­sant. J’aime me rendre utile en ac­com­pa­gnant les dé­te­nus du­rant leur in­car­cé­ra­tion. Au­de­là de la par­tie spor­tive, il est aus­si im­por­tant de pou­voir com­mu­ni­quer

Que gar­dez-vous de votre pas­sage à Bourges ?

G.D. : « Beau­coup de bons sou­ve­nirs. Ce fut une su­perbe ex­pé­rience avec plu­sieurs mon­tées en fin de sai­son. Au­jourd’hui, j’es­saie tou­jours de suivre les ré­sul­tats des deux clubs de la ville, Bourges Foot et Bourges 18. J’ai en­core de nom­breux contacts avec d’an­ciens co­équi­piers comme Ali Had­jères ou mon coach de l’époque, Jean Go­mez. De­puis que je suis en­traî­neur, je m’ins­pire beau­coup de lui. À chaque fois que nous nous ap­pe­lons et que nous échan­geons sur le mé­tier, je prends en compte ses conseils. On n’a ja­mais fi­ni d’ap­prendre. »

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